Être une source de joie

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(cloche)

'J'inspire, je sais que le soleil est là. J'expire, je souris au soleil'. Bonjour, chère Sangha, nous sommes aujourd'hui le 5 Février de l'an 2009 et nous sommes au Hameau du Bas.


Le plus grand miracle est d'être vivant

Est-ce que vous avez déjà aimé ? Quand vous aimez quelqu'un, vous voulez regarder cette personne-là dans les yeux, et dire qu'elle est une source de bonheur pour vous. 'Chéri, tu es un trésor pour moi, tu es une source de bonheur pour moi.' C'est parce que vous trouvez dans cette personne-là beaucoup de fraîcheur, beaucoup de compréhension et beaucoup de compassion. Et cette personne-là a aussi de la stabilité, de la solidité qui vous procure la non-peur. Vous avez beaucoup besoin de la non-peur, et cette personne-là peut vous procurer de la non-peur, de la stabilité. Donc vous souhaitez que l'autre personne reste comme ça, avec beaucoup de fraîcheur, avec beaucoup de stabilité, avec beaucoup de compréhension et de compassion pour que vous puissiez profiter d'elle. Et peut être que vous voulez faire quelque chose pour pouvoir maintenir cette situation. On peut toujours faire quelque chose pour pouvoir aider l'autre personne à rester fraîche, solide, compassionnée, pleine de compréhension. Il faut une pratique afin de pouvoir aider l'autre personne à continuer. Et vous aussi, celui ou celle qu'il aime, vous voulez aussi devenir une source de joie, de bonheur, un trésor pour l'autre personne, et ça doit être une pratique qui peut vous aider à devenir et à rester une source de bonheur pour l'autre. L'enseignement du Bouddha sur l'amour est très profond, très clair, et on peut le mettre en pratique aujourd'hui, aujourd'hui même. La pratique de la méditation nous procure de la joie, du bonheur, et comme vous avez de la joie et du bonheur, vous pouvez partager à l'autre personne. Vous pratiquez la méditation parce que cela vous procure de la joie et du bonheur, sinon, pourquoi pratiquer ? Il y a des gens qui souffrent en pratiquant. Pourquoi ? Il faut rendre la pratique agréable, et c'est une chose possible. Quand vous faites une inspiration, inspirez de telle sorte que l'inspiration puisse amener la paix, la relaxation, la détente et la joie. Et c'est une chose possible, et il faut apprendre à le faire. Une inspiration. C'est quelque chose qui se fait toujours, à chaque moment, et comme pratiquant, vous n'avez qu'à apporter votre attention à l'inspiration. 'J'inspire, et je sais qu'une inspiration est en train de se dérouler'. Et votre pleine conscience est générée pour pouvoir vous aider à devenir conscient qu'une inspiration est en train de se dérouler. 'J'inspire et je sais que j'inspire.' Et la pleine conscience est quelque chose comme la lumière qui illumine l'existence de l'inspiration. C'est comme la lumière qui embrasse la végétation, et vous savez que la lumière a un effet profond sur la végétation. Quand vous allumez l'énergie de la pleine conscience, si vous pouvez embrasser votre inspiration avec l'énergie de la pleine conscience, l'inspiration commence à changer. L'inspiration devient de plus en plus calme, plus douce, plus profonde, et cela apporte à votre corps un peu plus de calme, d'harmonie, et de paix, tout de suite, en quelques secondes seulement. Avec la pleine conscience, votre inspiration devient plus calme, plus profonde, plus paisible, et c'est une chose agréable à faire, et vous pouvez vous réjouir de l'inspiration. Faire une inspiration, c'est quelque chose de merveilleux. Cela procure du plaisir, cela donne du plaisir. Avec une inspiration, vous pouvez vous rendre compte que vous êtes vivants. Une chose morte ne respire pas. Parce que vous êtes vivants, vous respirez, et l'inspiration vous dit que vous êtes vivants. Être vivant, c'est une chose formidable, c'est un miracle que vous soyez là vivant. Et le plus grand des miracles est d'être vivant. Donc une inspiration peut vous renseigner sur ce fait, que vous êtes là vivant, que vous êtes un miracle. Et c'est déjà une sorte d'éveil, d'illumination. Il y a des gens qui vivent autour de nous, mais ils ne savent qu'ils sont vivants, qu'ils sont là, ils marchent comme dans un rêve, ils pensent, ils agissent comme dans un rêve, ils ne sont pas vivants, parce qu'ils n'ont pas la pleine conscience qu'ils sont là, qu'ils sont vivants. Donc une inspiration, ça vous aide beaucoup. Tout d'abord, ça vous amène de la paix, de la solidité, de l'harmonie dans le corps et dans vos sensations, ça vous ramène l'éveil. 'Je suis là, j'inspire, je sais que je suis vivant.' Et vous touchez le miracle d'être éveillé. Le bouddhisme est à propos de l'éveil, et une inspiration seule peut déjà produire l'éveil. Et vous pouvez continuer avec une expiration. Une expiration peut être faite en telle sorte que la joie, la détente soit possible. Le Bouddha nous a proposé des exercices très simples afin de pouvoir le faire. 'J'inspire, je suis conscient de mon corps, de tout mon corps, de mon corps tout entier.' Et quand vous êtes conscients de votre corps tout entier, vous réalisez, vous savez qu'il y a de la tension dans votre corps. Alors vous ne voulez faire qu'une chose afin de pouvoir enlever cette tension, réduire cette tension, faire disparaître cette tension, parce que si la tension est accumulée jour après jour, cela va créer des maladies. Donc, quand vous êtes conscient qu'il y a de la tension dans le corps, vous pouvez faire une expiration afin de pouvoir détendre votre corps et mettre fin à la tension dans le corps, et c'est exactement cela que le Bouddha a proposé dans un exercice en ce qui concerne la respiration consciente. 'J'inspire, je suis conscient de mon corps tout entier. J'expire, je laisse mon corps tout entier se détendre.' Et avec une expiration, on peut beaucoup faire. Et vous pouvez faire cela avec un sourire aussi, un sourire veut dire que la tension est déjà partie. Et comme ça, une inspiration et une expiration peuvent vous guérir, peuvent vous nourrir, et c'est pourquoi, respirer n'est pas une corvée, n'est pas un travail forcé, mais c'est un plaisir.


S'asseoir et ne rien faire

Et s'asseoir comme ça, c'est aussi un plaisir, s'asseoir et ne rien faire, c'est quelque chose de formidable. Quand Nelson Mandela est venu en France pour rendre visite au Président Mitterrand, la presse lui a posé cette question : 'Qu'est-ce que vous voulez faire le plus ?' Et Mandela a dit ceci : 'Qu'est-ce que je veux faire le plus ? C'est m'asseoir sans rien faire.' Et nous, les pratiquants de la méditation assise, nous avons des occasions pour nous asseoir et ne rien faire. Et quand on sait comment s'asseoir, on peut ramener la paix, la détente, la joie, la guérison, et la pratique de la méditation peut faire tout cela. Vous êtes venus au Village des Pruniers, vous pratiquez avec les autres, chaque respiration, chaque assise, chaque pas que vous faites pendant la méditation marchée peut vous procurer de la joie, du plaisir, de la paix, de la guérison. Quand vous faites une inspiration, vous pouvez faire un pas ou deux pas, et vous pouvez dire : 'Je suis chez moi, je suis chez moi.' Quand vous faites une expiration, vous pouvez aussi faire deux pas, et vous dites : 'Je suis arrivé, je suis arrivé.' Je suis chez moi, ça veut dire que je suis bien établi dans le moment présent, parce que c'est seulement dans le moment présent que la vie est disponible. Le passé n'est plus là, le futur n'est pas encore là. Il y a un seul moment où vous pouvez vivre vraiment et profondément votre vie : c'est l'instant présent. Et vous pouvez faire de l'instant présent votre vraie demeure. C'est pourquoi vous dites : 'Je suis chez moi. Je ne cours plus. Je marche, mais je suis déjà arrivé chez moi, l'instant présent.' Vous êtes à l'aise dans le moment présent. Autour de vous, les gens ne sont pas à l'aise, ils sont attachés à leur passé, ils souffrent à cause du passé. Le passé est devenu une sorte de prison pour eux, ils ne peuvent pas en sortir. Le passé est comme un fantôme qui les hante. Ils ne sont pas libres pour vivre le moment présent. Il y en a d'autres qui ont peur du futur, qui ont beaucoup de soucis en ce qui concerne le futur. La peur les habite, donc ils ne sont pas libres non plus pour pouvoir vivre l'instant présent. Donc en vous débarrassant de la souffrance en ce qui concerne le passé et de la peur en ce qui concerne le futur pour pouvoir s'établir dans le moment présent, vous êtes déjà libérés, libres, et vous pouvez vraiment vivre l'instant présent en profondeur. Et une inspiration faite dans la pleine conscience, un pas fait dans la pleine conscience peut vous aider à toucher la vie en profondeur avec toutes les merveilles qui sont là. Quand vous êtes établis dans le moment présent, vous pouvez reconnaître et toucher en profondeur les merveilles de la vie qui sont là comme le soleil, comme la brume, les oiseaux, les arbres, le visage d'un enfant, la présence de votre bien-aimé. Quand vous êtes capables de vivre l'instant présent et de toucher les merveilles de la vie en profondeur, vous êtes nourris par ces merveilles de la vie, vous commencez le processus de guérison, et vous pouvez devenir une source de joie, de bonheur pour votre bien-aimé. C'est ce que voulez faire, n'est-ce pas ? Devenir et rester une source de bonheur pour l'autre personne, c'est une chose faisable, avec la méditation.


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Générer la joie et le bonheur

Quand l'autre personne vous regarde dans vos yeux, et dit que vous êtes son trésor, sa source de bonheur, qu'est-ce que vous pensez ? Vous voulez continuer à être cette source de bonheur pour lui ou pour elle, c'est-ce pas ? Et vous avez besoin d'une pratique pour pouvoir devenir ou bien rester cette source de bonheur, de joie, pour lui ou pour elle, n'est-ce pas ? Alors vous avez besoin de la pratique. Donc une bonne pratique de méditation doit toujours générer la joie et le bonheur. Et dans le bouddhisme, on parle de l'amour véritable. Et l'amour véritable doit contenir la joie. Si vous pleurez tout le temps et que vous faites pleurer l'autre personne, il n'y a pas de joie, ce n'est pas vraiment de l'amour. Alors il faut de l'amour, il faut de la joie pour que ça soit le vrai amour. Donc, le vrai amour, c'est la sorte d'amour qui nous procure de la joie, à vous et à l'autre personne. Et quand il y a de la joie, le bonheur est une chose possible aussi. Le Bouddha nous a proposé beaucoup de méthodes pour pouvoir ramener la joie et le bonheur. On n'a pas besoin de l'argent, de la gloire pour pouvoir créer la joie et le bonheur. On a besoin seulement de la respiration, de la marche. Comment faire pour que la joie puisse être là et demeurer ?


1- Le lâcher-prise

Tout d'abord avec le lâcher-prise. Il y a quelque chose en vous qui doit être lâché pour que la joie soit possible. Il faut identifier cela. Vous êtes pris par cela, et cela vous empêche d'avoir la joie. Il faut bien identifier ce facteur-là, il faut le laisser aller. Par exemple, vous avez une idée en ce qui concerne le bonheur, votre bonheur, et à cause de cette idée, vous souffrez. 'Je ne peux pas être heureux si je ne peux pas atteindre ce but, etc, etc...' Et vous avez une idée sur votre bonheur, et votre idée sur votre bonheur peut être l'obstacle qui vous empêche d'être heureux, d'être joyeux. C'est un exemple. Ou peut-être le passé. Il y a des gens qui sont emprisonnés par leur passé, les regrets, la souffrance en ce qui concerne le passé, et pour eux, le passé est devenu une sorte de prison, et pour eux, c'est très difficile de se libérer du passé afin de pouvoir vivre l'instant présent, alors le passé, est quelque chose à laisser aller. Donc, le lâcher-prise est une des méthodes pour pouvoir permettre la joie, le bonheur. Supposons que vous soyez Parisien, et à la fin de la semaine, vous voulez sortir de Paris pour pouvoir respirer l'air frais de la campagne. Il y a beaucoup de bruit, de poussière à Paris, et le vendredi soir, vous prenez votre voiture et vous essayez de sortir de Paris. Il vous faut une heure, ou peut-être plus. Après quelques heures, vous vous trouvez à la campagne, et vous pouvez respirer, et il y a les collines, les arbres, le plein air, alors il y a de la joie. Il y a de la joie, parce que vous avez pu laisser Paris derrière vous. C'est un exemple. Il faut laisser aller quelque chose pour que la joie puisse venir. Et ce quelque chose-là, c'est à vous de l'identifier. Il y a quelque chose en vous qui vous empêche d'avoir de la joie. Et la méditation a pour but aussi d'identifier les obstacles. Il y a quelque chose à laisser aller. C'est le secret, laisser-aller, le lâcher prise. Si tout seul, vous ne pouvez pas le faire, alors il faut demander de l'aide à un ami pratiquant, à un frère pratiquant, à une soeur pratiquante, pour pouvoir identifier cela, et avec son soutien, vous pouvez laisser aller ce qui vous tracasse, ce qui vous empêche de ne pas avoir de la joie.


2- La pleine conscience

Deuxième méthode : la pleine conscience. La pleine conscience est une source de bonheur, une source de joie. Je vous ai dit qu'il y a des merveilles de la vie qui sont disponibles dans le moment présent. Et parmi ces merveilles de la vie, la présence de votre bien-aimé. Alors si vous êtes conscient que votre bien-aimé est là, et que le soleil brille encore, que le ciel bleu est encore disponible, alors la joie vient tout doucement. La pleine conscience peut nous aider à accéder aux merveilles de la vie. Il y a des merveilles de la vie qui vous habitent. Votre coeur qui bat régulièrement, qui fonctionne bien, c'est une merveille de la vie. Vos yeux qui sont encore en bon état : à chaque fois que vous ouvrez vos yeux, vous pouvez entrer en contact avec un paradis de forme et de couleur. Ce sont des merveilles, et la méditation, c'est regarder en profondeur pour reconnaître ces merveilles de la vie qui sont en vous et qui sont autour de vous. Et l'énergie avec laquelle vous pouvez reconnaître les merveilles de la vie, c'est la pleine conscience. Supposons qu'il y ait un coucher de soleil magnifique, et si vous ne soyez pas conscients de cela, et pour vous, le coucher de soleil n'existe pas, parce que vous n'avez pas la pleine conscience, smriti en sanskrit, ou sati en pali. Votre inspiration est aussi une merveille. Peut-être que vous pensez que votre inspiration se déroule toute seule, qu'elle peut exister toute seule. Mais comment pouvez-vous dire cela ? Sans la pleine conscience, vous ne pouvez pas reconnaître qu'une inspiration est là ou n'est pas là. L'existence de l'inspiration ou la non-existence de l'inspiration, cela dépend de votre conscience. Vous pensez de manière dualiste, vous pensez que l'inspiration est une chose à part, une chose indépendante, et votre pleine conscience est ici, votre pleine conscience vient à l'inspiration pour la reconnaître, et dans votre manière de penser, il y a la pleine conscience qui existe à part de l'inspiration. Mais la chose n'est pas comme ça. La pleine conscience est toujours la pleine conscience de quelque chose. Le sujet et l'objet doivent se manifester en même temps. Donc penser que la pleine conscience est une chose séparée de l'inspiration, qu'elle va venir à l'inspiration, que ce sont des choses qui peuvent exister séparément, c'est une erreur de base dans le bouddhisme. Si on parle de l'enseignement du Bouddha, c'est l'erreur de base. La conscience, c'est toujours la conscience de quelque chose. La conscience, ici, c'est la conscience de l'inspiration. L'objet et le sujet de la conscience se manifestent en même temps. C'est comme pour une pièce de un euro, il y a deux faces. Comme une feuille de papier, il y a deux côtés, et ces deux côtés se manifestent en même temps, et sans ce côté-ci, l'autre côté n'existe pas. La même chose est vraie avec la pleine conscience. Donc, quand vous pratiquez, la pleine conscience est née en même temps avec votre corps, avec votre esprit, avec votre environnement. 'J'inspire, je sais que mes yeux sont là.' Les yeux sont des merveilles, et vous touchez les merveilles de la vie grâce à la pleine conscience, et la pleine conscience, elle aussi, c'est une merveille de la vie. Un Bouddha, c'est une personne habité par la pleine conscience. Un Bouddha, ça doit être une personne, et vous savez très bien que le Bouddha n'est pas un Dieu. J'ai écrit le livre 'Sur les traces de Siddharta' pour aider les gens à découvrir le Bouddha comme une personne, comme un être humain. C'est très important de pouvoir découvrir le Bouddha comme un être vivant, une personne. Si vous voulez chercher le Bouddha, il faut chercher parmi les hommes, parmi les femmes, pas dans les nuages. Et je viens de dire que le Bouddha est quelqu'un qui est habité par la pleine conscience, donc le Bouddha est au courant du fait que son corps est une merveille, et que l'environnement dans lequel il est est aussi une merveille. Et si vous êtes capables de toucher les merveilles en vous-même et autour de vous, vous êtes un Bouddha, une Bouddha. C'est facile. Il y ceux et celles d'entre nous qui peuvent être Bouddha de temps en temps, et avec la pratique, on peut devenir le Bouddha à plein temps, et chaque inspiration, chaque expiration peuvent être dans la pleine conscience. Chaque pas que vous faites peut être dans la pleine conscience. Chaque chose que vous pensez, chaque pensée, chaque parole, peuvent être faits dans la pleine conscience, et comme cela, vous apprenez à devenir un Bouddha à plein temps. Ce n'est pas difficile de devenir un Bouddha, si vous savez comment générer l'énergie de la pleine conscience. Tout le monde est capable de boire son thé dans la pleine conscience. Je bois du thé et je sais que je suis en train de boire le thé. Je suis concentré sur le thé, je ne pense à rien d'autre. Et vous êtes capables de boire le thé comme ça, de prendre le thé comme ça, et vous prenez le thé comme un Bouddha, et c'est la manière du Bouddha de prendre le thé. Quand le Bouddha prend le thé, il se concentre sur le thé, il sait qu'il est en train de boire du thé. Il y a de la pleine conscience et de la concentration, et c'est une chose faisable pour nous tous. Quand je marche, je suis conscient de chaque pas, et chaque pas me permet d'entrer en contact avec les merveilles de la vie en moi et autour de moi. On ne peut pas dire que la méditation est difficile. Non, ce n'est pas difficile, et c'est agréable.


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3- La concentration

La pleine conscience est une source de joie et de bonheur. Si vous pratiquez la pleine conscience, vous pouvez entrer en contact avec les merveilles de la vie qui vous nourrissent, qui vous guérissent, qui vous procurent de la joie et du bonheur. Et la pleine conscience est porteuse d'une autre énergie qui s'appelle concentration, samadhi. Si vous êtes conscients de quelque chose comme la fleur, si vous êtes habités par l'énergie de la pleine conscience, vous reconnaissez que la fleur est là, est bien là, ou quand vous regardez votre bien-aimé avec la pleine conscience, vous savez très bien que votre bien-aimé est bien là, vivant. Il y a déjà de la concentration dans la pleine conscience. Si la pleine conscience est vigoureuse, est solide, il y a déjà de l'énergie de la concentration. Et si l'énergie de la concentration devient puissante, la pleine conscience devient elle aussi très puissante. Et ces deux énergies vont de pair : la pleine conscience et la concentration. Et avec ces énergies-là, vous pouvez vivre en profondeur tous les moments de votre vie quotidienne, et c'est comme ça qu'un Bouddha vit sa vie, avec l'énergie de la pleine conscience, avec l'énergie de la concentration. Et vous pouvez faire la même chose avec un peu d'entraînement, avec le soutien de la sangha qui nous entoure, parce que dans la sangha, tout le monde veut faire la même chose : être habité par l'énergie de la pleine conscience, de la concentration, et vivre en profondeur chaque moment de sa vie. Vous êtes entourés par des personnes comme ça, et la pratique devient quelque chose de beaucoup plus facile quand vous êtes dans une sangha, et c'est pourquoi on doit prendre refuge dans la sangha. La sangha nous aide à réaliser tout cela d'une manière facile. Et vous voulez aussi bâtir une sangha chez vous pour faciliter la pratique. Bâtir une sangha, c'est quelque chose de très noble, de très important pour notre temps. Si vous êtes concentrés sur quelque chose qui est merveilleux, qui est guérissant, nourrissant, le plaisir, le bonheur devient de plus en plus grand, et c'est pourquoi la concentration est elle aussi une source de bonheur. Les gens cherchent le bonheur dans la direction de la gloire, de la renommée, de la richesse, du sexe, des choses comme ça, et ils souffrent beaucoup en faisant cela. Mais le Bouddha nous conseille de chercher le bonheur dans la direction de la pleine conscience, de la concentration, et la qualité de votre vie dépend de ces deux sources d'énergie. Donc cultiver la pleine conscience, cultiver la concentration, c'est avoir une qualité de vie supérieure. Cela vous procure le bonheur, la joie, et vous pouvez partager votre bonheur, votre joie, à votre bien-aimé et au monde. C'est une chose possible. Et on peut générer la joie, le bonheur, avec chaque inspiration, chaque expiration, chaque pas, chaque parole, chaque regard.


4- La vision profonde

Et le Bouddha nous a dit aussi que si vous avez cette énergie de pleine conscience et de concentration, vous allez pouvoir faire une percée et atteindre une vision plus profonde de ce qui est là. La pleine conscience et la concentration, quand elles sont puissantes, peuvent nous aider à faire une percée dans la réalité afin de pouvoir atteindre l'éveil, une vision profonde. Une compréhension, une vision profonde. Prajna. Et avec cette vision profonde, cette compréhension profonde, vous êtes libérés. Dans le bouddhisme, on parle de la libération, du salut par la connaissance, par la vision profonde. Dans le bouddhisme, on ne parle pas beaucoup de la grâce, mais si vous êtes d'origine chrétienne, ou juive, vous pouvez comprendre, vous pouvez interpréter la grâce comme la compréhension parfaite, parce que la compréhension profonde, la vision profonde, c'est ce qui nous libère. Par exemple, la peur. Si vous pratiquez le regard profond dirigé vers les choses, vous verrez qu'il n'y a pas de naissance, il n'y a pas de peur, alors vous êtes libérés de la peur en ce qui concerne naissance et mort. Supposons que nous regardions un nuage dans le ciel. Un nuage peut être l'objet de votre pleine conscience : 'J'inspire et je sais que mon nuage est là. J'expire et je souris à mon nuage. J'inspire et je sais qu'un nuage est toujours impermanent, cela change tout le temps. Et mon bien-aimé est aussi comme un nuage, elle change, il change. Et je sais que l'impermanence habite toute chose. Nuage et bien-aimé, ils sont tous les deux impermanents. Et le matin, le nuage est encore là, mais dans l'après-midi, il peut partir, il va pouvoir devenir pluie. Alors je vais pleurer, quand je ne vois plus mon nuage favori dans le ciel. Oh, nuage bien-aimé, pourquoi tu n'est plus là ? Je souffre.' Et vous pensez que votre nuage est déjà mort parce qu'il n'existe plus dans le ciel. Mais avec la méditation, on va pouvoir découvrir la nature de non-naissance et de non-mort du nuage. Être né, c'est, pour nous, de rien, devenir quelque chose. Mais un nuage ne vient pas de rien, un nuage vient toujours de quelque chose. De l'eau dans l'océan, de la chaleur. On peut regarder le nuage et reconnaître la vie antérieure du nuage : l'eau dans les océans, dans les lacs, et la chaleur procurée par le soleil. Dans une vie passée, le nuage a été l'eau, la chaleur, et quand on regarde le nuage en profondeur, on peut encore voir l'eau, les océans, la chaleur dans le nuage. On regarde le présent et on voit le passé. Celui ou celle qui pratique la méditation peut faire des choses comme ça. Il peut voir des choses que les autres ne peuvent pas voir. Donc, un nuage n'est jamais né. Parce qu'être né, dans notre tête, c'est de rien, de personne, on devient soudainement quelqu'un ou quelqu'une. Mais un nuage n'est pas comme ça. Avant sa manifestation comme nuage, il a été autre chose, comme océan, comme chaleur, donc l'apparence, l'apparition du nuage dans le ciel, c'est seulement un moment de continuation. Ce n'est pas le commencement, c'est un moment de continuation. Il n'y a pas de naissance, il y a seulement la continuation, et on peut se débarrasser des notions de naissance. Et pour un nuage, il est impossible de mourir. Un nuage ne peut jamais mourir. Mourir, cela veut dire que de quelque chose, on devient soudainement rien du tout. De l'être, on devient le néant. Mais c'est impossible pour un nuage de devenir le néant. C'est possible pour le nuage de devenir de la glace, de la brume, de la pluie, de la grêle, mais ce n'est pas possible pour un nuage de mourir, de devenir le néant. Et votre nuage préféré, votre nuage bien-aimé est encore là quelque part, il faut chercher avec la méditation, et quand votre nuage est devenu pluie, il fond avec beaucoup de joie, et vous êtes en train de pleurer. Il vous appelle : 'Chéri, tu ne me vois pas ? Je suis encore là pour toi.' Et c'est pourquoi, quand vous regardez le nuage avec la pleine conscience, avec la concentration, vous pouvez faire une percée dans la réalité et vous pouvez toucher la nature de la non-naissance et de la non-mort du nuage, et la peur n'est plus là. Donc, la méditation est faite avec trois sortes d'énergie. L'énergie de la pleine conscience, l'énergie de la concentration, et quand ces deux énergies sont puissantes, alors vous pouvez réaliser une percée pour pouvoir toucher, acquérir une vision profonde qui va vous libérer de la peur, de la colère, de la haine, et tout ça.


Nourrir nos ancêtres et nos descendants en nous

Et le vrai bonheur est possible seulement avec cette transformation, cette guérison. Si vous avez un enseignant du Dharma, si vous avez une sangha, des amis, des frères, des soeurs dans le Dharma, vous pratiquez comme ça. La transformation, la guérison, le bonheur, la joie, doivent être des choses possibles chaque jour. 'J'inspire, je suis conscient de mon corps tout entier.' On commence par cela. Être conscient que votre corps est là, c'est déjà une sorte d'éveil. Avec une inspiration, vous êtes revenus à vous-même, et vous reconnaissez que votre corps est bien là. Et avec cette inspiration harmonieuse, profonde, douce, vous pouvez amener un peu de paix, de détente à votre corps. Et vous pouvez toujours aller plus loin. 'J'inspire, et je sais que tous mes ancêtres, mes parents sont pleinement présents dans chaque cellule de mon corps. Je sais que les gênes sont là dans chaque cellule, et mon papa, ma maman, mes ancêtres, et même les animaux sont vraiment présents dans chaque cellule de mon corps.' Et c'est déjà une vision profonde. Avant cela, vous pensez que vous êtes un soi séparé, isolé, et avec ça beaucoup de peurs, de souffrances. Maintenant, avec une inspiration, vous touchez le fait que tous vos ancêtres sont encore vivants en vous. Et quand vous respirez comme ça, avec paix et bonheur, vos ancêtres font la même chose. Et si vous êtes habités par la joie et le bonheur, vos ancêtres en vous expérimentent eux aussi la joie et le bonheur. Vous respirez, vous faites cette inspiration non seulement pour vous-même, mais pour tous les ancêtres qui sont en vous. Et quand vous êtes libres du passé et du futur, et quand vous marchez comme ça comme un homme, une femme libre, que vous touchez les merveilles de la vie, que vous n'avez pas de soucis, de peur, alors tous les ancêtres en vous font la marche avec vous. C'est une vision profonde. Accessible seulement aux pratiquants de méditation, et cela seulement grâce à votre inspiration faite dans la pleine conscience. 'J'inspire, je sais que tous mes ancêtres sont vraiment présents dans chaque cellule de mon corps. Et quand je souris, tous mes ancêtres sourient. Quand je pleure, mes ancêtres pleurent.' C'est une chose scientifique. Et non seulement vos ancêtres sont là, mais vos descendants sont déjà là dans chaque cellule de votre corps. Vous savez que c'est le mois de Février quand vous regardez autour de vous. Vous savez que le printemps est en train de se préparer. Les fleurs ne sont pas apparentes, mais elles sont déjà là, dans les boutons. Donc, vos enfants et vos petits-enfants sont déjà là dans chaque cellule de votre corps. Ils attendent le moment pour pouvoir se manifester. Alors, quand vous faites une inspiration dans la paix et le bonheur, vous nourrissez vos enfants et vos descendants en vous. Il sont très vrais, ils sont là pour se manifester. Vous savez qu'en été, quand vous venez au Village des Pruniers, vous voyez beaucoup de fleurs de tournesol, mais si êtes venus au mois d'Avril ou Mai, vous ne voyez pas de tournesol. Mais les agriculteurs savent très bien que les tournesols sont déjà là, dans la terre. Ils ont besoin de la chaleur pour pouvoir se manifester comme fleur, alors ils se promènent sur la colline, ils voient déjà les tournesols dans leur tête. Et vous, pratiquants de méditation, vous n'avez pas à attendre. Vous savez que vos enfants, vos petits-enfants sont déjà là en vous. Et vous pouvez leur parler, vous pouvez faire une promesse. Vous pouvez respirer pour eux. 'Mes enfants, mes petits-enfants, je sais que vous êtes déjà là, et maintenant, je fais une inspiration pour nous tous. Une inspiration qui peut faire parvenir la joie, la libération, et le bonheur.' C'est très gentil de votre part de respirer pour vos enfants, vos petits-enfants. C'est très gentil de votre part de respirer pour vos ancêtres. Ce sont des choses comme ça que les pratiquants de méditation peuvent voir. Et c'est la vision profonde. Et vous êtes sortis de l'isolement, de la peur, grâce au fait que vous pouvez utiliser l'énergie de la pleine conscience, l'énergie de la concentration pour pouvoir faire une percée dans la réalité. Et la vision profonde, c'est la vôtre, qui vous libère de la peur, de la haine, des soucis, de la jalousie, de la colère, etc... 'J'inspire, je sais que mon papa est pleinement présent dans chacune de mes cellules, et je sais que je suis la continuation de mon papa. Et quand je fais une inspiration avec joie, avec bonheur, mon papa en moi se sent très bien. Peut-être que mon papa hors de moi se sent encore un peu malheureux, mais au moins, mon papa en moi se sent mieux déjà, et quand mon papa se sent mieux en moi, et je me sens mieux, alors je peux aider mon papa hors de moi beaucoup plus facilement. Papa, tu n'est pas seulement là, tu es en moi. Je fais de mon mieux pour te transporter dans le futur. Tu vas grimper la colline du 21ème siècle avec moi, avec beaucoup de joie.' Et nous faisons cela avec nos ancêtres. Nous portons nos ancêtres pour grimper la colline du 21ème siècle. Voilà, avec la pleine conscience, avec la concentration, avec la vision profonde, on peut faire beaucoup de choses.


Petit Bouddha, moyen Bouddha, grand Bouddha

Tout d'abord, on peut se rendre à l'instant présent pour vivre pleinement et profondément chaque moment de notre vie, pour pouvoir nous nourrir, pour pouvoir nous guérir, pour pouvoir demeurer une source de joie, de bonheur, pour les autres, surtout pour nos bien-aimés, et avec cette pratique, on peut aller beaucoup plus loin. On va pouvoir atteindre cette vision profonde en ce qui concerne l'impermanence, le non-soi, le vide, l'interdépendance, l'inter-être, parce que ces visions profondes ont cette capacité de nous libérer de la peur, de la colère, du désespoir. Et ça peut se faire maintenant, aujourd'hui même. Dans le bouddhisme, on parle de la nature de Bouddha inhérente en chacun, en chacune de nous. Quand on dit : 'Le Bouddha est dans mon coeur', cela peut sembler quelque chose d'abstrait, mais c'est une vérité, parce que nous tous nous avons cette graine de pleine conscience en nous. Tout le monde peut faire un pas dans la pleine conscience, tout le monde peut dire quelque chose en pleine conscience, tout le monde peut boire son thé en pleine conscience, donc la graine de la pleine conscience est en nous, et c'est la graine de Bouddha en nous. Aussi, on peut être concentré. La graine de la concentration est bien en nous. Et bien sûr, si on a la graine de la pleine conscience et de la concentration, on a la graine de la vision profonde, de la compréhension en nous aussi. La prajna est en nous. Et la pratique, c'est de permettre ces graines de germer, de grandir, avec chaque pas, avec chaque inspiration, expiration. Et quand nous sommes habités par l'énergie de la pleine conscience, par l'énergie de la concentration et par la vision profonde, nous sommes des Bouddhas, et il y a des Bouddhas moyens, des petits Bouddhas, des grands Bouddhas. Et ça dépend de notre pratique. Être un Bouddha, c'est quelque chose qu'on peut faire aujourd'hui même, avec la marche méditative, avec l'assise dans la pleine conscience, avec la préparation du petit-déjeuner dans la pleine conscience. Vous pouvez préparer le petit-déjeuner comme un Bouddha, avec la respiration consciente, et vous êtes au courant de tout se qui se passe pendant ce temps-là. Verser de l'eau chaude pour faire le thé, faire cuire le pain, quelque chose comme ça, tout peut être fait dans la pleine conscience. Dans la cuisine, vous agissez, vous vous comportez comme un Bouddha, c'est une chose possible avec la méditation.


Questions/réponses

Quelques questions, si vous voulez. Vous avez quelques questions sur ce que je viens de vous partager ?


Question : Quelle est l'étymologie du terme 'pleine conscience' ?

Thay : Le mot s'écrit comme cela, en deux parties. La partie supérieure, ça veut dire maintenant. La partie inférieure, ça veut dire esprit. Donc l'esprit ramené vers l'instant présent, c'est la pleine conscience. Toujours ramener l'esprit vers l'instant, et comme ça, chaque inspiration, chaque expiration, chaque pas, chaque geste, est placé dans le moment présent, et vous êtes un Bouddha quand vous faites comme ça. Autre question ? Il y a un microphone quelque part.


Question : Cher Thay, j'ai question simple, je pense. Cher Thay, chère Sangha, comment produisez-nous ce calme pour développer la pleine conscience ?

Thay : Au Village des Pruniers, on pratique ce qu'on appelle le Noble Silence. Le Noble Silence ne veut pas dire qu'on s'abstient seulement de parler, de faire du bruit, mais il faut arrêter le discours mental en même temps. Il y a un discours mental qui continue toujours, et il n'y a pas vraiment de silence. Il y a quelque chose comme une cassette qui tourne toujours dans notre tête. On pense à ceci, on pense à cela, on pense au passé, on pense au futur, on fait des calculs, des plans, des projets, et comme ça on est emporté par la pensée. Et ces sortes de pensées ne sont pas très productives en ce qui concerne la vision profonde, la joie et la paix, et cela amène de la confusion, donc pour comprendre, pour pratiquer le Noble Silence, il faut apprendre à respirer, à suivre sa respiration pour pouvoir rentrer en contact avec la vie, pour ne pas être entraîné par des idées, par des soucis, par des projets, et si vous êtes concentrés sur votre respiration, votre marche, par exemple, alors vous êtes libres de cette sorte d'activité et vous pouvez réaliser le Noble Silence. Le Noble Silence vous permet d'entrer en contact avec les merveilles de la vie avec de la joie. Donc on garde le silence, mais il faut aussi suivre sa respiration, il faut apporter votre attention sur chacun de vos pas, toujours résider dans le moment présent, et comme ça, le Noble Silence sera réalisé, et dans une communauté comme la nôtre où tout le monde pratique cela, le silence devient quelque chose de très nourrissant, de très guérissant, et avec ce silence, les choses commencent à changer en nous et autour de nous. Le silence profond, le silence noble, le silence qui guérit et qui nourrit. Autre question ?


Question : Cher Thay, chère Sangha, je suis très heureux de passer les trois mois de retraite d'hiver ici. Dans mon pays, auprès de ma famille et de mes amis, il y a beaucoup de violence, de guerre, d'anxiété, de peur, alors est-ce que c'est juste de retourner dans ce lieu où il y a tant de difficultés ?

Thay : Dans les dernières années, il y a les groupes d'israéliens et de palestiniens qui sont venus ici au village pour pratiquer, et ils veulent aussi bâtir une sangha et des petites sangha là-bas pour pouvoir continuer la pratique, et vous pouvez entrer en contact avec ces amis pour bâtir une petite sangha dans votre ville, et si votre pratique est agréable, si vous êtes devenus plus calme, plus compatissant, plus aimant, alors ça va convaincre les autres membres de la famille, ils vont vous rejoindre dans la pratique. Il faut organiser de telle sorte que la pratique devienne quelque chose de très naturel, pas beaucoup de forme, pour que les gens puissent participer d'une manière plus facile. Bien sûr que les racines doivent être nourries, et c'est toujours possible d'utiliser les éléments de votre culture, de votre religion, de votre civilisation pour pouvoir organiser la pratique. Et il faut faire cela. Les éléments de la culture du pays doivent être utilisés afin de pouvoir organiser la pratique. La musique pour chanter, la manière d'organiser une cession de méditation assise, la méditation marchée doit être en accord avec la culture de civilisation locale. Quand nous sommes venus en Occident pour partager la pratique, nous étions au courant du fait qu'il faut bien comprendre la culture, la civilisation occidentale, et c'est pourquoi nous avons essayé d'organiser la pratique au Village des Pruniers de telle sorte que les Occidentaux puissent se sentir plus à l'aise. Donc il faut faire la même chose. Il faut revenir, il faut organiser, il faut avoir des alliés dans la famille et dans la communauté. Il faut chercher, il faut organiser les éléments d'une sangha du futur. C'est un peu difficile au début, mais il faut mieux le faire. Merci.


(cloche)


Enseignement donné le 5 Février 2009 en français, transcrit par Pháp Thân.