Le Chant des Louanges au Bouddha Amitabha

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(cloche)

Chère Sangha, aujourd'hui nous sommes le 26 Janvier de l'année 2012, nous sommes dans la salle de méditation de la Pleine Lune au Hameau Nouveau pendant la retraite d'hiver 2011-2012.


Révision du quarante-quatrième verset des paramârtha gâthâs

Nous avons fini les quarante-quatre versets des Paramârtha Gâthâs. Au début, nous les avons trouvé difficile, mais au fur et à mesure, nous les avons mieux compris. Et maintenant, si nous commençons à relire les premiers versets, ils sont beaucoup plus faciles à comprendre.


44. L’être vivant est un courant continuel.
Les phénomènes sont seulement les objets de la perception.
Personne ne se trouve dans le monde de la naissance et de la mort,
Et personne n’entre dans le nirvana.


La première phrase du premier verset dit que nous sommes tous des courants et que nous n'avons pas de soi séparé. La deuxième phrase de ce verset dit que tout ce que ce que nous voyons, tout ce que nous entendons, sont des objets de notre perception, comme la rivière, la montagne, les arbres, les fleurs. Donc premièrement, nous sommes tous des courants et non des entités séparées, deuxièmement, tout ce que nous percevons est objet de la perception. Et la conclusion est qu'il n'y a personne qui tourne dans le cercle du samsara parce qu'il n'y a pas de soi séparé, et il n'y a personne qui soit noyé dans le monde de la souffrance. Au début, nous voyons le monde des naissances et des morts et l'éveil comme deux choses différentes, il nous devons choisir entre les deux : être noyé dans le monde des naissances et des morts, ou être dans le nirvana, dans le monde de l'éveil. Mais après avoir appris les quarante-quatre versets, nous avons vu que c'est une vue fausse, parce que l'éveil est le monde de la souffrance, le monde des naissances et des morts, si nous touchons profondément le monde de la souffrance, nous touchons l'éveil. Il n'y a que les courants, il n'y a que les objets de la perception. L'éveil et le monde de la souffrance ne sont pas séparés. Il n'y a personne qui sauve les êtres dans le monde de la souffrance, et il n'y a personne qui atteint l'éveil, et donc nous n'avons rien à faire, ce n'est pas la peine de pratiquer.


La vision profonde de la rivière

Thay a écrit un poème à propos des courants. Thay raconte l'histoire d'une rivière. Au début, elle est un ruisseau qui prend sa source du haut d'une montagne. Avec la pluie, il y a des petits courants qui se forment et qui se rejoignent pour former un grand ruisseau, et ce ruisseau descend de la montagne. Ce ruisseau est une jeune rivière, et nous sommes pareils : nous sommes très enthousiastes, nous voulons aller très vite, nous voulons atteindre quelque chose très vite, nous courons. Nous tous, nous avons traversé cela : nous voulons atteindre quelque chose, finir quelque chose, aller quelque part. Plein d'enthousiasme, on a envie de courir, de tout réaliser très rapidement. Il y a des jeunes moines, des jeunes novices, qui ont grandement envie de devenir de grands vénérables, alors ils ont l'air très sérieux et ils ont vieilli avant l'âge. Et il y a des moines âgés qui veulent porter la robe des jeunes moines pour avoir l'air jeune. Alors quand les ruisseaux descendent de la montagne, ils sautent, courent, sont plein d'enthousiasme, et bien sûr, ils rencontrent d'autres courants sur leur chemin et se rejoignent. Nous pouvons voir clairement que la rivière n'est pas un soi séparé, elle est faite de nombreux courants qui se sont rejoints. Il y a des inputs, des entrées, et nous sommes pareils. Nous, les courants, nous sommes pareils. Nous recevons des entrées, et si ces entrées sont fraîches et saines, alors c'est très bien, mais si ces entrées ne sont pas saines et fraîches, elles ne formeront pas de très belles rivières. Par exemple, ce matin, nous recevons les enseignements, nous recevons des inputs, des entrées qui nous nourrissent et nous font grandir. Un enseignement peut contenir la vision profonde, la compassion, et si nous recevons ces petits ruisseaux, la rivière sera très claire plus tard, la rivière sera belle et limpide, grâce aux inputs, aux entrées. Et il y a aussi des outputs : en descendant la montagne, le courant traverse et partage son eau avec la nature, à chaque instant. Et quand le ruisseau arrive à la plaine, la pente n'est plus très forte, et naturellement, le courant se ralentit. Alors nous devenons adulte, on a plus de paix, on se ralentit, on est capable de voir ce qui se passe dans le moment présent, parce qu'on va plus lentement. Quand la rivière arrive à la plaine, elle ralentit, elle est plus paisible. Puis elle devient une grande rivière, comme la Seine, la Marne, la fleuve rouge, l'Amazone, le Mississippi, le Gange. Alors dans ce poème, Thay a écrit que pendant que la rivière se ralentit, elle a le temps de refléter les nuages multicolores dans le ciel. Les nuages sont reflétés dans la rivière, et la rivière s'attache à eux, s'attache aux images des nuages multicolores, et elle court toute la journée pour les saisir. Nous sommes pareils : nous sommes des courants, et nous voulons saisir quelque chose, parce nous avons le sentiment qu'il nous manque quelque chose. Nous avons tendance à saisir, à rechercher quelque chose d'intéressant, comme la rivière qui court après les nuages. Les nuages sont très beaux, et la rivière court derrière eux, elle a envie de les garder. Mais la nature des choses est l'impermanence. Les nuages sont impermanents : maintenant, ils sont là, mais dans l'après-midi, ils seront ailleurs. Et la rivière les cherche partout, et court derrière un nuage après un autre. Nous sommes pareils : nous sommes une rivière, et courons derrière une chose ou une autre, après un beau jeune homme ou une belle jeune femme. Nous désirons quelque chose, nous sentons qu'il nous manque quelque chose, et nous cherchons quelqu'un ou quelque chose, exactement comme la rivière. Mais nous avons appris que les nuages sont impermanents : ils sont ici, et plus tard, ils seront là-bas. Maintenant, ils sont là, et plus tard, ils disparaîtront. Mais nous avons toujours envie de saisir et nous souffrons. Pourquoi cherchons-nous à saisir quelque chose ? Parce que nous sentons un vide en nous. Nous avons l'impression qu'il nous manque quelque chose. Nous nous sentons seuls. Et un jour, la rivière est très triste, elle pleure, et elle a envie de mourir, parce qu'il n'y a aucun nuage dans le ciel. Le ciel est très clair, la rivière ne voit aucun nuage. Les nuages après lesquels la rivière a couru ne sont plus là et la rivière veut se suicider. Mais comment une rivière pourrait-elle se suicider ? C'est impossible, parce qu'un courant doit toujours continuer à couler, il ne peut pas arrêter. Que ce soit sous cette forme ou sous une autre, il doit toujours continuer à couler. Le point est de couler en paix, de couler tranquillement, dans le bonheur, pour le bien des autres, pour les régions qu'il traverse. Et la rivière se sentait tellement vide, et perdue, elle n'avait plus rien à poursuivre, et elle devait revenir à elle-même. C'était la première fois que la rivière s'écoutait. Elle a entendu le bruit de son eau, les petits clapotis, les petites vagues touchant les deux bords de la rive comme des pleurs, et en écoutant attentivement ces pleurs, tout à coup, elle a trouvé une vérité. Elle a compris que ces petites vagues étaient aussi le nuage, et qu'elle, la rivière, était aussi le nuage, que sa nature était la nature du nuage. Ce que la rivière cherchait, elle l'avait déjà en elle. Tous ses projets, tous ses rêves, elles les avaient déjà en elle. En regardant profondément, la rivière a compris qu'elle était elle-même les nuages elle-même. Sa nature est aussi nuage, parce que la nature du nuage est aussi l'eau. L'eau et le nuage sont un. Sans eau, il n'y aurait pas de nuage. Pourquoi l'eau chercherait-elle l'eau ? Pourquoi l'eau courrait-elle après l'eau ? Si nous avons déjà tout, à quoi cela sert-il de rechercher quelque chose ? Vous êtes déjà ce que vous poursuivez. C'était la première vision profonde de la rivière. Ce que nous cherchons, l'objet de notre recherche est nous-même. Nous l'avons déjà en nous. Pourquoi poursuivons-nous encore ce que nous avons ? Dans le bouddhisme, on parle des trois portes de la libération, et la troisième est le non-but. Nous ne poursuivons plus rien, nous avons déjà tout en nous. Comme cette fleur, elle cherche l'univers, mais l'univers se trouve dans la fleur. Il est la fleur, et la fleur est l'univers. La première porte de la libération est la porte du vide, et la deuxième est la porte du sans-signe. La troisième est le non-but, la non-poursuite. Ce matin, nous avons chanté le soutra du coeur. Ce soutra nous enseigne qu'il n'y a rien à poursuivre. Il n'y a aucun objet de la poursuite parce que tout est déjà là. Et lorsque la rivière réalise que le nuage est aussi eau, que le nuage est en elle, elle n'a plus rien à poursuivre, et elle est en paix, elle a compris que ce qu'elle recherchait était en elle. Et nous, en tant que pratiquant, nous recherchons le Bouddha, nous recherchons la vision profonde, nous recherchons l'éveil. Mais ne devez pas chercher l'éveil, vous êtes déjà l'éveil. Tout cela ne se trouve pas à l'extérieur de nous, nous avons tout cela nous. Il faut revenir à nous-même pour faire manifester tout cela, pour faire couler tout cela. Et quand la rivière réalise cette vision profonde, elle est en paix et coule en liberté, elle coule tranquillement. Elle ne court plus pour arriver à l'océan, parce que l'océan est aussi l'eau. Quand les conditions ne sont pas suffisantes, l'eau se manifeste sous forme de vapeur, sous forme de nuage, et la rivière peut couler paisiblement. Et le lendemain, de nombreux nuages reviennent, toutes sortes de nuages. La rivière ouvre son coeur pour refléter tous ces nuages, mais elle ne les poursuit plus, elle ne cherche plus à les saisir, parce qu'elle sait que ces nuages sont elle-même. Et ainsi la rivière est libre. Elle ne recherche plus rien, elle ne saisit plus rien. Ce soir là était un soir extraordinaire : il y avait les nuages, la lune, le vent. Sans aucune discrimination, ils se tenaient la main pour faire la méditation marchée ensemble. Les nuages, la lune, l'eau faisaient un, comme une sangha. Ils se manifestent sous différentes formes, mais ils sont un. Et c'est un grand bonheur. Il suffit de marcher ensemble main dans la main, c'est un grand bonheur. Ce poème parle de la non-poursuite. Il n'y a rien à obtenir parce que vous êtes déjà ce que vous voulez devenir.


Le bouddhisme est un organisme vivant

Aujourd'hui, nous allons lire un nouveau chant, le chant des louanges au Bouddha Amitabha. Le bouddhisme est aussi un courant. Et en coulant, ce courant reçoit d'autres courants, donc le bouddhisme n'est pas quelque chose de statique, d'immobile, mais il change continuellement. Comme nous, il a toujours des entrées et des sorties. Hier, dans la cabane de Thay, où Thay vous a reçu, Thay a dit que quand un arbre ne peut plus donner de nouvelles branches et de nouvelles feuilles, il meurt. Pour être vivant, un arbre doit avoir de nombreuses branches, de nombreuses feuilles, de nombreuses fleurs, et le bouddhisme est pareil. Le bouddhisme ne peut pas être considéré comme un objet antique que l'on exhibe dans un musée. Le bouddhisme est un organisme vivant, il doit recevoir des entrés, changer, grandir, offrir plus de branches, plus de feuilles et de fleurs. Et dans toutes les traditions, il y a toujours deux branches : une branche conservatrice et une branche progressiste. Les conservateurs veulent toujours tout garder et ne rien changer. Et il y a d'autres branches qui désirent se renouveler pour être appropriés à la société, au temps actuel. Et dans le bouddhisme, c'est pareil : il y a l'école Théravada, les anciens, qui sont conservateurs, et un autre groupe, l'école Mahasamghika, qui est l'école des réformateurs, qui deviendra le bouddhisme Mahayana. Et les Théravadins veulent garder le bouddhisme exactement comme au temps du Bouddha, et il y a de bonnes choses en cela, parce que parfois, en réformant, on manque les points essentiels, on ajoute des choses non nécessaires et on perd les points les plus importants. Alors c'est bien de tout conserver pour que les gens d'aujourd'hui sachent comment était le bouddhisme originel. Mais au vingtième-et-unième siècle, on ne peut pas parler le même langage qu'il y a seize siècles. La langue est aussi un courant. Si au vingtième siècle, on parlait avec le même langage qu'il y a seize siècles, ce serait très drôle. Mais il est extraordinaire de pouvoir lire les textes conservés pour comprendre comment c'était autrefois. Donc les conservateurs ont beaucoup de mérites, parce qu'ils arrivent à préserver le bouddhisme originel. Et les réformistes cherchent à rendre le bouddhisme approprié au temps actuel, et ils ont aussi leurs mérites. Quand on fait des changements, on doit revenir aux textes originels. On ne peut pas simplement ajouter et ajouter, perdre les points essentiels et ajouter des points non essentiels. Et le bouddhisme Mahasanghika a attiré plus de monde, parce que leurs enseignements répondait aux besoins actuels. Le bouddhisme Mahayana, qui a été engendré à partir de l'école Mahasanghika, fait partie de la branche progressiste, parce qu'il cherche à renouveler le bouddhisme pour servir plus de monde. Dans le bouddhisme Mahayana, il y a des nouveaux soutras qui ont été rédigés après que le Bouddha entre en nirvana, quelques centaines d'années après. Ils n'ont pas été écrits au temps du Bouddha. Avec les recherches, nous savons que ces sutra ont été rédigés après que le Bouddha entre en nirvana, et pourtant, il est écrit: 'Ainsi ai-je entendu, lorsque le Bouddha demeurait à tel ou tel endroit.' (Donc de la même forme que les soutra du bouddhisme Theravada) Dans la forme, on pourrait penser qu'on a été trompé, mais si on regarde en profondeur dans le contenu, nous voyons que ce sont toujours les enseignements du Bouddha, mais présentés d'une autre manière, très profonde, très claire. Par exemple, le soutra d'Avatamsaka est apparu de nombreuses années après le nirvana du Bouddha, et il a une manière merveilleuse de présenter les enseignements du Bouddha. Il utilise des images extraordinaires, des images poétiques pour exprimer, pour exposer la vision profonde du Bouddha de l'inter-être. Par exemple, le soutra d'Avatamsaka raconte l'histoire de Mahamaya, la mère du Bouddha Shakyamuni, qui a raconté que quand Bouddha Shakyamuni est entré dans son ventre, tous les bodhisattva voulaient rendre visite à Siddharta, et ont demandé à Mahamaya d'entrer dans son ventre. Et sans que Mahamaya ait le temps de répondre, d'innombrables bodhisattvas sont entrés dans son ventre. Son ventre était tout petit, et pourtant il a pu contenir d'innombrables bodhisattva, il était assez large pour tous les contenir. Et Mahamaya, la mère de Siddharta, a dit a Sujata : « Cher ami, j'avais l'impression que même si plusieurs autres millions de bodhisattva voulaient entrer dans mon ventre, il y aurait encore assez de place pour eux. » Alors cette image exprime que l'un contient le tout et que le tout contient l'un. L'infinité de l'univers peut être vue dans un grain de poussière. Seuls de telles images poétiques peuvent exposer les enseignements profonds de la coproduction conditionnée. Le soutra d'Avatamsaka est un chef-d'œuvre dans lequel les enseignements de la coproduction conditionnée du Bouddha sont merveilleusement exposés. Et de nombreuses personnes d'autres traditions considèrent que le soutra d'Avatamsaka est un chef-d'oeuvre de l'humanité, il n'est pas seulement pour les bouddhistes. Les disciples progressistes du Bouddha ont utilisé la poésie pour exprimer les enseignements profonds du Bouddha. Que le bouddhisme Mahayana soit correct ou non, cela dépend de notre façon de voir. Quand les patriarches ont écrit les textes du bouddhisme Mahamaya, ils ont utilisé les textes originaux du Bouddha, mais ils ont écrit d'une façon très profonde et utilisé de très belles images, sans perdre l'essence des enseignements. Par exemple, le sutra des huit réalisations des grands êtres a un soutra équivalent dans le canon pali, le soutra des huit remémorations, et la seule différence est que dans les soutra au temps du Bouddha, il n'y avait pas le mot 'bodhisattva'. Et c'est pareil avec le soutra de la mahaprajnaparamita : il y a de nombreuses phrases similaires à celles du soutra des quatre établissements de la pleine conscience. Dans le soutra des quatre établissements de la pleine conscience, il est dit que quand le bhikkhu se courbe, il sait qu'il se courbe ; quand le bhikkhu tient son bol, il sait qu'il tient son bol. Et dans le soutra de la mahaprajnaparamita, il est dit que si le bodhisattva s'incline, il sait qu'il s'incline ; si le bodhisattva tient son bol, il sait qu'il tient son bol. Donc on voit que le soutra de la mahaprajnaparamita est exactement pareil à celui des quatre établissements de la pleine conscience, simplement, au lieu d'utiliser le mot 'bhikkhu', le mot 'bodhisattva' a été utilisé. Les patriarches pensaient que ce qu'ils faisaient était correct, et ils ont utilisé les enseignements du Bouddha pour les présenter d'une manière plus attirante. Ce sont les entrées, les input, dans le bouddhisme. Le sutra d'Amitabha est apparu après que le Bouddha entre en nirvana. Dans les quatre remémorations, il y a la remémoration du Bouddha, du Dharma, de la Sangha, et des préceptes. Donc l'école de la Terre Pure cherche à promouvoir la pratique de la remémoration du Bouddha. Et dans ce soutra, on parle aussi de la pratique, des cinq facultés, des sept facteur d'éveil, etc...


Zoroastrisme et bouddhisme

Au milieu du 2ème siècle, il y a eu une rencontre entre le bouddhisme et le zoroastrisme, qui est une religion du Moyen-Orient. En ce moment, l'Iran essaie d'avoir des bombes atomiques. Dans cette religion, ils voient le soleil comme un Dieu, parce que le soleil fournit la lumière, la vie, la chaleur. Ils pensent que le soleil est une réalité éternelle. Alors l'idée de la lumière illimitée et de la durée de vie illimitée se trouve dans cette religion qui vénère le soleil, parce que le soleil est la durée de vie illimitée. Parce que le soleil dure des milliers d'années, alors on dit qu'il a une durée de vie illimitée. Et sa lumière est illimitée aussi, il nous offre sa lumière pendant des millions d'années. Dans notre chant, nous faisons des louanges au Bouddha qui est comme le soleil qui offre la lumière dans les dix directions. La lumière du soleil est une source qui nourrit la vie, qui éclaire le monde, et donc le soleil est aussi un bodhisattva. Le bouddhisme mahayana et cette religion, le zoroastrisme, se sont rencontrés pour donner naissance à un autre courant. Et les Iraniens de cette religion qui se sont joints au bouddhisme ont été très nombreux. Le bouddhisme, où qu'il aille, cherche toujours à se modifier pour être approprié à la culture où il se trouve. Quand le bouddhisme est arrivé en Chine, il est devenu le bouddhisme chinois. Quand il est arrivé au Tibet, il a pris la couleur, les goûts du Tibet. Si on compare le bouddhisme chinois et le bouddhisme tibétain, on trouve qu'ils sont complètement différents. Et que le bouddhisme soit au Sri-Lanka, ou en Birmanie, ou au Japon, où qu'il se trouve, il s'adapte à la culture où il est. Il prend des entrées, des inputs, là où il est. Donc le bouddhisme mahayana et le zoroastrisme ont donné naissance à l'école bouddhique de la Terre Pure. Et nos patriarches, de Chine comme du Vietnam, ont dit que la Terre Pure vient de notre esprit et que le Bouddha Amitabha est notre propre nature. Donc on ne cherche pas la Terre Pure à l'extérieur parce qu'elle est en nous. La Terre Pure est notre esprit pur et clair. Quand notre esprit est pur, la Terre Pure apparaît. Amitabha est notre esprit clair. À quoi cela sert-il de chercher la Terre Pure quelque part, à quoi cela sert-il de rêver de renaître dans la Terre Pure ? Alors ce chant peut nous aider à revenir à nous-même pour reconnaître notre vraie nature. Dans le bouddhisme mahayana, il est dit que tous les êtres ont la nature du Bouddha. Non seulement les êtres humains ont la nature du Bouddha, mais aussi les arbres, l'herbe, les chiens, les rochers, les chats, les oiseaux. Notre planète Terre peut être un bodhisattva, et le soleil peut être un Bouddha. Dans la tradition du Mahayana, le Bouddha Vairocana est de la nature du Bouddha Shakyamuni, mais il est aussi notre propre nature, parce que sans Vairocana, sans soleil, nous ne serions pas là, nous ne pourrions pas survivre. Et le soleil n'est pas à l'extérieur de nous. Donc, dans le bouddhisme Mahayana, il est clair que la planète Terre est comme un bodhisattva. Ne pensons pas que la planète Terre est simplement matière. La matière est une illusion. Matière s'oppose à esprit, mais en réalité, matière et esprit sont deux facettes d'une même réalité. Parfois, elle se manifeste comme conscience, parfois elle se manifeste comme matière. Des scientifiques ont demandé : 'Qu'est-ce que le monde ?' Le monde est le rassemblement d'innombrables atomes, d'innombrables particules. Des particules subatomiques. C'est une manière de regarder le monde. Et il y en a d'autres qui disent que le monde est constitué d'ondes. L'univers des ondes. C'est une autre manière de dire, d'expliquer le monde. Il y en a d'autres qui disent que le monde est le rassemblement de cordes, d'innombrables cordes. C'est une autre manière de regarder le monde. Mais qu'il soit poussières, ou cordes, ou ondes, ce ne sont que des idées, des concepts dans notre esprit. Mais la réalité est au-delà des perceptions. Nous divisons en matière, esprit. Mais la réalité des choses est libre de tous ces concepts, de toutes ces idées.


(cloche)

Le Chant des Louanges au Bouddha Amitabha

Nous n'avons aucune difficulté à accepter que le soleil est une merveilleuse réalité. Il est une une source de vie. Sans soleil, la planète Terre ne pourrait pas survivre. Si nous appelons la planète Terre comme la mère de toutes les espèces, alors nous devons appeler le soleil comme le père de toutes les espèces. Sans père, la mère ne peut pas donner naissance aux enfants, et sans mère, il n'y aurait pas le père. Nous avons besoin du soleil et de la planète afin de nous manifester. Et nous pouvons inviter les non-bouddhistes à accepter ce qui est dans ce chant.


Chant des louanges au Bouddha Amitabha :


Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha à la lumière illimitée
Qui éclaire majestueusement les milliers de mondes.
Aujourd’hui, nous avons la chance
D’entendre votre appel merveilleux, cher Père compatissant.


Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha, Roi du Nectar du Dharma.
Vous vous manifestez en Grand Soleil éblouissant.
Vous nous montrez le chemin,
A nous, la lignée du Soleil.


Notre vraie demeure est la Terre.
Notre Mère aimante est la planète bleue,
Avec l’amour comme orbite,
Elle pratique la méditation marchée dans le système solaire.


La lumière dont vous rayonnez, cher Bouddha,
A donné naissance à tant d’espèces.
Partout où se trouve la vie,
Le Bouddha Grand Soleil est là, présent.


La lumière que vous diffusez, cher Bouddha,
Est une source de nourriture pour toutes les espèces.
Si nous pouvons voir notre chemin d’aller et de retour,
C’est grâce au soleil qui brille à tout moment.


Cher Bouddha à la lumière illimitée,
Votre énergie a engendré les nuages argentés,
La lune dorée, les montagnes hautes et les grandes rivières
Coulant et formant les quatre océans bleues et limpides.


Cher Bouddha à la lumière illimitée,
Votre énergie a engendré les saules verts et les fleurs de pêchers roses.
Elle éclôt en fleurs jaunes et en bambous violets.
Elle révèle toutes les merveilles du corps du Dharma.


Vous avez soulevé la Terre dans vos mains aimantes
Et l’avez transformée en terre pure et paisible
Où se rassemblent tous les nobles êtres
Pour bâtir les nobles Sanghas.


La nature du Bouddha ne se différencie pas du sud au nord.
La Terre Pure ne se limite pas à l’est ou à l’ouest.
Avec compassion, le Bouddha Shakyamuni nous a enseigné
Que la Terre Pure est ici et maintenant.


Nous faisons le voeu de marcher sur la terre de la réalité,
D’être conscients de notre propre corps,
De toucher la Terre avec chaque pas que nous faisons
Et de voir ses merveilles à chaque instant.


Réalisant que la nature des choses
Est la non-naissance et la non-mort, le sans venir et le sans partir,
Nous déchirons les voiles des doutes en tous lieux et allumons la torche de la sagesse
Pour éclairer tous les chemins à chaque instant.


Reconnaissant la Terre Pure dans le monde de la souffrance
Et l’éveil dans les afflictions,
Touchant le nirvana dans le monde des naissances et des morts,
Nous franchissons la rive de la confusion et parvenons à celle de la libération.


Chaque pas posé sur toi, notre chère Mère la Terre,
Nous permet d’entrer en contact avec notre Père Soleil.
Chaque pas fait dans la paix, la joie et le bonheur
Fait éclore de ton sein des milliers de fleurs.


Le nectar du Dharma merveilleux est apparu.
Le nectar du Dharma merveilleux s’est manifesté.
Le ciel victorieux est revenu
Alors que le nectar du Dharma fait sa marche héroïque.


Comme la Terre Pure du moment présent est merveilleuse !
Elle est aussi réelle que le ciel bleu et le nuage blanc.
Tous les bouddhas dans les dix directions
L’ont déjà certifiée et l’ont louée en chœur.


Avec notre corps, nos paroles et notre esprit purifiés,
Nous faisons le vœu de bâtir ce monde pur et paisible,
De former les bodhisattvas qui deviendront les bouddhas,
Et de mettre fin à la guerre.


Nous faisons le vœu de nous établir paisiblement dans la pleine conscience,
De protéger de tout cœur notre belle planète,
De bâtir et de fortifier notre Sangha
Et avec vous, cher Bouddha, de servir tous les êtres.


Nous sommes déterminés à regarder profondément
Pour voir la nature de la co-production conditionnée de toutes choses,
Et pour réaliser la non-apparence,
À nous libérer des désignations conventionnelles.


Pour toucher la réalité des choses,
Réaliser la non-naissance et la non-mort,
Surmonter l’angoisse
Et pour vivre vraiment en paix.


Cher Bouddha, soyez témoin de notre aspiration sincère.
Entourez-nous et protégez-nous
De votre énergie
Pour que nous puissions réaliser rapidement nos vœux.


Hommage au Bouddha Amitabha.
Hommage au Bouddha Vairocana.
Hommage au Bouddha Shakyamuni.


(Fin du chant.)


Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha à la lumière illimitée
Qui éclaire majestueusement les milliers de mondes.
Aujourd’hui, nous avons la chance
D’entendre votre appel merveilleux, cher Père compatissant.


Chant des louanges au Bouddha Amitabha : 'Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha à la lumière illimitée, qui éclaire majestueusement les milliers de monde' C'est l'offre d'un bodhisattva. Sans soleil, pourrait-il y avoir des êtres ? La vie pourrait-elle continuer, les arbres pourraient-ils pousser ? Donc cette offre est une des vertus, des qualités, d'un bodhisattva. La Terre est pareille que le soleil. Nous n'avons aucune difficulté à reconnaître le soleil comme un bodhisattva ou un Bouddha. 'Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha à la lumière illimitée, qui éclaire majestueusement les milliers de monde. Aujourd'hui, nous avons la chance d'entendre votre appel merveilleux, cher père compatissant.' Nous voyons le soleil comme de l'hydrogène et de l'hélium, mais le soleil n'est pas seulement ces deux éléments. Il est un vrai Bouddha, parce que sans lui, il n'y aurait pas la Terre, il n'y aurait pas la vie.


Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha, Roi du Nectar du Dharma.
Vous vous manifestez en Grand Soleil éblouissant.
Vous nous montrez le chemin,
A nous, la lignée du Soleil.


'Nous nous inclinons devant vous, cher Bouddha roi du nectar du Dharma.' Le Hameau du Bas est appelé Nectar du Dharma. C'est un des noms du Bouddha Amitabha, le roi du nectar du Dharma. 'Vous vous manifestez en Grand Soleil éblouissant.' C'est le Bouddha. Il ne se manifeste pas comme un être humain, ou un oiseau, ou une montagne, mais il se manifeste comme un soleil, il se manifeste en soleil. Nous nous manifestons en être humain. Nous nous manifestons en homme ou en femme, mais nous sommes aussi la continuation du soleil et de la planète. Dans le christianisme, on pose la question : 'Dieu est-il un humain ou non ?' Et il n'y a pas encore de réponse, mais les bouddhistes peuvent répondre: 'Oui, c'est possible, on peut dire que Dieu est un humain, mais ce n'est pas la seule manifestation de Dieu. Dieu peut se manifester en oiseau, en fleur. Si nous regardons la fleur, nous pouvons voir que c'est Dieu. Et le Bouddha est pareil. Le Bouddha peut être une rose, un oiseau, une personne, ou une étoile. Dans le bouddhisme, nous n'avons aucune difficulté à voir cela, surtout avec les yeux mahayanistes. 'Vous nous montrez le chemin, à nous, la lignée du Soleil.' Le Bouddha Amitabha, le Bouddha roi du nectar du Dharma, est une manifestation du Bouddha Vairocana. Dans les soutra, on dit souvent que le Bouddha est le fils du soleil, mais le Bouddha n'est pas le seul fils du soleil. Nous tous, nous sommes les enfants du soleil. Et les chrétiens devraient voir cela aussi : Jésus-Christ n'est pas le seul fils de Dieu. S'il était le fils unique de Dieu, alors qui sommes nous ? De qui sommes-nous les enfants ? Nous sommes tous les fils et les filles de Dieu. Mais Dieu est plus abstrait, plus symbolique, tandis le soleil et la Terre sont plus concrets. Nous sommes tous les enfants de la Terre et du soleil, et personne ne peut nier cette vérité. Les sciences doivent accepter cela. Alors revenons à cette planète Terre, au soleil, pour les reconnaître comme notre père et notre mère. Et nos parents sont aussi leurs enfants. 'Vous nous montrez le chemin à nous.' Le Bouddha Shakyamuni nous montre le chemin aussi avec sa vision profonde. Le Bouddha roi du nectar du Dharma nous montre le chemin. Parfois, nous ne chérissons pas la présence du soleil.


Notre vraie demeure est la Terre.
Notre Mère aimante est la planète bleue,
Avec l’amour comme orbite,
Elle pratique la méditation marchée dans le système solaire.


'Notre vraie demeure est la Terre.' C'est très clair. Qui ne cherche pas une vraie demeure ici ? Et notre vraie demeure est juste devant nous. Nous venons de la Terre et nous retournerons à la Terre. Où irons-nous ?`' Notre Mère aimante est la planète bleue.' Tous les peuples dans le monde doivent considérer la planète Terre comme leur mère aimante. 'Notre Mère aimante est la planète bleue, avec l'amour comme son orbite.' C'est une très belle image. Elle tourne autour de son orbite, et son orbite est l'amour. 'Elle pratique la méditation marchée dans le système solaire.' Dans le système solaire, il y a beaucoup de planètes, il y a Mercure, il y a Mars, Vénus, de nombreux astres, et la planète Terre fait la méditation marchée avec eux. Et le Bouddha n'est pas une image abstraite, le Bouddha est la présence réelle du soleil en chacun de nous. Il est présent pour nous à chaque instant. Son absence pendant quelques minutes suffit à nous bouleverser complètement. 'Avec l'amour comme orbite, elle pratique la méditation marchée dans le système solaire.' Il faut nous voir comme une Sangha. Notre planète bleue est un des membres de la sangha du système solaire. Notre planète Terre porte sur son corps des millions d'espèces, et elle a établi des relations avec les autres planètes du système solaire. Et tous ensemble font la marche méditative joyeusement autour du soleil. Notre mère nous porte, nous tournons en orbite, et nous tous participons à cette marche méditative.


La lumière dont vous rayonnez, cher Bouddha,
A donné naissance à tant d’espèces.
Partout où se trouve la vie,
Le Bouddha Grand Soleil est là, présent.


'La lumière que vous rayonnez, cher Bouddha, a donné naissance a tant d'espèces.' C'est vrai. Le soleil est la source de vie, c'est notre père. Il faut le reconnaître comme notre père. Dans les soutra, il est dit que le Bouddha est le fils du soleil, et nous tous, nous faisons partie de cette lignée. Nous sommes les fils, les filles, du soleil. 'La lumière que vous rayonnez, cher Bouddha, a donné naissance à tant d'espèces. Partout où se trouve la vie, le Bouddha Grand Soleil est là, présent.' Il n'est pas correct de dire que le Bouddha Amitabha se trouve dans la Terre Pure, à l'Ouest. Le Bouddha Amitabha est notre vraie nature. Si nous enlevons le Bouddha de nous, il ne reste plus rien.


La lumière que vous diffusez, cher Bouddha,
Est une source de nourriture pour toutes les espèces.
Si nous pouvons voir notre chemin d’aller et de retour,
C’est grâce au soleil qui brille à tout moment.


'La lumière que vous diffusez, cher Bouddha, est la source de nourriture pour toutes les espèces. Si nous pouvons voir notre chemin d'aller et de retour, c'est grâce au soleil qui brille à tout moment.' Si le soleil disparaissait, comment pourrions-nous survivre ? En Arctique, pendant plusieurs mois, les gens ne peuvent voir le soleil. Et les gens qui vivent là-bas ont des dépressions, parce qu'il fait nuit pendant plusieurs mois, il leur manque les rayons du soleil. Alors nous devrions être très heureux de vivre ici, parce que nous avons beaucoup de rayons de soleil. Et dans ces régions, ils doivent utiliser beaucoup de lumière pour réduire la dépression. Ils fabriquent de grandes maisons avec de sortes de soleil artificiel pour aider à réduire les dépressions. Nous avons besoin du soleil, sans lui, nous ne pourrions pas survivre. 'La lumière que vous rayonnez, cher Bouddha, est une source de nourriture pour toutes les espèces. Si nous pouvons voir notre chemin d'aller et de retour, c'est grâce au soleil qui brille à tout moment.' Le Bouddha n'est pas un Dieu qui se trouve quelque part dans les nuages. C'est une réalité très concrète que nous pouvons toucher à tout moment dans le moment présent. Et il n'est pas à l'extérieur de nous mais il est en nous.


Cher Bouddha à la lumière illimitée,
Votre énergie a engendré les nuages argentés,
La lune dorée, les montagnes hautes et les grandes rivières
Coulant et formant les quatre océans bleues et limpides.


'Cher Bouddha à la lumière illimitée, votre énergie a engendré les nuages argentés.' Ce sont les chefs-d'œuvre du père. Il nous a mis au monde, il a mis au monde aussi les nuages argentés. Il est une sorte de créateur, mais pas dans le sens de Dieu. Nous aussi, nous avons la capacité de créer la vie, de notre manière. Mais parce que nous sommes petits, notre capacité à créer la vie est petite, mais nous tous, nous avons cette capacité. 'Votre énergie a engendré les nuages argentés, la lune dorée.' Nous savons que nous contribuons à créer les nuages argentés. Quand nous expirons, notre vapeur contribue à créer ces nuages, donc nous jouons un rôle. Chaque respiration, chaque pas que nous faisons jouent un rôle. Nous contribuons à la création, nous sommes aussi créateur. Comme le Bouddha Amitabha, nous créons les nuages. 'Votre énergie a engendré les nuages argentés, la lune dorée et les montagnes hautes, et les grandes rivières coulant et formant les quatre océans bleus et limpides.' Grâce à la chaleur du soleil, nous avons quatre océans sous forme d'eau, et à partir de ces quatre océans, la vie a commencé. La vie a commencé en premier dans l'eau, puis elle s'est propagée sur Terre. Au début, il y avait des êtres monocellulaires dans l'eau, puis il y a eu des êtres pluricellulaires, des poissons, des reptiles, des mammifères. Il y a les montagnes hautes, les grandes rivières, les quatre océans. Tout cela sont les créations du soleil. La planète Terre seule ne peut pas créer de telles choses toute seule, c'est avec la coopération du père que la mère a donné naissance à tout cela.


Cher Bouddha à la lumière illimitée,
Votre énergie a engendré les saules verts et les fleurs de pêchers roses.
Elle éclôt en fleurs jaunes et en bambous violets.
Elle révèle toutes les merveilles du corps du Dharma.


'Cher Bouddha à la lumière illimitée, votre énergie a engendré les sols verts et les fleurs de pêchers roses.' Dans la poésie bouddhique, on parle souvent des bambous violets, des fleurs jaunes, comme des manifestations du corps du dharma, du Bouddha Amitabha. Ce sont les merveilles de la vie. Nous mêmes, nous sommes une merveille, les fleurs sont des merveilles, nous sommes une merveille entouré de milliers d'autres merveilles. Ces merveilles peuvent nourrir et guérir. Nous avons nos parents, notre soleil, notre planète Terre, et il faut revenir à nous-même pour voir nos racines, nos racines qui sont la planète Terre et cette étoile si brillante, le soleil. 'Elle éclôt en fleurs jaunes et bambous violets. Elle révèle toutes les merveilles du corps du dharma.' Pháp Thân, le corps du dharma, au début, dans le bouddhisme originel, signifiait simplement le corps des enseignements du Bouddha. Tout ce que le Bouddha a enseigné, c'est le corps du Dharma, Pháp Thân. Et il y a une deuxième signification : quand nous pratiquons, notre pratique est le corps du Dharma. Ce ne sont pas les paroles, les enseignements, mais la pratique. Par exemple quand nous marchons, quand nous respirons, ou quand nous sourions, quand nous parlons, nous pouvons créer le bonheur, la paix, alors c'est cela, Pháp Thân, le corps du dharma. Et le corps du dharma nous nourrit, il nourrit notre père, notre mère, la Terre. Les saules verts, les fleurs jaunes, les bambous violets, sont tous les manifestations du corps du dharma, et nous sommes le corps du dharma entouré d'autres merveilles. 'Cher Bouddha à la lumière illimitée, votre énergie a engendré les saules verts et les fleurs de pêchers roses. Elle éclôt en fleurs jaunes et en bambous violets, elle révèle toutes les merveilles du corps du dharma.'


Vous avez soulevé la Terre dans vos mains aimantes
Et l’avez transformée en terre pure et paisible
Où se rassemblent tous les nobles êtres
Pour bâtir les nobles Sanghas.


'Vous avez soulevé la Terre dans vos mains aimantes et l'avez transformée en terre pure et paisible où se rassemblent tous les nobles êtres pour bâtir les nobles Sanghas.' Nous bâtissons des sanghas pour générer la bonne énergie, pour préserver la planète Terre. Dans le soutra d'Amitabha, il est dit que la Terre Pure est le lieu où tous les sages se rassemblent, et c'est le meilleur environnement pour la pratique, et il faut bâtir cette Terre Pure ici.


La nature du Bouddha ne se différencie pas du sud au nord.
La Terre Pure ne se limite pas à l’est ou à l’ouest.
Avec compassion, le Bouddha Shakyamuni nous a enseigné
Que la Terre Pure est ici et maintenant.


'La nature du Bouddha ne se différencie pas du sud au nord.' Toutes les espèces ont la nature du Bouddha, la nature de l'éveil. 'La Terre Pure ne se limite pas à l'est ou à l'ouest.' Il n'est pas correct de dire que la Terre Pure se trouve à l'ouest ou à l'est, elle est ici et maintenant. Quand notre esprit est pur, la Terre Pure apparaît. Un maître zen a dit que la Terre Pure est notre esprit pur et clair. Amitabha est notre esprit pur et clair. Au Village des Pruniers, nous ne nions pas les pratiques de la Terre Pure, mais nous pratiquons la Terre Pure du moment présent. Avec notre manière de marcher et de respirer, nous faisons manifester la Terre Pure ici et maintenant. Dans un chant, nous chantons qu'à chaque regard, nous voyons la Terre Pure, le corps du Dharma. Le corps du Dharma se trouve dans les fleurs, dans les arbres, partout autour de nous. À chaque pas, nous entrons dans la Terre Pure. Et à chaque regard, nous touchons le corps du dharma. C'est la pratique authentique de la Terre Pure. 'La nature du Bouddha ne se différencie pas dans du sud au nord, la Terre Pure ne se limite pas à l'est ou à l'ouest. Avec compassion, le Bouddha Shakyamuni nous a enseigné que la Terre Pure est ici et maintenant.' Il nous a enseigné de nous établir heureux dans le moment présent. Il ne faut pas chercher le bonheur dans l'avenir. Le bonheur peut être ici et maintenant, selon notre manière de regarder, de respirer ou de marcher.


Nous faisons le voeu de marcher sur la terre de la réalité,
D’être conscients de notre propre corps,
De toucher la Terre avec chaque pas que nous faisons
Et de voir ses merveilles à chaque instant.


'Nous faisons le voeu de marcher sur la terre de la réalité.' Un patriarche du Vietnam a dit :'Ne marchez pas comme dans un rêve. Ne marchez pas comme un somnambule.' Il faut faire des pas sur la terre de la réalité. Il faut toucher la Terre mère, il faut toucher notre père soleil. Notre père soleil se trouve sur la terre, ici. 'Nous faisons le voeu de marcher sur la terre de la réalité, d’être conscients de notre propre corps, de toucher la Terre avec chaque pas que nous faisons et de voir ses merveilles à chaque instant.' Tous les jours, nous marchons de notre chambre à la salle de méditation, et à chaque fois, il faut marcher correctement, il faut ramener notre esprit à notre corps, et avec chaque pas comme cela, notre corps et notre esprit peuvent toucher la terre de la réalité. Souvent, nous vivons dans un rêve, nous sommes des somnambules, alors quand nous marchons avec notre Sangha, il faut utiliser l'énergie de la pleine conscience de la Sangha, pour marcher vraiment, attentivement, en pleine conscience, pour toucher notre planète Terre, pour être en contact avec le ciel, le vent, et ainsi, nous pouvons nous nourrir et nous guérir. Beaucoup dans notre société, ont perdu le contact avec la nature, avec la Terre mère, et vivent dans l'illusion. Nous sommes aliénés, nous tombons malades, et le meilleur traitement est de revenir à la nature, à la Terre mère. Nous nous allongeons pour laisser la Terre mère nous entourer de ses deux mains. Il n'y a pas un seul instant où la Terre ne nous entoure pas, ne nous embrasse pas, mais quand nous n'en sommes pas conscients, nous sommes malades. En pratiquant les touchers de la terre, notre souffrance se transforme petit à petit. 'Nous faisons le voeu de marcher sur la terre de la réalité, d'être conscients de notre propre corps.' Notre corps est très précieux, il faut nous entraîner à être en contact avec lui, c'est le troisième exercice : 'Inspirant, je suis conscient de mon corps.' Notre corps est une merveille, un cadeau de notre mère, nous n'avons pas le droit de causer du mal à notre corps. Si nous causons du mal à notre corps, nous ne sommes pas gentil envers notre mère, parce que nous faisons du mal à notre mère aussi. Et quand nous sommes en contact avec notre corps, nous sommes en contact avec notre mère la Terre aussi, parce qu'en nous, il y a notre mère, et notre père soleil aussi est en nous. 'Nous faisons le voeu de marcher sur la terre de la réalité, d'être conscient de notre propre corps, de toucher la terre avec chaque pas que nous faisons, et de voir ces merveilles à chaque instant.' Il faut vivre de manière à pouvoir toucher les merveilles de la vie à chaque instant. Il faut très beau. La Sangha est tellement belle. Pourquoi mettre fin à notre vie ? C'est très dommage. Nous sommes une rivière. Comment arrêter la rivière ? La rivière doit couler, nous ne pouvons pas fuir. Nous devons continuer à couler. 'Nous faisons le voeu de marcher sur la terre de la réalité, d'être conscient de notre propre corps, de toucher la terre avec chaque pas que nous faisons, et de voir ces merveilles à chaque instant.' Si nous arrivons à faire ces quatre choses, c'est suffisant. On n'a pas besoin d'apprendre des milliers de soutras. Notre corps est une merveille, et nous sommes entourés de merveilles. La planète Terre est très belle, c'est un bodhisattva. Nous n'avons jamais vu un bodhisattva aussi beau, et toutes les merveilles se trouvent dans la planète Terre. Toutes les étoiles, toutes les planètes, ont envoyé leurs poussières, leurs éléments, à la planète Terre. Nous avons seulement besoin de pratiquer cela, nous n'avons pas besoin d'apprendre des milliers de soutras.


Réalisant que la nature des choses
Est la non-naissance et la non-mort, le sans venir et le sans partir,
Nous déchirons les voiles des doutes en tous lieux et allumons la torche de la sagesse
Pour éclairer tous les chemins à chaque instant.


'Réalisant que la nature des choses est la non-naissance et la non-mort, le sans-venir et le sans-partir, nous déchirons le voile des doutes en tous lieux.' Dans la dimension historique, la Terre mère traverse des naissances, des morts, des hauts et des bas, et le soleil aussi, et nous aussi, mais en étant en contact profond avec eux, nous pouvons toucher la dimension ultime, et nous voyons que la vraie nature des choses est la non-naissance et la non-mort, le sans venir et le sans partir, et nous atteignons le nirvana. Nous trouvons l'ultime dans le relatif, nous trouvons le nirvana dans le monde des naissances et des morts. Quand nous voyons la vraie nature de la non-naissance et de la non-mort, le sans venir et le sans partir, alors tout ce que nous disons, tout ce que nous faisons, est plein d'amour, et nous ne causons plus de souffrance à nous-même et aux autres.


Reconnaissant la Terre Pure dans le monde de la souffrance
Et l’éveil dans les afflictions,
Touchant le nirvana dans le monde des naissances et des morts,
Nous franchissons la rive de la confusion et parvenons à celle de la libération.


Et nous voyons que la Terre Pure se trouve dans le monde des afflictions. 'Reconnaissant la Terre Pure dans le monde de la souffrance et l'éveil dans les afflictions, touchant le nirvana dans les naissances et les morts, nous franchissons la rive de la confusion et parvenons à la rive de la libération.' Il ne faut pas voir que la Terre Pure et le monde de la souffrance sont deux choses différents, que l'éveil et les afflictions sont deux choses différentes, que le nirvana et le monde des naissances et des morts sont deux mondes différents. Dans le monde des afflictions, il y a les éléments à transformer en bonheur. Il faut apprendre à gérer la souffrance, et Thay voit clairement que c'est plus facile de gérer notre souffrance quand nous vivons en Sangha. Quand nous vivons et partageons une souffrance, c'est beaucoup plus facile. Si nous sommes seuls, il est très difficile de gérer notre propre souffrance. C'est pour cela qu'il y a la pratique de prendre refuge dans la Sangha. Thay est très heureux d'avoir la Sangha, grâce à la Sangha Thay peut traverser les moments difficiles, parce que nous pratiquons ensemble.


Chaque pas posé sur toi, notre chère Mère la Terre,
Nous permet d’entrer en contact avec notre Père Soleil.
Chaque pas fait dans la paix, la joie et le bonheur
Fait éclore de ton sein des milliers de fleurs.


'Chaque pas marché sur toi, notre chère Mère la Terre, nous permet d'entrer en contact avec notre père soleil.' Ici, c'est la Terre, mais le soleil est dans la Terre aussi. L'autre jour, Thay a vu une très belle publicité. « Faire du ciel le plus bel endroit de la Terre. » (Air France!) Si on regarde le ciel avec les téléscopes les plus sophistiqués, on ne voit aucun lieu aussi beau que la Terre. Thay a écrit une calligraphie :« Reconnaître la Terre comme le plus bel endroit du ciel. » Comment voir que cette Terre est le plus bel endroit du ciel ? Et si on arrive à voir cela, pourquoi chercher un autre endroit comme la Terre Pure ou le Paradis ? La Terre Pure est ici et maintenant. Cette Terre Pure est vraie, est réelle, et les grands bodhisattva sont en train de la maintenir, il faut les aider à préserver cette Terre Pure avec notre manière de vivre. 'Chaque pas marché sur toi, notre chère Mère la Terre, nous permet d'entrer en contact avec notre Père Soleil. Chaque pas fait dans la paix, la joie, et le bonheur, faut éclore de ton sein des milliers de fleurs.' Dans un soutra, il est dit que quand Siddharta est né, il a fait sept pas, et à chaque pas une fleur de lotus s'épanouit. C'est une image très poétique, et nous aussi, marchons de manière qu'à chaque pas s'épanouisse une fleur de lotus. Nous pouvons le faire. Nous n'avons pas besoin de marcher sur la braise, sur le feu, nous marchons sur la planète Terre, et à chaque pas s'épanouit une fleur de lotus. Grâce à la pleine conscience, à la concentration et à la vision profonde. Si on n'y arrive pas encore à faire cela, il faut nous entraîner. Si nos énergies de pleine conscience, de concentration et de vision profonde ne sont pas suffisantes, alors il faut emprunter l'énergie de la Sangha. Il faut marcher en paix, aujourd'hui même, il ne faut pas attendre demain.


Le nectar du Dharma merveilleux est apparu.
Le nectar du Dharma merveilleux s’est manifesté.
Le ciel victorieux est revenu
Alors que le nectar du Dharma fait sa marche héroïque.


'Le nectar du Dharma merveilleux est apparu. Le nectar du dharma merveilleux s'est manifesté. Le ciel victorieux est revenu, alors que le nectar du dharma fait sa marche héroïque.' Le nectar du dharma est éternel. C'est la non-naissance et la non-mort. Où le trouver ? Ici et maintenant, en vivant en profondeur. Ces quatre lignes sont le contenu du mantra de la renaissance dans la Terre Pure.


Namo Amitabhâya Tathâgataya
Tadyathâ Amrtadbhave Amrtasambhave
Amrtavikrante Amrtavikrantagamini
Gagana Kritichare Svaha


Namo Amitabhâya Tathâgataya, en sanskrit, signifie simplement hommage au Tathâgata Amitabha. Tadyathâ signifie en sanskrit 'c'est comme ça.' Amrta signifie nectar du Dharma. Et Amrtadbhave signifie que le nectar du Dharma est apparu. On le prononce amrtodbhave car cela représente amrta + utbhave, et quand il y a un a à côté du u, on le prononce o. Amrtasambhave. Sambhave signifie qui vient de naître. Sambhave signifie aussi se manifester, se manifester à chaque instant. Amrtavikrante. Vikrante signifie avec puissance, avec énergie. On avance avec énergie, c'est la marche héroïque. On avance avec beaucoup d'énergie, majestueusement, cela signifie le nectar du Dharma avance dans sa marche héroïque, il est là dans le moment présent. Amrtavikrantagamini. Gamini signifie 'ça arrive, c'est arrivé.' Ça arrive, c'est arrivé. Le nectar du Dharma se manifeste déjà, on ne doit pas attendre. Ça arrive, c'est arrivé. Gagana Kritichare. Gagana signifie le ciel, le grand espace. Kritichare signifie apporter la gloire, conférer de la gloire au ciel. Et qu'est ce que c'est le ciel ? C'est les deux bras du Bouddha Amitabha, du soleil, qui embrassent, qui entourent. Donc ces quatre lignes sont le contenu de ce mantra. 'Le nectar du dharma merveilleux est apparu, le nectar du dharma merveilleux s'est manifesté. Le ciel victorieux est revenu alors que le nectar du dharma fait sa marche héroïque.'


Comme la Terre Pure du moment présent est merveilleuse !
Elle est aussi réelle que le ciel bleu et le nuage blanc.
Tous les bouddhas dans les dix directions
L’ont déjà certifiée et l’ont louée en chœur.


'Comme la terre pure du moment présent est merveilleuse !' Il faut voir la Terre Pure ici et maintenant, il faut chérir la vie à chaque instant. On n'a pas besoin de chercher quoi que ce soit, parce que tout est déjà là, comme la rivière ne doit pas courir après les nuages. Tout ce qu'on poursuit est déjà là, présent, ici et maintenant. 'Comme la Terre Pure du moment présent est merveilleuse ! Elle est aussi réelle que le ciel bleu et le nuage blanc.' Ce ne sont pas des promesses lointaines pour l'avenir. Nous ne nions pas la Terre Pure, mais notre Terre Pure est réelle, est concrète, elle est ici et maintenant. 'Tous les Bouddhas dans les dix directions l'ont déjà certifié et l'ont louée en chœur.' Dans le soutra d'Amitabha, il est dit que tous les Bouddha dans les dix directions ont loué cette Terre Pure, ils ont dit que cette Terre Pure est merveilleuse. Mille Bouddha ont mille bouches, mais ils disent tous la même chose : 'Chers amis, il faut croire en ce lieu, en cette Terre Pure.'


Avec notre corps, nos paroles et notre esprit purifiés,
Nous faisons le vœu de bâtir ce monde pur et paisible,
De former les bodhisattvas qui deviendront les bouddhas,
Et de mettre fin à la guerre.


'Avec notre corps, nos paroles et notre esprit purifiés, nous faisons le voeu de bâtir ce monde pur et paisible.' Nous avons une mission importante que notre mère et notre père nous ont confié. 'Avec notre corps, parole et esprit purifiés, nous faisons le voeu de bâtir ce monde pur et paisible, de former les bodhisattvas qui deviendront les bouddhas.' Tous les laïcs ici, sont les bodhisattva qui deviendront les Bouddha, qui retourneront chez eux. 'Avec notre corps, parole et esprit purifié, nous faisons le voeu de bâtir ce monde pur et paisible, de former les bodhisattva qui deviendront les bouddhas, et de mettre fin à la guerre.' C'est notre mission. Non seulement il faut être heureux dans le moment présent, mais il faut aussi vivre de manière que nous formions les bodhisattva, que nous aidions les générations futures pour améliorer ce monde, pour empêcher et mettre fin à la guerre.


Nous faisons le vœu de nous établir paisiblement dans la pleine conscience,
De protéger de tout cœur notre belle planète,
De bâtir et de fortifier notre Sangha
Et avec vous, cher Bouddha, de servir tous les êtres.


Il faut pratiquer : 'Je suis chez moi, je suis arrivé.' Il faut rester tranquille, il ne faut pas courir dans tous les sens. C'est cela, s'établir paisiblement ici et maintenant. 'Nous faisons le voeu de nous établir paisiblement dans la pleine conscience, de protéger de tout coeur notre belle planète, de bâtir et de fortifier notre sangha, et avec vous, cher Bouddha, de servir tous les êtres.'


Nous sommes déterminés à regarder profondément
Pour voir la nature de la co-production conditionnée de toutes choses,
Et pour réaliser la non-apparence,
À nous libérer des désignations conventionnelles.


'Nous sommes déterminés à regarder profondément pour voir la nature de la co-production conditionnée de toutes choses.' Il faut voir que toute action, toute parole, et toute pensée, affecte toute notre sangha. Nous sommes responsables du bonheur et de la souffrance de notre sangha. Nous sommes une cellule de la sangha. Avec tout ce que nous disons, tout ce que nous faisons, tout ce que nous pensons, nous pouvons nourrir notre sangha ou nous pouvons la faire souffrir. 'Nous sommes déterminés à regarder profondément pour voir la nature de la co-production conditionnée de toutes choses, et pour réaliser la non-apparence, à nous libérer des désignations conventionnelles.' Toi et moi ne sommes pas séparés. Tu es en moi et je suis en toi.


Pour toucher la réalité des choses,
Réaliser la non-naissance et la non-mort,
Surmonter l’angoisse
Et pour vivre vraiment en paix.


'Pour toucher la réalité des choses.' La réalité, ici, c'est l'ainsité, Yathabhutam en sanskrit. 'Pour réaliser la non-naissance et la non-mort.' En apparence, il y a la naissance et la mort, mais en réalité, il n'y a ni naissance ni mort. Et une fois que nous réalisons cela, nous pouvons surmonter toute angoisse pour vivre vraiment en paix.


Cher Bouddha, soyez témoin de notre aspiration sincère.
Entourez-nous et protégez-nous
De votre énergie
Pour que nous puissions réaliser rapidement nos vœux.


'Cher Bouddha, soyez témoin de notre aspiration sincère. Entourez-nous et protégez-nous de votre énergie pour que nous puissions réaliser rapidement nos vœux.'


Hommage au Bouddha Amitabha.
Hommage au Bouddha Vairocana.
Hommage au Bouddha Shakyamuni.


J'espère qu'avant la récitation des entraînements à la pleine conscience, nous toucherons la terre devant le bodhisattva terre pure et fraîche le Bouddha à la lumière illimitée. Aujourd'hui, nous n'aurons pas de repas formel, mais un pique-nique.


(cloche)


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Enseignement donné le 26 Janvier 2012 en vietnamien,
transcrit par Pháp Thân d'après les traductions françaises et anglaises.