Les Critères du Bouddhisme

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(cloche)

Laisser le Bouddha respirer

Nous respirons et nous retournons au son de la cloche. Quand nous inspirons, cela peut durer deux ou trois secondes, et quand nous expirons cela peut durer cinq secondes. En inspirant, l'inspiration est en général plus courte que l'expiration, donc vous inspirez trois secondes mais vous pouvez expirer pendant cinq ou six secondes. Nous choisissons le nombre de secondes qui sont appropriés à nos poumons, un nombre de secondes pour l'inspiration approprié à nos poumons, et un nombre de secondes pour l'expiration approprié à nos poumons. Quand vous comptez comme cela, vous arrêtez de penser et portez votre attention sur votre inspiration et votre expiration et vous vous dissociez des pensées. Quand vous avez des insomnies ou des difficultés à dormir, vous inspirez, inspirez, inspirez, et vous comptez le nombre de secondes pour l'inspiration, et le nombre de secondes pour l'expiration, et vous faites comme cela pendant un moment. Vous arrêtez les pensées, votre esprit est seulement avec les nombres, cela devient monotone, et alors vous pouvez dormir, vous pouvez changer. Et quand vous faites la méditation marchée, vous pouvez compter vos pas. Inspirant, vous faites trois pas, expirant, vous pouvez faire cinq ou six pas, et vous marchez pendant un moment, et ensuite vos poumons seront plus flexibles, vous pourrez avoir une inspiration plus longue, et une expiration plus longue. Quand vous comptez comme cela, vous arrêtez de penser, et arrêter de penser vous aide à être plus relaxé. Quand vous faites la méditation assise, c'est la même chose: vous portez votre attention sur votre inspiration et votre expiration. Quand vous inspirez, vous pouvez penser: 'Que le Bouddha utilise mes pouvons pour inspirer et expirer', et quand le Bouddha commence à inspirer, vous voyez que le dos du Bouddha est bien droit, que le Bouddha est assis avec votre dos. Je suis assis avec le dos du Bouddha, mon droit est droit et relaxé. Inspirant, j'inspire comme le Bouddha, le Bouddha inspire. Mon dos est droit, relaxé, et je suis l'inspiration avec douceur, l'expiration avec douceur. Alors vous vous sentez très relaxé et en paix, et quand vous êtes relaxé et en paix, vous respirez correctement, vous pratiquez l'assise correctement. Mais si vous travaillez dur afin de vous assoir, ce n'est pas l'assise correcte. Si vous devez dominez vos jambes, vous devez forcer vos jambes à souffrir, ce n'est pas ce que le Bouddha souhaite. Si cela vous fait mal, vous pouvez changer. Votre tête et votre cou, et votre colonne vertébrale doivent être sur la même ligne verticale, et vous le faites d'une façon très relaxée, et vous laissez vos poumons se déployer naturellement. Vous inspirez avec douceur, expirez avec douceur, êtes relaxé, en paix. Avec une assise comme cela, vous appréciez vraiment ce moment. Si vous n'appréciez pas, si vous sentez que c'est un travail pénible, ce n'est pas la façon correcte. Et quand vous expirez, vous sentez que votre corps est relaxé, en paix, quand vous inspirez, vos épaules sont relaxées, vous ne faites aucun effort, vous laissez les choses aller, l'air entre, entre, entre, en douceur, visitant tous les coins de vos poumons, et expirant, expirant, expirant, laisse aller toutes les saletés. Vous portez votre attention au rythme de votre inspiration et de votre respiration, au rythme de votre coeur, et quand vous sentez votre inspiration et votre expiration si agréables, si relaxantes, si apaisantes, alors vous nourrissez votre corps et votre esprit. Si vous sentez que votre corps et votre esprit sont plus relaxés, alors vous savez que la guérison prend place. Notre corps peut être guéri, et quand vous marchez, vous faites aussi la méditation marchée d'une façon relaxée, paisible, et la guérison prendra place aussi. La guérison peut être pour votre corps, la guérison peut être pour votre esprit. Chaque pas est une guérison, chaque inspiration et chaque expiration est une guérison, si vous pouvez arrêter d'être emporté par l'agitation, la peur, l'anxiété, vous laissez votre inspiration et votre expiration vous guérir, laissez vos pas vous guérir. Quand vous marchez de votre chambre à la salle de méditation, il y a beaucoup de pas pour vous guérir, et de la salle de méditation jusqu'à la salle à manger, il y a beaucoup d'occasions de guérir par votre inspiration et votre expiration, beaucoup d'occasions pour vos pas d'être relaxés, paisibles, guérissants.


Accepter les sensations douloureuses


Chaque matin, quand nous nous réveillons, nous sortons dehors. Il est seulement cinq heures, et il y a encore beaucoup d'étoiles dans le ciel, et nous marchons paisiblement, d'une façon relaxée, et c'est vraiment la Terre Pure, c'est vraiment le Royaume de Dieu. Les gens de la ville ne se lèvent pas tôt comme cela, et ils ne peuvent pas apprécier l'atmosphère du matin du ciel avec les étoiles. Quand vous aller à la salle de bains, vous lavez vos dents, vous posez de l'eau fraîche sur votre visage, et c'est le moment le plus relaxant. Chacun de nous avons des affections, petites ou grandes, dans notre corps ou notre esprit, et nous pouvons utiliser la méditation assise et nos pas pour nous guérir, pour guérir notre corps et notre esprit, et la meilleure guérison est de laisser notre corps, notre esprit se guérir eux-même. Vous devez seulement être relaxés et paisibles. Vous portez une attention totale à votre respiration, avec une inspiration relaxée, paisible, une expiration relaxée, paisible. Et quand vous marchez, vous faites aussi comme cela, vous seulement arrêtez de pensez, n'êtes pas emporté par quoi que ce soit. Seulement s'arrêter et être totalement avec le moment présent. Quand vous inspirez, vous faites trois pas, et quand vous expirez, vous faites trois pas. Et c'est la même chose pour votre corps comme pour votre esprit. Quand votre esprit est emporté par de fortes douleurs, fortes blessures, alors vous revenez simplement à votre inspiration et votre expiration paisiblement, en pleine conscience, relaxant votre corps, relaxant votre respiration, et cela embrassera votre douleur. Vos sensations douloureuses reviennent, et vous les acceptez comme elles sont. Vous savez que cette sensation douloureuse est vous, vous n'essayez pas de la combattre, mais vous devez simplement être plus en paix afin de l'embrasser et de prendre bien soin de vous. Vous dites bonjour à cette sensation douloureuse et vous la laissez, et vous continuez à revenir à votre inspiration, à votre expiration, d'une façon relaxée, paisiblement. Donc vous devez acceptez vos sensations douloureuses comme elles sont, et ne les laissez pas vous emporter et vous rendre encore plus agité. Vous acceptez ces sensations douloureuses, vous les relaxez, vous les rendez plus paisibles. Vous ne combattez pas, vous ne pensez pas que c'est le mal, que ce n'est pas moi, que cette douleur, cette agitation, cette jalousie, c'est vous. Vous les acceptez comme elles sont, mais vous avez besoin de vous calmer. « Ma forte émotion, je te calme. » Et vous revenez à votre inspiration, à votre expiration. « Relaxant, relaxant, en paix, en paix. Inspiration, expiration. » Et en faisant comme cela, ces inspirations et expirations paisibles, ces pas paisibles vous guériront, vous calmeront, rendront ces fortes émotions plus calmes, relaxés. Et quand cette forte émotion se calme, vous pouvez en voir la racine. L'autre personne vous a causé du mal, et elle-même souffre. Normalement, quand nous souffrons, nous pensons que nous sommes la seule personne qui souffre, et que les autres personnes sont très heureuses, mais en fait elles ont aussi beaucoup de douleur, et elles ne savent pas comment s'y prendre avec ces émotions fortes, et elles se détruisent avec ces émotions fortes, et essayent de détruire les personnes autour et vous êtes la victime. Quand vous pouvez vous calmer et rendre paisible votre esprit agité, vous pouvez voir la souffrance des autres personnes, vous pouvez en voir la racine, et vous savez comment vous y prendre avec beauté, avec compassion. En vous il y a de la compassion, vous avez le Bouddha en vous. Quand vous êtes plus en paix, relaxé, alors vous pouvez voir que chacun est un Bouddha en devenir. Quand nous sommes attaqués par des fortes émotions comme cela, on peut avoir la tendance à attaquer en retour. Et quand on attaque en retour, on n'est pas en paix, et la violence augmente des deux côtés, c'est un va et vient qui n'a pas de fin. Alors vous revenez simplement à votre compassion et à votre paix, vous regardez en profondeur, et vous voyez que cette personne souffre aussi. Il y a deux façons de penser: vous pouvez penser d'une façon qui va donner encore plus de colère, ou vous pouvez essayer de vous calmer et de toucher votre compassion, votre compréhension. Vous laissez votre esprit paisible, votre respiration paisible, et vous pouvez voir que les autres personnes souffrent aussi. Alors vous essayez de les écouter. Cette nouvelle année, nous essayerons de pratiquer cette phrase: 'Écouter afin de comprendre et regarder en profondeur afin d'être capable d'aimer'. Ce sont les deux phrases que nous pratiquons pour cette nouvelle année. 'Écouter afin de comprendre et regarder en profondeur afin d'être capable d'aimer'. Quand vous pouvez voir comme cela, votre colère partira.


(cloche)

L'utilitarisme

Grâce à la compréhension, nous pouvons calmer les formations mentales, les émotions qui nous font souffrir, et nous pouvons les transformer. Cela dépend de notre compréhension, de notre vision profonde. Vous devez regarder en profondeur avec un esprit calme. Dans le bouddhisme, il y a le critère de la douleur et du plaisir, de la souffrance et du bonheur. Nous avons la tendance à éviter la douleur et chercher le plaisir, les sensations agréables, c'est la caractéristique de la septième conscience. Les cinq premières consciences sont la conscience de l'oeil, la conscience de l'oreille, la conscience du nez, la conscience de la langue, la conscience du corps, la sixième conscience est la conscience de l'esprit, et la septième conscience est manas. Manas est la croyance illusoire que nous avons un soi séparé, qui cherche toujours le plaisir. Il y a l'école qui s'appelle 'utilitarisme'. L'éthique de cette école est que toute action, toute parole, toute pensée, qui délivre de la souffrance, apporte la joie et le bonheur, est correcte, et que toute action, toute parole, toute pensée qui apporte la souffrance est incorrecte. C'est le critère du chemin correct et incorrect de cette école. Tout ce qui rend les personnes joyeuses, heureuses, est correct. Tout ce qui fait les personnes souffrir, les rend agitées, violentes est incorrect. C'est le critère de cette école. Le but de cette école est similaire aux Quatre Nobles Vérités. Nous devons visualiser un monde de bonheur, une société où tout le monde a assez a manger, assez d'argent pour acheter à ce dont ils ont besoin, une société avec plus de démocratie, et plus de bonheur. Et quand vous visualisez cela, vous savez quoi faire, vous avez un but, et vous devez agir de telle façon que vous pouvez apporter assez de nourriture aux gens, et assez de démocratie, assez de bonheur. Dans le bouddhisme c'est le sentier octuple, les huit pratiques correctes. Donc cette école a certains points communs avec le bouddhisme. Quand vous avez ce but, vous définissez les actions que vous devez faire afin de mener la société dans cette direction, les personnes dans cette direction. Vous devez voir si cette action mène à cette vision, à ce monde de plus de démocratie, plus de nourriture, et c'est le critère de cette école de l'utilitarisme. Si vous mentez mais que ce mensonge peut apporter le bonheur, c'est correct, mais si vous dites la vérité mais que vous apportez de la souffrance, ce n'est pas correct. Par exemple, il y a un meurtrier qui veut trouver ses ennemis pour les tuer, et vous savez où ils se trouvent, mais vous savez que si vous dites la vérité, il ira tuer ces personnes, donc vous devez mentir. Donc parler correctement ou incorrectement, cela dépend de chaque cas. Dans le cas où vous mentez et que cela apporte du bonheur et de la sécurité aux personnes, c'est correct, mais si vous dites la vérité et que vous apportez de la souffrance aux autres personnes, ce n'est pas très bien. C'est le but de cette école. L'important est de rendre les gens heureux. La fin justifie les moyens. C'est le critère de cette école, l'utilitarisme.


Hiroshima

Le 6 Août 1945, les États-Unis ont lancé la première bombe atomique sur Hiroshima. Cent quarante mille personnes sont mortes tout de suite, en quelques minutes, et la bombe a causé beaucoup d'effets secondaires, qui se répercutent jusqu'à aujourd'hui. Il y a beaucoup de questions pour savoir si le lancement de la bombe était correct ou incorrect. Il y en a qui disent: 'Oui, la bombe tue, mais elle arrête la guerre, et si l'on ne peut pas stopper la guerre, la souffrance continue'. Il y a aussi ceux qui disent: 'Non, on peut utiliser d'autres moyens'. Et Franklin Roosevelt, le président des États-Unis, a dit que durant les opérations militaires, nous devons faire de notre mieux pour éviter la tuerie des civils. L'ordre était très clair, mais quand Roosevelt est mort, Harry Truman l'a remplacé, et il a dit ceci, 'Je suis en désaccord avec les opérations militaires qui causent de la souffrance aux civils, ici nous faisons des opérations militaires avec comme objectif les militaires de l'autre côté, mais pas pour causer de la souffrance aux civils'. Mais il ne savait pas que dans les forces armées ils commençaient déjà à avoir la bombe atomique, mais il a dit cela. Et les militaires sont venus le voir et ont dit: 'Nous devons lâcher cette bombe afin de stopper ces actes violents des japonais, ils doivent se rendre, on ne peut pas continuer cette guerre', et le conseiller de Truman lui a dit que même si cent mille personnes meurent, les Japonais paniqueront et se rendront et la guerre pourra finir plus vite. Donc Truman sait que si on lâche une telle bombe, il a aura au moins cent mille personnes qui mourront. Je ne sais pas combien de minutes, combien d'heures cela a pris pour que Truman change d'avis, mais il a autorisé le largage de la première bombe atomique sur Hiroshima. On rapporte que Truman a dit que quand il a décidé cela, il s'est senti tellement soulagé qu'il a dormi comme un bébé. Je suis tellement surpris: il sait en avance que cent mille personnes vont mourir, mais il peut dormir comme un bébé, c'est étrange. Deux jours plus tard, les Japonais ne s'étaient toujours pas rendus. Cent mille personnes étaient mortes mais ils ne s'étaient toujours pas rendus. Et les effets secondaires continuent de tuer des dizaines de milliers de personnes, ils continuent encore de tuer des personnes après des dizaines d'années. J'ai visité le musée de Hiroshima, c'est terrible. Il y a une boîte où ils ont des métaux, des couteaux, des cuillères, et la bombe est si chaude que tout cela a fondu. Toute les choses en métal on fondu et fait un bloc. Et beaucoup de gens ont sauté dans l'eau parce que c'est trop chaud, mais l'eau dans la rivière était aussi très chaude, et ils moururent aussi. Le 9 Août 1945, il y a eu une deuxième bombe atomique lâchée sur Nagasaki, qui est une petite ville, et elle a tué tout de suite soixante-dix mille civils. C'est une grande chose pour nous à regarder en profondeur. Devons nous lâcher la bombe, ou ne pas lâcher la bombe? Si nous lâchons la bombe, l'autre côté peut se rendre et la guerre peut s'arrêter, et d'autres pensent que l'on peut apporter d'autres solutions, on ne peut pas être sûr qu'ils vont se rendre. Avec la première bombe lâchée sur Hiroshima, ils ont encore refusé de se rendre, c'est seulement à la deuxième bombe qu'ils se sont rendus, donc on ne sait pas combien de bombes on doit lâcher. On a une responsabilité très lourde. Et on ne peut pas savoir à l'avance si cet acte, lâcher la bombe atomique est correct ou non. Peut-être que l'on va lâcher cinq bombes et qu'ils ne se rendront toujours pas. Donc, dans l'éthique globale, on essaye de trouver un critère afin de voir si cet acte est correct ou non.


Anscombe et Kant

Le sentier octuple, c'est huit pratiques correctes. Comment pouvons nous appeler la pensée correcte, comment pouvons nous appeler la vue correcte? Nous devons nous demander ce que signifie correct, ce que rend nos pensées appelés pensées correctes, et nous avons besoin d'un critère. Quelle est la vue correcte? Vous dites que vous avez la vue correcte, et d'autres ont une vue différente de vous et ils disent aussi qu'ils ont la vue correcte. Dans le bouddhisme, la vue correcte est la vue de l'inter-être, la vue non-dualiste, la vue de l'inter-être, la vue de l'impermanence, la vue du non-soi, la vue transcendante, qui signifie embrasser toutes les autres vues. Donc ici le critère est l'inter-être, l'impermanence, le non-soi, la transcendance qui embrasse tout, et la non-dualité. Et nous arrivons à la plus haute vue, qui est l'absence de toutes les vues. Vous embrassez tout, vous embrassez la totalité des vues, et cela signifie que vous n'avez plus de vues. Vous pouvez voir l'inter-être de tous les éléments, vous n'avez pas de discrimination, vous n'avez pas de vue dualiste, et c'est la vue correcte, qui embrasse toutes les vues. Le bouddhisme est aussi une école de moralité, et il utilise des critère pour nous permettre de voir si le correct et le non-correct. Quand vous pensez d'une façon qui reflète la compassion et la compréhension, c'est ce qu'on appelle correct. Et s'il y a des vues où il y a de l'aversion, de l'envie, de l'ignorance, ce n'est pas la vue correcte, la pensée correcte. C'est un critère pour nous à mesurer pour voir si c'est correct ou non-correct. En Angleterre, à ce moment- là, il y avait une jeune étudiante, Anscombe. Plus tard, elle est devenue une philosophe très connue, une philosophe très éthique. Elle est chrétienne et son éthique est de ne pas tuer, parce que tous les êtres sont des créatures de Dieu, et donc vous ne pouvez tuer pas même une personne, et vous ne pouvez utiliser aucune raison afin de tuer cent mille personnes. Dieu commande que vous ne devez pas tuer, c'est un Commandement de Dieu. Pour le philosophe Kant en Allemagne, si vous mentez, c'est immoral, et même si vous mentez pour sauvez des personnes, c'est aussi immoral. C'est l'impératif catégorique. Si vous mentez même pour sauver des personnes, ce n'est pas correct, c'est comme le commandement de Dieu. Anscombe a dit que c'est le commandement de Dieu, vous ne devez pas tuer. L'utilitarisme est très flexible, même si vous mentez, c'est correct si cela apporte du bonheur, de la démocratie, de la liberté aux personnes. Onze années plus tard, Truman a visité le Royaume-Uni, et l'Université d'Oxford lui a délivré le Doctorat. Anscombe était déjà un professeur, elle enseignait l'éthique et était très fidèle aux enseignements de la chrétienté. Elle disait qu'il y a des choses que vous ne pouvez pas faire, quoi qu'il arrive. Nous ne pouvons simplement pas le faire. Par exemple, nous voulons sauver le monde, et nous devons tuer un enfant afin de sauver le monde, alors nous ne pouvons pas le faire. Des personnes disent que Anscombe et Kant sont trop rigides. Pendant la remise du Doctorat par l'Université d'Oxford à Truman, Anscombe organisa une session de prières dans la rue pour s'y opposer.


(cloche)

J'ai regardé en profondeur plusieurs fois le sujet de la bombe atomique et j'ai vu que lâcher la bombe sur Nagasaki et Hiroshima n'était pas seulement un problème de stopper la guerre, mais les États-Unis ont aussi fait cela parce qu'ils voulaient prouver qu'ils étaient les numéro un, et donc ils ont lâché la bombe non seulement pour que le Japon se rende mais aussi pour prouver que les États-Unis était une superpuissance et ne pouvait pas être compétitifs. C'est un problème d'éthique que nous avons besoin de regarder en profondeur. Dans le bouddhisme, nous mentionnons le critère de la douleur et du bonheur. Ce qui mène à la douleur, vous ne le faites pas, et ce qui mène à la joie, au bonheur, vous pouvez le faire, mais ce critère n'est pas absolu, vous ne pouvez pas utiliser seulement ce critère. Par exemple, quand vous buvez du vin, vous êtes si heureux, et quand vous buvez de la liqueur, vous êtes encore plus heureux, mais vous faites du mal à vos poumons. Ou alors vous mangez beaucoup de glaces, beaucoup de chocolat, et vous avez beaucoup joie, mais plus tard vous aurez des problèmes. Donc ce critère de douleur, de souffrance et de bonheur ne suffit pas. Vous avez besoin de quelque souffrance afin d'être une meilleure personne, une personne plus profonde. La souffrance n'est pas seulement mauvaise, quelquefois vous avez besoin de souffrir un peu afin de voir la valeur d'autres choses. Dans le passé, il y avait un étudiant de seize ans, qui a fait un très bon travail aux examens, et normalement il devait être le premier de l'examen, mais ils ont dit qu'il était trop jeune, et que s'ils le laissaient être le premier, cela le rendrait trop fier, et que pour cette fois ils allaient le laisser échouer, afin que sa fierté diminue. Et ce n'est pas juste, parce son travail est le meilleur de l'examen. Cela s'est passé dans le passé au Vietnam, un jeune homme de seize ans a échoué à l'examen alors que son travail était le meilleur, parce que c'est la façon dont nous entraînons les gens, ils ont besoin d'avoir plus d'humilité. Si vous êtes le meneur d'un pays, vous avez besoin d'avoir plus d'humilité. Et ce critère est différent de celui de l'Est. Dans l'Est, si quelqu'un tue, les trois générations de ses enfants seront tous tuées. Si vous tuez quelqu'un, c'est immoral, si vous tuez une personne vous devez tuer trois générations. Tuer une personne est très immoral, c'est un acte très mauvais. Et alors on tue non seulement cette personne mais trois générations de cette personne, et on voit que ce n'est pas juste. Une personne le fait et toute la famille doit souffrir comme lui. En fait, il y a des raisons pour cela. Dans une famille, si une personne est malade, les autres personnes sont malades aussi. Ils ne se sentent pas bien. Si une personne a un accident, alors toute la famille est plus ou moins comme dans un accident. S'il y a quelqu'un en prison, même si les autres ne sont pas en prison, ils souffrent comme s'ils étaient en prison. Les personnes disent que c'est parce que les parents n'ont pas bien enseigné aux enfants, donc ils les punissent tous, et c'est pourquoi en Asie, en Chine, au Vietnam, dans beaucoup d'autres pays, si une personne est tuée trois générations sont tuées, c'est un acte très immoral. Donc c'est un critère qui est différent dans la société de l'Est. Dans le passé, il y avait des tribus dans lesquelles lorsque le grand-père mourait, les gens devaient manger sa chair, parce qu'ils pensaient qu'ainsi le grand-père continuait de vivre en eux. Vous deviez manger vos ancêtres, si vous ne le faisiez pas, vous n'étiez pas un très bon fils, un bon père, c'était immoral. Et pour d'autres personnes c'est barbare. Pour d'autres pays, brûler les ancêtres est un acte immoral, ils disent: 'Ce n'est pas bien, vous n'êtes pas un bon fils, un bon père', donc le critère du bien et du mal dépend du pays, des croyances locales.


Jodie, Marie, Thérésa

L'an 2000, il y avait une famille qui vivait dans l'île de Gozo, dans la Méditerranée. Ils ont été à Manchester pour donner naissance à leurs enfants, à l'hôpital St Marie. La femme était enceinte de deux enfants, deux foetus, et les deux étaient des filles, Jodie et Marie. Quand elle a accouché, il y avait deux enfants, réunis au bas-ventre. Ils avaient chacun leur propre tête, bras, jambes, cerveau, cœur, poumons, reins et foie. Le seul organe commun était une vessie. Il y avait de graves problèmes découlant de la fusion des os du bassin. Jodie semblait avoir le développement normal du cerveau et ses organes principaux fonctionnaient tous bien. Marie avait une fonction cérébrale primitive, son cœur fonctionnait à peine, et ses poumons pas du tout. Elle survivait uniquement parce que le coeur de Jodie pompait le sang dans son corps. On s'attendait à ce que cela affaiblisse Jodie rapidement et que cela conduise à sa mort et à celle de Marie dans les trois à six mois. Les médecins pensaient qu'au moins ils pouvaient un enfant. S'ils les coupaient dans une opération, ils devaient sacrifier Marie, mais que s'ils ne la faisaient pas les deux mourraient. Mais la famille était très chrétienne et ils pensaient que les deux enfants devaient mourir au lieu qu'un survive et un autre meure. E les médecins pensaient que ce n'était pas correct, que s'ils pouvaient en sauver un, ils devaient le sauver. Alors ils sont allés au tribunal et ont demandé la permission de faire l'opération, et le tribunal accepta. Quelques jours plus tard, ils ont fait l'opération et ont pu sauver Jodie, et Marie est morte. Les médecins ont suivi une autre éthique que celle des parents. La mort de Marie a sauvé Jodie, et les parents pensaient qu'ils devaient accepter ce que Dieu donne, et que si les deux mourraient, c'était la volonté de Dieu, qu'ils n'avaient pas de droit d'en tuer un afin de sauver l'autre. Donc il y a deux critères d'éthique: celle des médecins de l'hôpital St Marie et celle des parents. Il y a aussi l'histoire du petit bébé Thérésa, né en Floride, en 1992. Quand on a fait un scanner, on a vu que Thérésa n'avait pas de cerveau, et que Thérésa allait mourir dans quelques jours. Ce bébé n'avait pas de cerveau, mais pouvait respirer, et son coeur pouvait battre. Les parents décidèrent d'offrir les autres organes à d'autres enfants, comme les poumons, les reins, les yeux, sachant que le bébé allait mourir mais que beaucoup d'autres bébés pourrait utiliser ses organes. Me si elle allait mourir dans les cinq jours, Thérésa avait encore de bons yeux, de bon reins, de bons poumons, alors pourquoi ne pas les donner à d'autres enfants? Les médecins était d'accord là-dessus, mais la loi de Floride l'a interdit, car elle disait que c'est seulement quand vous mourez que vous êtes autorisés à prendre les organes. Si un être est encore en vie, vous ne pouvez pas tuer pour utiliser les organes, la loi en Floride est comme cela, et ils devaient s'y tenir. Et quand Thérésa est morte, ses organes ne pouvaient plus être utilisés. Tous ses critères dépendent de la façon dont vous pensez.


Gandhi

Dans le bouddhisme, nous avons le premier critère de la souffrance et du bonheur. Vous devez être conscient que vous avez besoin de souffrance afin que votre bonheur soit plus profond. Ensuite, il y a le deuxième critère, le critère du bénéficiaire et du non-bénéficiaire. Dans le bouddhisme, tout ce qui apporte le bonheur, la fraternité, la libération, on l'appelle bénéficiaire, et tout ce qui vous apporte de l'attachement, de la souffrance, du désespoir, tout ce qui est un obstacle à la libération, on l'appelle le non-bénéficiaire. Il y a la souffrance, mais vous devez accepter la souffrance afin d'être joyeux, heureux. Le bénéficiaire et le non-bénéficiaire sont des sortes de suppléments au premier critère. Le premier Octobre, le jour de remémoration de Gandhi, j'ai vu quelque chose de très intéressant sur Gandhi, une très belle phrase de Gandhi: « Nos ancêtres avaient compris cela et placé une limite à nos indulgences. Ils avaient remarqué que le bonheur était surtout une condition mentale. Un homme n'est pas nécessairement heureux parce qu'il est riche, ou malheureux parce qu'il est pauvre. On voit souvent que les riches sont malheureux et que les pauvres sont heureux. Des millions de personnes seront toujours pauvres. En observant ceci, nos ancêtres nous ont dissuadé du luxe et des plaisirs. » La joie, le bonheur, le plaisir, peut être non bénéficiaire pour vous dans le futur. Par exemple, vous buvez beaucoup d'alcool, et c'est tellement bien, et vous vous sentez très joyeux, vous avez beaucoup de plaisir, mais cela ne sera pas bénéficiaire pour votre corps dans le futur, ce n'est pas le vrai bonheur. Gagner beaucoup d'argent et chercher la joie des cinq plaisirs n'est pas bénéficiaire, mais si vous savez limiter vos dépenses et être raisonnable, vivre simplement, vous avez plus de joie, plus de paix, plus de liberté. Et Gandhi a dit aussi: « L'esprit est un oiseau sans repos ; le plus il obtient et le plus il désire et n'est jamais satisfait. » Cela signifie votre désir n'a pas de limite. Vous avez du succès et vous n'êtes pas satisfait par ce succès et vous voulez plus de succès et vous n'êtes pas satisfait et vous voulez encore plus de succès, donc le désir n'a pas de limites. Pour être bénéficiaire vous devez voir ce qui vous amène à plus de joie, de libération, à un bonheur simple et profonde. Ce critère de la souffrance et du plaisir va ensemble avec le critère du bénéficiaire et du non-bénéficiaire, et si ce plaisir vous apporte plus ou moins de bénéfice.


Précepte préventif

Après ce critère, il y a un le critère de confusion, de l'illusion, et de l'éveil. Quand vous êtes dans la confusion, vos décisions ne sont pas claires, et quand le moment de confusion est parti, seulement alors vous voyez que vous aviez tort, mais pendant le moment de confusion, d'illusion, vous pensez toujours que vous avez raison. Donc la question est: 'Êtes-vous dans un moment de confusion?' Quand vous n'avez pas de pleine conscience, vous êtes dans un moment confus. Quand vous êtes dispersé, n'avez pas de concentration, de pleine conscience, vous n'avez pas de vision profonde et êtes dans un moment confus. Si vous signez un papier alors que vous êtes ivre, c'est très dangereux. Quand vous faites un testament pour vos descendants, vous devez avoir un esprit très clair, et le notaire doit avoir des témoins pour prouver que la personne a un esprit clair lorsqu'elle signe le testament. En ce qui concerne les préceptes, les entraînements, il y en a certains que si vous violez, vous souffrez tout de suite, vous vous sentez honteux tout de suite, vous voyez que vous avez tort tout de suite. Les français disent 'Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts'. Mais après un verre, on en veut un deuxième, et après le deuxième, un troisième. Donc, c'est mieux de ne pas boire le premier verre, c'est préventif. Il y a quelqu'un en Angleterre qui m'a dit: 'Pendant plus de vingt ans, toutes les semaines, je bois un verre de vin avec mes enfants et mes petits-enfants, mais si je prends les préceptes, avec le cinquième précepte, je ne pourrais plus boire aucun verre de vin.' Alors elle a demandé si elle pouvait garder seulement les quatre premiers entraînements à la pleine conscience, et pas le cinquième, parce qu'elle devait prendre un verre de vin toutes les semaines avec ses enfants et petits-enfants, et je lui répondu: 'Pour vous, un verre de vin ne fait aucun dommage, car vous êtes très modérée, mais qu'en est-il de vos enfants, qu'en est-il de vos petits-enfants? Ils peuvent avoir la graine d'être passionnés, et un verre n'est peut-être pas assez pour eux, et ils ont peut-être la graine de l'alcoolisme. Quand vous buvez un verre de vin, vous êtes modérée, vous buvez seulement un verre, mais vos enfants et vos petits-enfants peuvent boire non seulement un verre, mais deux, trois, quatre, et alors ils souffrent, et ils boivent plus que quatre ou cinq verres et deviennent alcooliques. Vous pouvez arrêter de boire parce que vous aimez vos enfants, parce que vous savez que parmi vos descendants, ils y a ceux qui ne sont pas modérés comme vous.' Alors elle a compris et a arrêté de boire même un seul verre de vin, et c'est un précepte préventif, parce que parmi ses descendants, il y a ceux qui ne sont pas modérés, qui ont la graine de l'alcoolisme, et elle est très heureuse d'avoir pris le cinquième entraînement à la pleine conscience, elle a pris un précepte préventif par compassion pour ses descendants.


Ouverture et alignement

Donc il y a un autre critère, le critère de l'ouverture. Il y a des règles que vous souhaitez que tout le monde suive, comme les limites de la retraite d'hiver. Personne ne devrait sortir des limites, des frontières de notre retraite d'hiver, mais s'il y a une soeur qui est malade, elle doit demander la permission de partir, et cela ouvre les limites de la retraite d'hiver pour aller à l'hôpital ou aller au médecin. Le bodhisattva peut mentir afin d'aider les gens. Si vous êtes un policier ou une policière, et que vous devez arrêter une personne et la mettre en prison, vous pouvez le faire par compassion, parce qu'elle est trop dangereuse. Vous ne pouvez pas la contrôler, alors si vous le faites par compassion, ça va. Vous ne le faites pas afin de punir, mais par compassion. Vous vous dites: 'Cette personne est très dangereuse, et si on la laisse libre, elle peut faire du mal aux autres'. Dans une de ses vies précédentes, le Bouddha a tué une personne afin de sauver beaucoup de gens, et en tant que bodhisattva il a dû aller en enfer parce qu'il avait tué une personne. Donc, par exemple, si vous voyez une personne qui a une mitraillette, si vous savez que cette personne va tuer beaucoup de gens, vous devez tirer sur cette personne aux jambes, ou quelque part où cela va le blesser, alors il ne pourra pas tuer les autres. Et si vous voyez quelqu'un qui souffre beaucoup et que cette personne veut mourir parce qu'elle a une maladie incurable, vous pouvez autoriser cette personne à mourir en paix. Si nous voyons un animal qui souffre beaucoup parce qu'il va mourir, alors nous pouvons autoriser cet animal à mourir plus vite. Nous appelons ce critère 'ouverture'. Avec ce critère, vous devez utiliser votre compassion avec comme objectif cette personne, et si vous voyez qu'elle a une maladie incurable et qu'elle va de toute façon mourir, vous pouvez l'aider à mourir plus vite.


Un autre critère est que les enseignements doivent s'aligner avec le Dharma originel, mais doivent aussi être adaptables, appropriés à chaque cas, à chaque société. Ils doivent s'aligner avec les enseignements originaux, mais doivent être appropriés aux personnes, à notre société, à notre temps


Le critère de la dimension ultime

Tous les critères que nous avons mentionnés sont relatifs, mais le dernier critère relève de la dimension ultime. Quand on arrive à la dimension ultime, nous ne pouvons pas utiliser tous ces critériums relatifs que nous avons utilisé. Quand nous touchons la réalité en elle-même, il n'y a pas de côté opposé comme la dimension historique. La dimension historique est le monde dans lequel nous vivons. Il y a vous différent de moi, l'Asie différente de l'Europe, et ainsi de suite. Mais au-delà de cela il y a la dimension ultime, la non-distinction. Nous ne pouvons pas parler du vrai ou du faux, du correct ou du non-correct, du bien et du mal, tout cela appartient à la dimension historique, mais quand vous arrivez à la dimension ultime, il n'y a pas de bien ou de mal, de correct ou de non correct, et ainsi de suite. Le nirvana est l'extinction de toutes les perceptions, l'extinction de toutes les vues. Dans le christianisme, les gens ont l'habitude de mettre Dieu dans le côté du bien: quand nous parlons de Dieu, nous parlons de l'amour, de la vérité, du bien, de la beauté, et dans ce cas cela signifie que Dieu a un antagoniste, un côté opposé, parce que s'il y a Dieu, il y a Satan. Pour moi, ce Dieu n'est pas le Dieu absolu. Si vous décrivez Dieu d'une telle façon, Dieu est encore dans le monde de la discrimination, il y a encore des opposés. Mais certains théologiens peuvent dépasser cette vue dualiste, il y a des personnes qui ont vu Dieu avec les yeux de la dimension ultime, et Dieu n'est pas décrit par ces théologiens comme le bien opposé au mal. Ces théologiens peuvent atteindre ce que dans le bouddhisme on appelle le nirvana. Le nirvana est l'extinction des vues pour être la totalité des vues. Nous devons réécrire les cinq entraînements à la pleine conscience. Je souhaite que vous organisiez des groupes de discussion du Dharma et que vous partagiez vos idées pour changer le premier des cinq entraînements à la pleine conscience dans la lumière de ce que vous avez appris ces jours-ci. Et vous devriez vous organiser pour créer des groupes de même langage, parce que c'est plus facile, vous devez utiliser les mots justes. Je pense que vous pouvez faire un groupe en vietnamien, un groupe en anglais et un groupe en français, et s'il y a assez d'allemands ou assez d'espagnols vous pouvez faire aussi d'autres groupes. Donc le premier entraînement à la pleine conscience concerne la tuerie. La guerre, le terrorisme, la tuerie, sont nos problèmes d'aujourd'hui. Nous devons être conscient que la souffrance de maintenant est la tuerie, le terrorisme, la violence, et nous devons voir que ce qui se tient derrière ces actes de violence, ces actes de terrorisme, ces actes de tuerie, est la peur, la revanche, la haine, le désir. Ce qui nous amène à la peur, la haine, et le désir, c'est la discrimination. Les racines de toutes ces choses sont les vues erronées, lorsque vous voyez que vous êtes différents des autres, que vous avez une vue dualiste. Et vous vous accrochez à ces vues, vous êtes tellement sûr de votre vue. Nous devons nous souvenir que le premier précepte, le premier entraînement des quatorze entraînements à la pleine conscience est de n'être pris par aucune vue. C'est dans le premier entraînement à la pleine conscience de l'ordre de l'inter-être, et c'est très important, parce que maintenant, dans le monde, les gens sont tellement emprisonnés dans leurs vues qu'ils la considèrent comme un dogme, et ils croient que c'est la vérité absolue et que ceux qui ne croient pas comme cela sont des hérétiques, et ils veulent imposer leur vue à chacun. Être emprisonné dans cette vue dualiste amène les personnes à la discrimination, à la peur, à la haine, au désir, et la tuerie. Donc vous devez écrire de nouveau le premier entraînement, parce que la violence, la tuerie, le terrorisme, d'où cela vient-il? La racine est dans le cinquième. Donc le premier entraînement va ensemble avec le cinquième entraînement. Nous devons nous organiser d'une telle façon que tout le monde ait la chance de présenter ces idées à propos des entraînements, pour pouvoir le rendre plus approprié à notre temps.


Enseignement donné le 11 Décembre 2008 en vietnamien, transcrit par Pháp Thân d'après la traduction anglaise.