Regarder profondément l'objet de la perception (2ème partie)

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(cloche)

Chère Sangha, aujourd'hui nous sommes le 5 février de l'an 2012, nous sommes au Hameau du Haut au Village des Pruniers pendant la retraite d'hiver 2011-2012.


Le couvercle de la casserole

Dehors il neige, c'est pourquoi les soeurs et nos amis laïcs du Hameau Nouveau ne peuvent pas venir. Ils regardent l'enseignement en ligne. Peut-être qu'il neigera toute la journée. La dernière fois, nous avons parlé du vide en nous. Chacun d'entre nous avons la tendance à aller chercher un objet pour couvrir ce vide intérieur. Nous sommes comme une casserole qui n'a pas de couvercle, et nous cherchons un couvercle qui convient. Et nous pensons qu'une fois qu'on aura fermé le couvercle, nous ne sentirons plus le vide. Mais en vérité, ce n'est pas comme cela. Une fois qu'on pose le couvercle, ce qui est dedans peut quand même sortir. Nous avons cette sensation de vide intérieur dans lequel nous avons des souhaits, des désirs, mais aussi des peurs. Nous avons peur parce que nous pensons que peut-être, dans cette vie, il n'y a personne qui puisse prendre soin de nous, qui puisse être notre lieu de refuge. Et ce sont des sensations que nous avons depuis notre enfance. Quand nous venons de naître, bien que nous ayons des yeux et des oreilles, nous ne pouvons pas encore les utiliser. Nous n'avons pas la capacité de prendre soin de nous : comment un bébé de trois mois, de six mois, ou d'un an, pourrait-il se prendre en charge ? Donc le bébé a très peur, il se sent vide, et s'il n'y a pas la maman ou la nourrice qui vient le nourrir ou le couvrir quand il a froid, il ne sait pas comment dépasser ces difficultés. Le moment de la naissance est déjà un moment vulnérable. La naissance comportait des dangers, surtout dans le passé : la maman et le bébé pouvaient mourir lors de la naissance. Donc la maman a peur lors de la naissance et le bébé aussi. Pendant neuf mois dans le ventre de la maman, c'est très confortable, ce n'est ni trop chaud, ni trop froid. Il y a tout le confort, la nourriture, l'air, on n'a besoin de rien faire. La maman mange pour nous, respire pour nous, et une fois sorti du ventre, nous entrons dans un monde nouveau, et quand on coupe le cordon ombilical, le lien entre nous et notre maman n'est plus, et nous devons respirer et manger seul. C'est très difficile pour le bébé, donc le bébé ne peut faire qu'une seule chose, c'est pleurer, il ne peut rien faire d'autre. Quand il a faim, quand il a froid, quand il se sent seul, il pleure, et grâce à ces pleurs, la maman peut le trouver et l'embrasser. Si elle voit qu'il a faim, elle l'allaite, si elle voit qu'il a froid, elle le couvre. Donc la seule arme du bébé, ce sont ses pleurs. Et le bébé a trois sortes de sentiments. Premièrement, la peur. Nous avons peur que personne ne vienne quand nous pleurons. L'angoisse, la peur, qu'il n'y ait personne qui prenne soin de nous. Deuxièmement, la peur qu'il n'y ait personne qui prenne soin de nous, la peur d'être perdu. Et cette peur que nous avions en tant que bébé en encore là, jusqu'à maintenant. Nos peurs d'aujourd'hui viennent de là. Ce que nous recherchons aussi vient de là, et notre amour prend aussi sa source de là, de ces peurs originelles. La naissance de Rahula, le fils du Bouddha, fut très difficile. Ce jour-là, le Bouddha était très inquiet, il avait peur que Yasodharâ, sa femme, et son enfant meurent. La naissance de Rahula fut très difficile, et la naissance de Siddharta, le Bouddha, fut aussi très difficile, et sa mère est morte peu de temps après sa naissance. Donc cette peur était en lui, ainsi que dans sa femme et son enfant. Et finalement, tout s'est bien passé. Alors après ces feux de peurs, il y a eu l'eau rafraîchissante. On a donné la bonne nouvelle que le bébé était né, et que tout allait bien. Et une fois que le bébé est né, il doit respirer par lui-même. Il doit faire sa première inspiration et sa première expiration. Et il ne connaissait pas les soutra sur la pleine conscience de la respiration. Dans les bronches, il y a un peu de liquide, et cela ne facilite pas la respiration. Et quand le bébé pleure, cela aide à expulser ces liquides qui restent dans les bronches. Donc dès la naissance, le bébé commence à pleurer pour expulser le liquide. Donc la peur de mourir est là dès la naissance. Cette peur est la peur originelle. Ce désir est le désir originel. La peur d'être seul, de mourir, le désir que quelqu'un qui prend soin de nous. Et quand on grandit, cela reste, que nous soyons un homme ou une femme, nous avons l'impression que nous sommes comme une casserole qui n'a pas trouvé son couvercle approprié, et nous sommes à la recherche de ce couvercle, et nous ne savons pas que la source de cela vient de cette peur et de ce désir originels. Et quand nous pouvons maintenant mettre un couvercle sur la casserole. Et la personne que nous venons de trouver est l'objet de notre recherche, comme une mère, une nourrice ou un père qui est là pour embrasser l'enfant. Et on se sent comme: « Ça y est, j'ai retrouvé une maman, une nourrice, ou un papa pour m'embrasser ». Alors on se sent bien, mais peut-être que l'on va se sentir bien pendant seulement quelques mois ; ensuite nous allons nous apercevoir que cette personne n'est pas notre papa, notre maman, notre nourrice, qu'elle ne peut pas prendre soin de nous et qu'elle nous cause beaucoup de souffrance, et nous allons chercher un autre objet, un autre couvercle pour notre casserole.


(cloche)

Être réellement un adulte

Donc, cette peur en nous est toujours vivante, cette peur originelle demeure, ce désir, demeure. À cause de cela, quand on se sent seul, que nous avons un manque, c'est la continuation de cette peur originelle et de ce désir originel du bébé. Alors nous devons utiliser la pleine conscience, la concentration, et la vision profonde, pour nous nous souvenir que nous ne sommes plus un bébé. Nous avons grandi, nous sommes des adultes maintenant. Nous pouvons marcher seul, nous pouvons respirer seul, nous pouvons cuisiner du riz, nous pouvons cuisiner nous-même, nous n'avons plus besoin d'une nourrice, de maman, de papa, pour le faire pour nous. Nous devons nous souvenir de cela, et ne pas continuer à chercher de couvercle pour notre casserole pour couvrir le vide en nous. C'est la plénitude, l'épanouissement. Nous voyons que nous avons assez, nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin, nous n'avons pas besoin de chercher. Donc le premier mantra : 'Je suis là pour toi.' Ce 'toi' premièrement, doit signifier nous-même. Si nous sommes présents pour nous, nous sommes déjà notre propre couvercle. Peu d'entre nous ont la capacité d'être vraiment présents pour eux-même. Nous n'avons pas la capacité d'être présents pour nous-même, nous avons besoin de la présence d'une autre personne pour couvrir notre vide. Nous ne pouvons pas le faire nous-même, alors nous cherchons quelqu'un d'autre pour le faire pour nous, nous cherchons une nourrice, une maman, un papa pour nous embrasser. C'est la vérité. Donc la première vision profonde que nous devons atteindre est que nous n'avons pas besoin de couvercle, nous n'avons pas besoin de nourrice ou de maman, d'une personne pour nous embrasser, parce que nous sommes adulte, nous pouvons être présent pour nous-même. Nous avons nos deux jambes, nous pouvons aller chercher la nourriture, nous pouvons aller chercher de l'eau, nous pouvons travailler afin d'avoir un endroit pour vivre ou de la nourriture à manger. On peut s'occuper de nous-même, nous n'avons pas besoin de nourrice, de maman, de papa pour s'occuper de nous. C'est la pratique de la pleine conscience. Nous sommes conscients que nous ne sommes plus un bébé ne pouvant rien faire par lui-même, nous sommes des adultes, et nous pouvons nous occuper de nous-même, prendre soin de nous-même. Donc notre pratique est d'être présent pour nous-même. Nous n'avons pas besoin de chercher quelqu'un d'autre pour être présent pour nous et s'occuper de nous. À ce moment-là, nous sommes réellement adulte.


Sensibilité

Mais que signifie être présent pour nous-même ? Comment prendre soin de nous-même ? Nous devons être présents, corps et esprit unis, pour reconnaître, identifier, les merveilles de la vie qui sont présents en nous et autour de nous pour en profiter, pour en être nourris. Nous avons la capacité d'utiliser ces merveilles pour nous nourrir, nous n'avons besoin de personne d'autre. C'est notre première responsabilité. Nous respirons, nous marchons en pleine conscience, nous ramenons notre esprit à notre corps, et quand corps et esprits sont unis, nous sommes présents, dans le moment présent. Nous sommes vraiment là pour nous-même, et nous avons la capacité d'utiliser ces éléments merveilleux de la vie pour nous nourrir et nous guérir. Nous n'avons pas besoin de quelqu'un d'autre. Nous sommes présents pour nous-même, nous nourrisons nous-même, prenons soin de nous-même. Deuxièmement, quand nous avons des formations mentales comme la peur, la tristesse, qui s'élèvent en nous, nous devons être présents pour nous-même pour les embrasser, les regarder profondément, et les transformer. Et nous n'avons pas besoin de chercher quelqu'un d'autre pour le faire à notre place. Donc notre pratique, ici, est d'être présent pour nous-même. Nous devons être notre propre couvercle. Nous devons prendre soin de nous-même. En premier lieu, nous devons entrer en contact et utiliser les éléments positifs en nous et autour de nous pour nourrir notre corps et notre esprit. Deuxièmement, nous devons être présent pour identifier nos souffrances, nos manques, nos afflictions, les regarder profondément, voir leurs racines de nos afflictions et les surmonter. Nous devons savoir que dans nos souffrances, il y a cette peur originelle, ce désir originel, de trouver une personne qui prenne soin de nous. Et quand nous reconnaissons que nous sommes déjà un adulte, que nous ne sommes plus un bébé impuissant, à ce moment-là, nous comprenons la racine de nos soucis, de notre anxiété, de nos peurs. La vérité est que si nous n'arrivons pas à faire cela, si nous ne pouvons pas être présents pour nous-même, si nous n'arrivons pas à faire disparaître ce vide intérieur, nous allons chercher une autre personne pour combler notre vide. Nous cherchons un objet extérieur pour faire quelque chose que nous pouvons faire nous-même, et si l'autre personne ne peut pas réaliser cela, alors on lui fait des reproches, on la punit : 'Je t'ai amené ici pour prendre soin de moi, et tu ne le fais pas.' Mais peut-être que cette personne n'a pas la capacité de prendre soin d'elle-même. Et si elle n'a pas cette capacité, comment pourrait-elle le faire pour nous ? Et quand on prend cette personne pour combler notre vide, on lui fait perdre sa liberté, et nous n'avons pas de liberté non plus. C'est la vérité. Alors nous devons regarder profondément pour voir d'où vient l'essence de l'amour. Parmi nous, il y a des personnes très sensibles. Thay en fait partie. Une fois, je me suis plaint à un docteur : 'Docteur, je suis tellement sensible ! J'attrape froid si facilement !' Et le docteur a dit : 'Cher Thay, ne pensez pas que la sensibilité est quelque chose de mauvais. Être sensible peut aussi être quelque chose de bien.' Et quand j'ai entendu le docteur dire cela, j'ai compris que les grands artistes et les grands poètes du monde étaient tous des personnes très sensibles. C'est parce qu'ils sont sensibles qu'ils peuvent entrer facilement en contact avec la beauté. Ils peuvent aussi entrer en contact avec les souffrances du monde et les exprimer. Et ils deviennent musiciens, poètes, artistes, pouvant pleinement exprimer les souffrances et le bonheur d'une nation, d'une culture. Donc la sensibilité n'est pas quelque chose de mauvais, mais nous devons savoir utiliser notre pleine conscience, parce que les personnes sensibles peuvent être facilement blessées. Quelquefois, on ne nous reproche rien, mais on pense que les gens nous reprochent quelque chose. Par exemple, Thay donne un enseignement pour tout le monde, mais il y a des personnes qui pensent que Thay parle seulement à eux. Ici, la sensibilité est mal placée. Quand je donne un enseignement à deux cent ou trois cent personnes, je parle à tout le monde, et pas seulement à une personne, et tout le monde peut en bénéficier. Nous devons avoir la pleine conscience, nous devons utiliser notre sensibilité pour toucher ce qui est beau, ce qui est sain dans le moment présent afin de nous nourrir et nous guérir. Dans la Sangha, il y a des frères et soeurs, des amis laïcs qui pratiquent très bien, qui ont beaucoup de fraîcheur, de foi, de bonheur. Nous devons avoir la pleine conscience, nous devons avoir la capacité de toucher, d'entrer en contact avec ces éléments afin de nous nourrir. Nous devons ouvrir notre coeur afin de laisser ces éléments entrer dans notre courant. Ceci est une bonne sensibilité. Pourquoi nous fermer ? Afin de pouvoir embrasser notre souffrance, nous devons nous ouvrir afin de laisser entrer ce qui est beau et sain dans notre courant. Si nous avons la pleine conscience, quand nous avons des formations mentales comme la souffrance, les soucis, l'anxiété, les angoisses, qui montent, avec la pratique de la respiration et de la marche en pleine conscience, nous pouvons générer l'énergie de la pleine conscience afin d'identifier : 'Ah, voilà la peur originelle, voilà le désir originel ! Je suis un adulte maintenant, je ne suis plus un bébé ne pouvant pas prendre soin de lui. Je peux surmonter cela, je peux regarder en profondeur pour voir clairement. J'ai la capacité d'embrasser, de transformer.' Et il y a des personnes dans la sangha qui ont surmonté leurs difficultés grâce à la pratique, et nous devons prendre refuge dans ces personnes, utiliser l'énergie de la sangha qui nous aide à embrasser et transformer nos souffrances. Donc le problème n'est pas d'avoir plus ou moins de sensibilité, mais de savoir utiliser la pleine conscience afin que cette sensibilité puisse être utile à nous et à la sangha. Si nous avons des souffrances, et que nous ne sommes pas capables d'ouvrir notre coeur afin que les éléments rafraîchissants et la joie de la sangha puissent entrer en nous, alors notre courant ne coulera pas avec le fleuve de la sangha, nous aurons beaucoup de mal à nous transformer.


Transporter le Bouddha et le Dharma

En vivant dans la sangha, il faut savoir prendre refuge dans la sangha, nous devons être une rivière, et ne pas continuer à être une goutte d'eau. Une goutte d'eau ne peut jamais atteindre l'océan, mais si nous confions tout notre être à la sangha, la sangha va nous transporter. Où qu'aille la sangha, vous allez aussi. La sangha a une mission : transporter le Bouddha et le Dharma. Le fleuve aussi a une mission : transporter l'eau, et la sangha est comme une rivière, elle porte le Bouddha, le Dharma. La sangha a la mission d'offrir le Bouddha et le Dharma au monde. La sangha a une œuvre, c'est l'œuvre du Bouddha et de la sangha originelle. Durant toute sa vie, le Bouddha n'a pas arrêté d'enseigner, et d'aider les gens à transformer leurs souffrances. Maintenant, notre sangha organise des retraites, des journées de pleine conscience, et c'est la continuation de l'œuvre du Bouddha. Si nous sommes membres de la sangha, nous devons participer à tout cela. Nous devons participer à la méditation assise, à la méditation marchée, à la méditation du travail, à l'organisation des retraites, pour aider les amis laïcs, les retraitants qui viennent, et nous devons le faire de tout notre cœur. Quand nous faisons cela, nous coulons comme une rivière avec la sangha. Et quand on coule comme une rivière dans la sangha, nos souffrances peuvent être transformées. Nous devons nous réjouir de la joie le la sangha, nous attrister de la tristesse de la sangha, nous devons avoir les souhaits de la sangha. Dans la sangha, nos souffrances peuvent se dissiper, mais si nous sommes seuls, embrasser nos souffrances sans l'aide de la sangha est très difficile. Les personnes qui viennent au bouddhisme doivent apprendre à prendre refuge dans les trois joyaux que sont le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Ce ne sont pas trois réalités distinctes. Nous devons voir que le Bouddha est dans la Sangha, que la Sangha est dans le Bouddha, que le Dharma est dans la Sangha. Une communauté de pratique où il y a la fraternité, où il y a l'idéal de service, où il y a l'harmonie. Une communauté qui a la capacité de générer la concentration, la pleine conscience, et ça, c'est une sangha véritable. Une vraie sangha est une communauté qui a la capacité de transporter le Bouddha et le Dharma. Alors prendre refuge dans le Bouddha signifie aussi prendre refuge dans la Sangha. Si vous ne prenez pas refuge dans la Sangha, vous ne prenez pas refuge dans le Bouddha, et si vous quittez la Sangha, si vous n'acceptez pas la Sangha et partez, vous n'acceptez pas le Bouddha non plus. C'est la vérité. Devenir une partie de la Sangha signifie devenir une partie de la carrière de la Sangha. Tout ce que fait la Sangha, vous le faites. Si la Sangha fait la méditation assise, vous faites la méditation assise. Si elle écoute un enseignement du Dharma, vous le faites aussi. Balayer, cuisiner, organiser des retraites, vous faites tout de tout votre coeur. Quand la Sangha fait la méditation marchée, elle crée une énergie de pleine conscience et de concentration, une énergie collective très puissante, capable de transformer la souffrance des personnes. Et c'est le Bouddha, c'est le Dharma. La sangha représente le Dharma et le Bouddha d'une manière très concrète. Sans la Sangha, le Bouddha et le Dharma sont quelque chose de très abstrait. C'est grâce à la sangha que le Dharma est vivant. Quand nous prenons refuge dans la Sangha et que nous entrons en harmonie avec la Sangha, c'est une méthode de guérison. Nous sommes un courant qui coule et ce ruisseau est un peu obscur, et nous entrons dans le fleuve de la Sangha, nous ouvrons notre coeur au courant de lumière, de clarté, et nous devenons un courant plus grand, et la guérison prend place. Si nous cherchons un thérapeute, nous pensons que nous allons guérir, mais nous arrosons les graines de souffrance en nous en lui parlant. En vivant dans la Sangha, nous devons le faire de tout notre coeur, à cent pour cent, nous confier corps et âme à la sangha, et nous serons capable de transformer les souffrances transmises par de nombreuses générations. Si nous ne posons qu'un pied dans la Sangha, nous ne pourrons pas réaliser cela. Dans la sangha, nous voyons qu'il y a des frères et soeurs et amis laïcs qui prennent refuge dans la Sangha de tout leur coeur. Ils ont entièrement confiance dans la Sangha, et ils ont beaucoup de bonheur à vivre dans la sangha. Ils contribuent beaucoup à l'oeuvre de la Sangha. Nous devons voir cela. Et si nous voulons réaliser cela, nous devons prendre refuge complètement, nous confier corps et âme à la Sangha. Peut-être que la sangha n'est pas parfaite, parce que rien n'est parfait, mais si nous voulons la perfection, nous devons contribuer et aider pour la perfectionner, parce que la sangha est faite de membres de la sangha, et si les membres de la sangha ont la volonté de pratiquer, la sangha sera de meilleure qualité, nous devons pas attendre que les autres le fassent, nous devons contribuer de nous-même. Et la première contribution est de prendre complètement refuge dans la sangha, de nous confier complètement à la Sangha. Et de cette façon, la transformation et la guérison se passeront, nous n'avons pas besoin de chercher la transformation et la guérison chez quelqu'un d'autre.


(cloche)

Nous allons continuer à étudier les troisième et quatrième versets. Non seulement dans la philosophie, mais aussi dans la science, ils y en a qui pensent que les atomes sont la réalité ultime. En général, nous pensons qu'en dehors de notre conscience, il y a une réalité objective qui existe vraiment, et que nous cherchons la substance, la nature de cette réalité. Dans le passé, il y en a qui disaient que la nature de la réalité était Dieu, et maintenant, il y en a qui disent que Dieu est la base de l'être. Nous pensons qu'il y a une conscience en nous, conscience-connaissance, et nous pensons qu'en dehors de cette conscience subjective il y a un monde objectif, et nous cherchons la nature de ce monde objectif. Et il y en a qui pensent que la nature de ce monde objectif est Dieu, tandis que certains scientifiques pensent que ce sont des particules, les atomes. Il y en a qui croient que la nature, la substance, de cette réalité objective, est l'énergie. Il y en a qui pensent, que la nature de la réalité objective est les champs de force. Ce sont les nouveaux termes de la science. Il y en a qui croient que la substance de cette réalité objective est la symétrie. Au cinquième et sixième siècles, il y a des gens qui pensaient que la réalité ultime était faite des particules élémentaires, jouant le rôle de condition pour la conscience, comme la forme, les sensations, perceptions, et ainsi de suite. Tout cela vient des particules élémentaires, c'est la réalité ultime. Ils pensaient cela. Il y en a qui disent que l'énergie est la réalité ultime, et il y en a qui disent que ce sont les champs de force. Il y a des scientifiques qui disent : « Les champs de force sont la réalité ultime ». les scientifiques du le domaine de la physique quantique. Il y en a qui disent que la réalité ultime est Dieu, il y en a qui disent que ce sont les particules élémentaires, d'autres disent que c'est l'énergie, d'autres disent que ce sont les champs de force, et d'autres disent que c'est la symétrie. Et tout cela est en dehors de notre propre perception, tout cela appartient à une réalité objective extérieure. Nous avons appris trois gatha, et dans ces trois gathas, maître Dinnaga répond à ces croyances. Le premier gatha est pour répondre à ceux qui pensent que les particules élémentaires sont les conditions de notre perception, qu'ils génèrent notre conscience-connaissance. Mais maître Dinnaga dit que ce n'est pas vrai. Nous pouvons voir la cloche, la neige, mais nous ne pouvons pas voir les atomes, les particules élémentaires. Donc les atomes peuvent être une seulement une condition mais ils ne peuvent pas être l'objet de la perception. Les atomes peuvent être condition pour la conscience mais ils ne sont pas l'objet de notre conscience, parce qu'on ne peut pas les voir. C'est la signification du premier verset.


Le deuxième gatha est pour répondre à ceux qui croient que bien qu'on ne puisse pas voir les atomes individuellement, quand ils se rassemblent, on peut les voir. Mais maître Dinnaga dit :« Je peux seulement voir la cloche, je ne vois pas la combinaisons des atomes. » Par exemple, quand nous regardons au loin, nous voyons une maison, mais nous ne voyons pas les briques. Et quand on se rapproche, on peut voir les briques. Mais quand on s'approche des atomes, on ne les voit pas. Donc, le deuxième gatha est pour répondre à la croyance que la réunion peut être l'objet de la perception. Maître Dinnaga dit qu'ils peuvent être objet de notre perception, mais qu'ils ne sont pas réels. Ils sont seulement une construction mentale. Actuellement, les scientifiques de la physique quantique voient aussi cela : après avoir observé profondément, ils disent que ce qu'on appelle le monde, la réalité objective, n'est qu'une construction mentale. C'est vraiment incroyable. Ils n'ont pourtant pas étudié le bouddhisme.


Si nous voulons comprendre tout cela, nous devons approfondir. Les formes que nous voyons, comme la cloche, ou le gâteau, ou les personnes, ou la table, ou la montagne, sont seulement objets de notre perception, ils ne sont pas de vraies conditions. L'objet de notre perception est une création de notre conscience. Il n'est pas réel. C'est comme une deuxième lune. Le deuxième gatha dit que ce que l'on voit est comme une deuxième lune. Maître Dinnaga nous donne un exemple : dans l'obscurité, nous voyons un serpent et fuyons. Mais en réalité, ce n'est pas un serpent mais une corde. Donc le serpent est une création de notre conscience. Ce que nous voyons dans notre conscience, notre perception, est simplement une désignation conventionnelle. Par exemple, ce que l'on appelle cloche ou montagne, n'a en réalité pas de substance réelle, de nature réelle. C'est seulement une production de notre conscience. Quand vous voyez que c'est une corde, vous êtes libres de la peur. Mais même la corde n'est pas réelle. Si vous regardez profondément cette corde, vous voyez qu'il n'y a que de petits fils rassemblés qui forment la corde. Donc la vérité est qu'il n'y a que de petits fils. La corde est notre perception, elle vient de notre construction mentale. De la forme particulière, on arrive à la forme générale. La forme générale est comme la maison. C'est la forme universelle. En regardant la forme universelle, on voit que la forme universelle est faite de forme particulière. Quand nous regardons une maison, nous voyons qu'elle n'est faite que de briques. La maisons n'est qu'une association. Il y a deux formes : l'universel et le particulier, et les deux dépendent l'un de l'autre pour se manifester. Quand nous regardons la forme particulière, comme la corde, nous ne voyons qu'une image créée par notre propre perception. Si nous regardons en profondeur, nous voyons que la corde n'est faite que de fils tressés. Ces fils sont la forme particulière. Donc l'universel est aussi le particulier. Et le particulier est aussi l'universel. En regardant profondément la corde, nous ne voyons que des fils tressés, donc les fils tressés sont aussi l'universel. Mais en regardant profondément dans les fils tressés, nous ne voyons que des particules élémentaires, et ces particules sont aussi seulement une forme générale, une forme universelle. Et quand nous regardons les particules élémentaires, nous pouvons voir des particules subatomiques, et ce sont des formes particulières. Nous pouvons voir le subatomique dans les atomes. Donc les particules subatomiques sont la forme particulière. Donc l'universel est dans le particulier, et le particulier est dans l'universel. Ce que nous voyons ne sont que des notions, ce sont des créations de notre perception, des constructions mentales. Dans le deuxième gatha, on parle des deux lunes : quand on se frotte les yeux, on peut voir une deuxième lune, mais la deuxième lune n'existe pas. Donc, ce que nous voyons n'est qu'une illusion, ce n'est pas réel, cela n'a pas de substance propre. Dans le deuxième verset, maître Dinnaga dit que la réunion des atomes est la réalité que l'on voit, et maître Dinnaga dit que cela peut être appelé objet de perception, mais ce n'est pas réel. S'il y a quelque chose de réel, alors ce sont les atomes, les particules élémentaires, mais les atomes ne sont pas objets de perception, ils ne peuvent que jouer le rôle de conditions.


Troisième verset :

3. Certains tiennent l'état d'agglomération
Comme la cause de la représentation.
La forme de l'atome n'est pas un objet de la représentation,
De la même façon que la solidité, etc... ne le sont pas.


Dans le troisième verset, l'interlocuteur dit que nous avons la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales, qui sont formées de quatre éléments basiques : terre, eau, feu, et air. Les quatre grands éléments, mahabhûta, terre, eau, feu, et air. La terre représente la solidité ; l'eau représente l'humidité; le feu représente la chaleur, et l'air représente la force. Donc, l'interlocuteur dit que dans les particules, dans les atomes, il y a ces quatre éléments, que les atomes contiennent en eux ces quatre éléments universels. Et quand les atomes se réunissent, ils manifestent ces quatre éléments, ils s'harmonisent. « Parce que chaque atome contient en lui les éléments de terre, de eau, feu, et air, quand ils se réunissent, ils deviennent l'objet de la conscience. Donc on ne peut pas dire que ce sont seulement des constructions mentales. » C'est le raisonnement de l'adversaire. Et maître Dinnaga répond par le troisième verset. « Dans la réunion des atomes, on ne perçoit pas la solidité, l'humidité, et ainsi de suite. Quand nous voyons, entendons, sentons, nous ne pouvons pas entrer en contact avec eux. Dans la conscience de l'oeil, de l'oreille, du nez, et ainsi de suite, on le les voit pas, donc ce ne sont pas des objets de perception, ils ne peuvent être que condition. Ils sont la substance de l'agglomération des atomes. Nous ne les voyons pas. Ce que l'on voit est seulement une construction mentale.


(cloche)

Par exemple, le sucré est l'objet de notre langue. On prend un morceau de sucre, on le casse en deux, trois, quatre morceaux, et on continue à le casser jusqu'à ce que le morceau de sucre devient molécules de sucre. Et nous n'avons pas besoin de le casser, il suffit de prendre un peu d'eau chaude, d'y mettre le morceau de sucre, et il va se dissoudre en molécules. Et le goût sucré est encore là. Même si le morceau de sucre s'est dissout en de nombreuses molécules, il reste goût sucré. Nous avons la capacité de se séparer les molécules en atomes, et nous voyons quelque chose de très étrange : quand nous séparons les molécules de sucre, nous voyons des atomes de carbone, d'hydrogène, et d'oxygène. Et quand nous les prenons séparément, nous ne goûtons pas le sucré. Le carbone n'est pas sucré, l'hydrogène n'est pas sucré, l'oxygène non plus. C'est très étrange. Donc le sucré est une construction mentale. Le sucré ne se trouve pas dans le carbone, ni dans l'hydrogène, ni dans l'oxygène. Si on prend une molécule de sucre et qu'on la sépare en particules élémentaires, nous trouvons les éléments carbone, hydrogène et oxygène, mais aucun n'est sucré. Donc le goût sucré, amer, acide, ou salé, n'est qu'une construction mentale, ce n'est pas la réalité ultime de la particule.


Dans le troisième gatha, maître Dinnaga dit que quand on regarde dans l'agglomération des atomes, on ne voit pas les éléments terre, eau, feu, et air. Quand ils se combinent, ils deviennent une construction mentale. Si les éléments terre, eau, feu et air existent vraiment, ils ne peuvent être que des conditions, mais pas objet de la perception. Je ne les vois pas dans la conscience de la langue, des oreilles, des yeux. C'est comme un arc-en-ciel. Un arc-en-ciel est une construction mentale. Et notre bien-aimé est notre construction mentale. Nous pensons que nous aimons cette personne, mais nous aimons notre construction mentale. Nous pensons que nous aimons cette personne, mais en fait c'est notre propre construction mentale sur cette personne. « Certains disent que pour la forme, sensation, perception, et ainsi de suite, chaque atome contient toutes les substances, et une partie de ces substances devient l'objet direct de la perception. L'agglomération des atomes porte en elle la marque de chaque atome, et la marque est quelque chose de réel. Ainsi les quatre éléments peuvent être objet de la connaissance. ». Et maître Dinnaga répond : « La substance de la combinaison des atomes, comme la solidité, l'humidité, etc... ne peuvent être que conditions pour les cinq consciences, mais ne sont pas objet de la perception, parce que quand on regarde dans l'agglomération des atomes, on ne voit pas ces éléments. Donc tout ce qu'on voit ne sont que des constructions mentales. »


Quatrième verset :

4. Selon eux, les perceptions de vase, de tasse, etc...
Seraient identiques.
Si l'on dit que la différence existe en raison de la diversité des formes
La différence n'existe pas dans les atomes.


Dans la forme, le vase, le bol, diffèrent, mais les atomes ne diffèrent pas, c'est pour cela que les formes que nous voyons n'existent pas réellement, ce sont des constructions mentales. La dernière fois, nous avons pris l'exemple du point : quand le point se déplace, il peut faire un cercle, ou il peut faire un carré. Le rond et le cercle sont de forme différentes, mais les points qui se déplacent ne diffèrent pas. Un vase, ou un bol, ou une assiette, ou une tasse, sont de forme différentes, mais quand nous regardons profondément dans les atomes, on ne voit pas qu'ils sont de formes différentes, donc ces formes que nous voyons : rond et carré, vase, bol, assiette, et ainsi de suite, ne sont que des constructions mentales, ce ne sont pas des réalités. Prenons un autre exemple : dans la nuit, on voit un cercle de feu, et on pense qu'il y a un cercle de feu, mais il y a seulement une torche qui tourne qui tourne très rapidement. Nous avons l'impression qu'il y a un cercle de feu, mais ce cercle de feu n'existe pas, il n'y a que des points de feu qui se rassemblent pour faire un cercle de feu, et cela nous donne l'illusion d'un cercle de feu. C'est comme une rivière : nous pensons que la rivière est toujours la même, mais en fait, à chaque ksana, à chaque moment, ce sont des gouttes d'eau différentes qui coulent. La rivière d'aujourd'hui n'est pas la même que la rivière d'hier. Quand nous regardons un vase, nous voyons que la bouche du vase ne ressemble pas à son cou, et que le corps du vase ne ressemble pas à la bouche ou au cou du vase. Donc la bouche, le cou, le corps et le pied du vase ne se ressemblent pas, mais cela ne s'applique pas aux atomes. Souvenons-nous des enseignements sur l'universel et le particulier. La forme universelle et la forme particulière. Quand on regarde le vase, on voit un vase, mais quand on regarde profondément, on voit que ce vase est un vase parce qu'il y a une bouche, un cou, un corps, et un pied. Donc l'universel est fait du particulier, et le particulier est fait de l'universel. Quand on examine chaque particule séparément, le particulier devient l'universel. La bouche d'un vase est un particulier mais en regardant bien, nous voyons que cette bouche de vase est fait d'autre particuliers. Comme quand on regarde la maison : la maison est l'universel, et elle est faite de briques, et ce sont les particuliers. Et quand on prend une brique séparément, elle devient l'universel. Mais les briques sont aussi faites de particuliers, elles sont composées de graines d'argile. Donc l'universel est toujours fait de particulier et le particulier est aussi universel pour d'autres particuliers. Il y a le tout, les parties, les sous-parties, et les sous-parties des sous-parties. Donc les marques, les formes que nous voyons, comme le vase, le bol, sous des formes différentes, mais dans les formes atomiques, il n'y a pas ces différences. Donc les formes que nous voyons n'existent pas vraiment, ce sont des désignations conventionnelles.


Dans l'étude des sciences de la physique quantique, les scientifiques sont coincés dans leurs notions. Il y en a qui pensent que l'univers est fait de particules. Une particule est une notion, quelque chose de très petit, qui a une position dans l'espace et le temps, une particule est comme ça. L'image que nous voyons est une marque, et si nous restons coincés dans la marque, nous ne voyons pas la réalité. Si nous regardons en profondeur dans les atomes ou particules, nous voyons que quelquefois elles se comportent comme une onde, la lumière par exemple. Il y en a qui disent que la lumière est faite de particules appelées photons. La notion de particule, de photon, est seulement une idée, une marque. Si nous sommes coincés dans cette image, nous ne pouvons pas voir la réalité. Et quelquefois, ces photons deviennent des ondes de lumière. La position des ondes dans l'espace n'est pas aussi claire que celle des particules, ils occupent plus d'espace, on ne sait pas où elles plus. Trouver la localité d'un atome ou électron est très difficile. Quand on est pris dans une image, une forme, on ne peut pas voir la réalité. Il y en a qui disent que la réalité ultime est les ondes, il y en a qui disent que la réalité ultime est les particules, il y en a qui disent que la réalité ultime est l'univers des cordes. La théorie des cordes. Ce ne sont simplement des images, des marques, et quand on colle ces marques à la réalité, on n'arrive pas à dépasser la marque, on ne voit pas le sans-signe. Nous devons être libres des signes, dépasse les signes. Le sans-signe est la pratique de regarder en profondeur afin d'être libre des signes. Les scientifiques essaient de sortir des signes, mais ils ont des difficultés à lâcher les marques pour arriver au sans-signe. Ils sont pris dans les notions de particules, d'ondes des cordes, et ne sont pas capables de lâcher ces notions. Nous allons parler des molécules, comme une molécule d'H2O. Ce matin, nous nous sommes réjouis de marcher sur la neige. Nous avons marché sur la neige, nous avons marché sur H2O. H2O est une marque, et si on dit que H2O est neige, ce n'est pas correct, parce que la glace est aussi H2O, le nuage est aussi H2O, ou la pluie est aussi H2O. De toutes ces marques, la neige, la pluie, la glace, et ainsi de suite, aucune n'est la vraie marque, le vrai signe de H2O. Toutes ces marques, nous pouvons seulement les percevoir, mais nous ne percevons pas H2O. Le nuage est différent de la neige, la neige est différente de la glace. Il y a beaucoup de formes différentes, mais toutes ces formes ne se trouvent pas dans la nature d'H2O. En regardant profondément dans l'objet de perception, ne nous laissons pas prendre par les images, les marques, comme les signes de naissance, de mort, d'être et de non-être. Si nous sommes attachés et coincés dans ces formes, nous allons souffrir. Par exemple, nous parlons des signes de naissance et de mort, et le scientifique Lavoisier, a dit « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. » Donc les scientifiques sont arrivés à la confirmation que la nature de la matière et l'énergie est la non-naissance et la non-mort. On ne peut pas créer d'autre matière ou d'autre énergie, ils ne peuvent que se transformer, ils ne peuvent pas, de rien, devenir quelque chose. Donc, en principe, les scientifiques devraient être capables de voir la non-naissance et la non-mort. Parce que naissance signifie que de rien, on devient quelque chose, et la mort signifie que de quelque chose, on devient rien. Être et non-être, naissance et mort sont des marques, des signes. Donc les scientifiques cherchent l'origine de l'univers, ils se posent la question : « Comment l'univers a-t-il commencé ? » Cela signifie que les scientifiques pensent qu'il y a l'être et le non-être, un début et une fin, et ils contredisent ce qu'ils ont trouvé, ni être, ni non-être. Et dans le bouddhisme, quand nous méditons, nous pouvons voir la nature de non-naissance et de non-mort, non-début et non-fin. Regarder profondément l'objet de la perception pour atteindre vision profonde du sans-signe.


(cloche)


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Enseignement donné le 5 février 2012 en vietnamien,
transcrit par Pháp Thân d'après les traductions françaises et anglaises.