Les cinq sources d'énergie

(Télécharger le PDF)


(cloche)

Bonjour chers amis, aujourd'hui nous sommes le 6 avril 2008, et nous sommes au Hameau du Haut, dans le temple des nuages du Dharma.


Toucher la paix

Il y a plusieurs années, j'ai écrit un petit livre intitulé « Toucher la paix ». L'idée est que la paix est là, et si nous savons comment toucher la paix, alors nous apprécions la joie, nous devenons la joie. Toucher la paix est être la paix. L'idée derrière est que la paix est déjà là, et il y doit exister une façon de pouvoir toucher la paix en nous et autour de nous. Bien sûr, quelque chose est là, le contraire de la paix, c'est comme un conflit de guerre. La discrimination, la peur, la colère, elles sont aussi là, mais la paix aussi. Il y a des moments où nous sentons qu'il est possible de toucher la paix en nous et autour de nous, et il y a des moments où nous sentons qu'il est impossible de toucher la paix en nous et autour, et nous cherchons les raisons pour lesquelles nous ne pouvons toucher la paix. D'habitude, nous blâmons les gens autour de nous, nous blâmons l'environnement. Si nous ne pouvons pas toucher la paix, si nous ne pouvons pas être en paix et heureux, c'est à cause d'eux.


Papa, sais-tu que je suis heureux?

En fait, dans la tradition bouddhiste, nous parlons des sortes d'énergie que nous pouvons utiliser afin de toucher la paix. Si nous ne savons pas comment utiliser ces énergies, nous nous sentons impuissants, submergés, et c'est pourquoi la pratique de la méditation bouddhiste est d'apprendre comment utiliser les énergies appropriées afin de toucher la paix en nous et autour de nous. Hier, c'était très joli quand j'ai pratiqué la méditation marchée, et à chaque pas j'ai touché la paix. Je me suis senti tellement en paix, tellement heureux, et j'ai dit à mon père qui était en moi : « Papa, sais-tu que je suis heureux? » Bien sûr, un père veut toujours que ses enfants soient heureux, et une mère aussi veut que ses enfants soient heureux. Vous pouvez leur dire que vous êtes heureux à chaque fois que vous vous sentez heureux. Et si vous n'êtes pas capables de toucher la paix en vous, vous ne pouvez pas être heureux. Et la paix peut être touchée à chaque pas. Nous pouvons toucher la paix non seulement avec notre esprit, nos sensations, mais nous pouvons toucher la paix avec nos pieds. Nous avons des énergies d'habitude qui nous empêchent de toucher la paix en nous et autour de nous. Nous avons des perceptions, nous avons des sensations, nous avons nos habitudes de regarder, de sentir, de penser qui nous empêchent de toucher la paix qui est disponible en nous et autour de nous, et c'est pourquoi nous devons payer attention à ces obstacles, les reconnaître comme obstacles, et lorsque nous sommes capables de les reconnaître comme obstacles, alors nous devenons libres et nous pouvons toucher la paix.


Reconnaître les perceptions

Il a y des perceptions qui sont en-dessous de nos soucis, de nos peurs, de notre malheur. Et si nous les reconnaissons, si nous reconnaissons ces perceptions, si nous savons qu'elles sont la fondation de notre peur, de notre colère, de nos soucis, nous pouvons en devenir libre de ces perceptions, et il y a la possibilité pour nous de toucher la paix. Nous avons des perceptions en nous, nous avons une notion de qui nous sommes, et nous avons des perceptions de qui ils sont. Et ce genre de perceptions ont construit beaucoup d'obstacles, et il ne peut y avoir aucune bonne communication entre nous et nous-même, il ne peut y avoir aucune bonne communication entre nous et les autres personnes. C'est pourquoi vous vous sentez pris. Et c'est pourquoi le Bouddha recommande que nous payions attention à nos perceptions, nous devons regarder nos perceptions, reconnaître que beaucoup de nos perceptions sont fausses, et que ce sont ces perceptions qui nous ont apporté la peur, la colère, la discrimination, le désespoir. Nous pouvons avoir reçu des matériaux pour ces perceptions de nos ancêtres, notre père, notre mère, ils ont eu une façon de regarder, de penser, et ils ont pû nous transférer ces façons de regarder et penser, et nous sommes pris par ces façons de regarder et de penser. Donc le Bouddha nous recommande de prendre le temps de regarder nos perceptions afin d'avoir une vue plus correcte. C'est l'enseignement de la vue correcte proposée par le Bouddha. Nous avons tellement de vue fausses qui sont les fondations de notre souffrance, et c'est pourquoi reconnaître nos perceptions, regarder profondément dans la nature de nos perceptions afin de les transformer est le chemin de la libération, libération de nos propres perceptions.


Apprécier d'être assis

Lorsque nous nous asseyons, nous pouvons nous assoir de telle façon que la paix soit possible. Nous avons un corps, et il y a un coussin pour nous assoir, une chaise pour nous assoir, et nous pouvons nous assoir de telle façon que la paix soit possible pendant que nous sommes assis, parce qu'être assis peut être une chose très plaisante. Mais si nous avons en nous beaucoup de soucis, beaucoup de peurs, il est impossible pour nous d'apprécier d'être assis. Être assis peut être quelque chose de vraiment merveilleux. Et il y a des obstacles qui nous empêchent d'apprécier d'être assis. Nous pouvons nous assoir et apprécier d'être assis seulement quand nous sommes une personne libre, libre de nos soucis, notre peur, notre colère, nos perceptions erronées, c'est pourquoi il est très important de pratiquer la respiration et la marche afin que puissions libérer nous-même de ces sensations nées des perceptions erronées Et alors vous pouvez vous assoir, et vous pouvez seulement vous réjouir d'être assis. La même chose est vraie avec le fait de manger son petit déjeuner. Il est possible d'apprécier son petit déjeuner si vous n'avez pas de soucis, de peur et de colère. Le but de manger le petit déjeuner n'est pas seulement de prendre de l'énergie pour une demi-journée, mais de s'assoir et d'apprécier le petit déjeuner avec nos amis autour de nous. Donc manger le petit déjeuner peut être un moment très nourrissant et guérissant, mais si nous autorisons la peur, la colère, les soucis à nous occuper, à nous submerger, manger le petit déjeuner n'est pas une chose plaisante.


Tenir une tasse de thé

En marchant de notre place jusqu'au hall de méditation, nous pouvons apprécier chaque pas. Il est merveilleux de sentir que vous êtes en vie, que vous êtes capables de faire des pas sur cette merveilleuse planète. Donc chaque pas peut être appréciable, chaque pas peut être nourrissant, guérissant, mais cela arrive seulement quand vous être libres, libre de vos perceptions erronées, vos peurs, votre colère. Quand vous tenez une tasse de thé, si vous êtes libres de votre colère, de vos soucis, de vos regrets, tenir cette tasse de thé est quelque chose de merveilleux. Vous êtes pleinement présent, vous êtes pleinement en vie quand vous tenez une tasse de thé. Et vous pouvez goûter le thé, c'est merveilleux, c'est un miracle, cela peut apporter beaucoup de joie. Et nous savons que la liberté a rendu cela possible. Et liberté ici signifie liberté de notre habitude de nous regarder de telle façon, notre habitude de regarder les autres personnes de telle façon établissant une barrière qui rend la communication impossible, qui rend la fraternité, l'amour impossible. Donc reconnaître nos habitudes, nos perceptions erronées est très important.


L'énergie de Dieu

Boire votre thé du matin peut être une chose très spirituelle. Quelqu'un a demandé si la spiritualité étant possible sans Dieu. La question est trop compliquée parce que nous devons définir ce qu'est la spiritualité et nous devons définir ce qu'est Dieu. Mais si vous êtes une personne libre, si vous tenez votre thé comme ceci, sans soucis, sans peurs, sans colère, et si vous êtes pleinement présent, pleinement en vie, alors boire votre thé est profondément spirituel. Ou quand vous marchez, si vous êtes en pleine conscience à chaque pas, si vous pouvez toucher les merveilles de la vie à chaque pas, vous pouvez sentir la joie et la paix, et ceci est profondément spirituel. Et vous pouvez dire que quand vous marchez comme ceci, quand vous buvez comme ceci, Dieu est avec vous, c'est O.K. Dans le bouddhisme, nous parlons de l'énergie de la pleine conscience comme une sorte d'énergie qui peut vous rendre vivant, qui peut vous faire sentir que vous êtes vraiment là dans l'ici et maintenant. La pleine conscience est l'énergie qui nous aide à reconnaître ce qui se passe, que vous êtes en vie, tenez une tasse de thé, que la vie est là avec toutes ses merveilles. La pleine conscience est ceci. Et la pleine conscience peut être appelée l'énergie de Dieu.


Utiliser les énergies

Mais vous, être humain, vous pouvez générer l'énergie de la pleine conscience, parce tout le monde, chacun, peut boire son thé en pleine conscience, tout le monde peut faire des pas en pleine conscience. L'énergie de la pleine conscience est une des énergies recommandées par le Bouddha. Si vous vous sentez impuissants, si vous vous sentez pris, si vous sentez que la pleine conscience est impossible, que la paix est impossible, vous devez apprendre à savoir utiliser ces énergies afin de vous libérer, et de rendre l'impossible possible. Dans le bouddhisme, il est clair que ces énergies, ces forces sont disponibles uniquement si vous savez les utiliser afin que vous ne vous sentiez plus impuissants. Vous êtes pris par vos peurs, votre colère, votre désespoir, et vous ne savez pas quoi faire, vous souffrez et vous faites souffrir les personnes autour de vous. Le bouddha a dit : « Utilisez ces énergies. » Utilisez ces sources d'énergies afin d'obtenir le pouvoir de vous libérer.


La pleine conscience

Et la première sorte d'énergie dont le Bouddha a parlé est l'énergie de la pleine conscience. Quand vous inspirez, portez votre attention sur l'inspiration. Vous ramenez votre corps à votre esprit. Si vous n'êtes pas un pratiquant, votre corps peut être là mais votre esprit est autre part. Mais quand vous commencez à respirer en pleine conscience, vous ramenez votre esprit à votre corps, parce que vous ramenez votre attention à votre inspiration, et votre inspiration vous ramène à votre corps, et quand l'esprit et le corps deviennent un, deviennent ensemble, vous êtes établis dans l'ici et maintenant, et quand vous êtes établis dans l'ici et maintenant, vous sentez que vous êtes pleinement présent, que vous êtes pleinement vivant. Et ceci est déjà un miracle de la pleine conscience, un miracle accompli par la pleine conscience, de sentir que vous êtes vraiment ici, dans l'ici et maintenant, que vous êtes en vie. C'est l'énergie de la pleine conscience. Quand vous êtes assis, pour pouvoir apprécier votre assise, vous devez être libre, et l'inspiration ramène votre esprit à votre inspiration, et vous devenez conscient que vous êtes toujours assis, et lorsque vous êtes assis en pleine conscience comme ceci, vous êtes concentrés sur le fait d'être assis, et toutes les autres sortes de pensées et de soucis vous laisseront tranquilles. Donc il est possible pour vous d'être assis joyeusement, heureux. Il est merveilleux d'être assis et de ne rien faire, seulement apprécier d'être assis, de respirer et d'être avec d'autres amis.


Toucher les éléments nourrissants et guérissants

Les cinq forces, les cinq sources d'énergie qui sont inhérentes à chacun de nous, voici ce que le Bouddha nous recommande d'exploiter afin de ne pas se sentir impuissants, de ne pas se sentir pris, de ne pas se sentir submergés. Chacun de nous a une graine de pleine conscience en lui. Chacun de nous peut être en pleine conscience pendant qu'il boît du thé, chacun peut être en pleine conscience quand il fait un pas. Chacun peut être en pleine conscience quand il s'assoit. La pleine conscience est une des cinquante-et-une formations mentales en nous. Si votre pleine conscience est puissante, vous pouvez être vraiment vivant, vraiment présent, vous savez ce qui se passe et vous savez ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire, comment agir, réagir aux situations. Donc c'est une source d'énergie puissante que nous pouvons cultiver, et nous avons la graine de pleine conscience en nous. Ceux d'entre nous qui pratiquent bien ont une source d'énergie vigoureuse en eux. Et avec la pleine conscience, nous pouvons être vraiment dans l'ici et maintenant, nous pouvons toucher les éléments guérissants et nourrissants de la vie qui sont disponibles en nous et autour de nous afin de pouvoir grandir solidement. Et ces éléments nourrissants et guérissants sont toujours là, ils appartiennent à la vie. Et avec la pleine conscience, vous pouvez aussi reconnaître les douleurs, les chagrins, les peurs en vous. Avec cette énergie de la pleine conscience, vous pouvez accueillir ces douleurs, ces peurs, ces colères tendrement afin de pouvoir obtenir un soulagement, et après cela nous pouvons nous transformer. Donc la pleine conscience est une merveilleuse sorte d'énergie que chaque pratiquant peut cultiver.


La confiance

La deuxième source d'énergie, pouvoir est la foi, la confiance. Confiance est un meilleur mot que foi. Tout d'abord, nous devons obtenir la foi dans notre corps, dans notre esprit, parce que notre corps sait comment se restaurer, comment se soigner. Notre esprit aussi. Si nous autorisons notre esprit à être libre, alors notre esprit saura comment se soigner. Nous avons le pouvoir inhérent de guérir, mais si nous intervenons trop, si nous forçons notre corps, notre esprit, à travailler trop durement, alors nous les empêchons de guérir. Nos soucis, nos peurs, sont commes des prises, tenant notre esprit, notre corps et empêchant notre corps, notre esprit de guérir. C'est pourquoi nous devons supprimer les soucis, supprimer les peurs. C'est très important. Vous savez que quand vous coupez les légumes, vous pouvez couper vos doigts. Alors vous n'avez pas à faire beaucoup, vous nettoyez simplement la plaie, et votre corps sait comment s'occuper de la plaie. Donc notre corps a le pouvoir de se guérir. Quand un animal dans la forêt devient profondément blessé, il sait ce qu'il faut faire. Il cherche un endroit tranquille et s'allonge. Il n'a pas de docteur, de pharmacien. Il sait que la seule chose à faire est de s'allonger et de se reposer pendant plusieurs jours, parce qu'il sait très bien que son corps peut se soigner. Il ne pense pas à chercher quelque chose à manger, il ne pense pas courir après d'autres animaux, il sait très bien que chercher un endroit tranquille et de se reposer pendant plusieurs jours est la seule façon de guérir. Et les animaux ont cette sagesse. Nous, êtres humains, nous avions cette sagesse dans le passé, mais maintenant nous avons perdu cette sagesse, nous nous faisons trop de soucis. Et nous apportons beaucoup de drogues dans notre corps, et nos soucis, nos peurs rendent impossible la guérison de notre corps. Et c'est pourquoi il est très important de faire confiance au corps et d'abandonner toutes nos peurs, tous nos soucis.


Avoir foi dans le corps et l'esprit

Donc la confiance est très importante. Vous avez confiance en votre corps. Si vous autorisez votre corps à se reposer, alors votre corps aura le pouvoir de se guérir. Dès le moment où vous commencez à abandonner les tensions de votre corps, votre corps commence à avoir le pouvoir de se guérir. C'est pourquoi apprenez à faire la relaxation totale, apprenez à faire la méditation marchée, autorisez votre corps à faire son travail, c'est très important. Donc, pendant que vous êtes allongés sur votre lit, autorisez votre corps à faire son travail, pendant que vous marchez de votre chambre jusqu'à la salle de méditation, autorisez votre corps à être relaxé et appréciez chaque pas. Chaque pas, chaque respiration, peut être un moment de guérison, une chance de guérison pour votre corps et votre esprit. La condition de base pour que vous abandonniez les liens des soucis, des peurs, de la colère dans votre corps et dans votre esprit, est d'avoir la foi. La foi ici n'est pas la foi en Dieu, ou un pouvoir surnaturel, mais seulement la foi en votre corps, en votre esprit, parce que dans votre corps, il y a le pouvoir de guérir, dans votre esprit, il y a la graine de bouddhéité, de compréhension, d'amour, d'illumination. Vous devez croire profondément en ces capacités. Dans la tradition bouddhiste, le Bouddha devrait être cherché en vous-même et non à l'extérieur. Le Bouddha n'est pas un Dieu existant en dehors de vous. Pour être un Bouddha, vous devez être un être humain, et après que vous soyez devenu un Bouddha, vous devenez nouveau pour être un être humain. Sans être humain, n'attendez pas à avoir de Bouddha. Donc la bouddhéité, la graine d'amour, de compréhension, de compassion, d'illumination, sont dans votre esprit. Vous devez y croire, vous devez avoir confiance, c'est une source d'énergie immense qui vous aide à guérir et à toucher la paix.


La Concentration

Ensuite, nous avons la concentration. La troisième source de pouvoir est la concentration. Chacun de nous a la graine de concentration en lui. Si nous ne sommes pas concentrés, nous ne pouvons rien faire. Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes mathématiques, nous ne pouvons rien défaire sans concentration. Donc la graine de compréhension est en nous, et si nous savons comment pratiquer, nous nourrirons, nous cultiverons plus de concentration, parce que la concentration a le pouvoir de faire une brèche. Si vous n'êtes pas assez concentrés, vous ne pouvez pas faire de brèche. Mais si vous êtes très concentrés, vous pouvez regarder profondément la situation, et vous pouvez obtenir une brèche, vous pouvez obtenir l'intuition. Et cette sorte d'intuition a le pouvoir de guérir, de transformer. Quand vous avez une lentille, lorsque la lentille reçoit la lumière du soleil, elle est concentrée en un point, et ce point est très puissant. Si vous posez un morceau de papier à cet endroit, il sera brûlé. Donc la concentration est très importante pour brûler vos afflictions, vos peurs, vos soucis. La concentration est une source d'énergie puissante qui peut brûler, qui peut transformer, qui peut guérir. Et la pleine conscience est une sorte d'énergie qui porte l'énergie de concentration en elle. Quand vous êtes en pleine conscience de quelque chose, par exemple quand je suis pleinement conscient de cette fleur, je sais que cette fleur est ici. Et je commence à être concentré sur la fleur. Et si je garde ma pleine conscience vivante, la concentration sera là. Donc la pleine conscience nourrit la concentration. L'énergie de la pleine conscience porte en elle l'énergie de la concentration. Et quand la concentration est puissante, vous pouvez faire une brèche, vous pouvez brûler vos afflictions, vos peurs, votre colère. Et alors vous êtes libres, et vous ne vous voyez plus comme un obstacle pour vous-même, vous ne le ou ne la voyez plus comme un obstacle pour vous, vous brûlez toutes ces fausses perceptions, et vous êtes libres. Donc c'est une autre source de pouvoir, d'énergie, que les pratiquants peuvent cultiver afin de devenir puissants, afin de ne plus se sentir impuissants.


La diligence

Ensuite, la diligence. La diligence ici signifie la continuation de la pratique de nourrir les éléments de bien-être, et la continuation d'aider à la transformation de nos énergies d'habitude. Cette énergie est cruciale. Quelquefois, nous pouvons accomplir quelque chose, mais nous ne pouvons pas maintenir cela pendant longtemps. Et c'est pourquoi nous devrions continuer afin d'aider cet accomplissement à continuer. C'est comme si vous plantez un arbre Vous devez vérifier que l'arbre continue à avoir les conditions afin de grandir, et c'est la diligence. Supposez que vous soyez capables de toucher la paix avec un pas. Rendez alors possible pour vous que vous soyez capables de toucher la paix avec un autre pas. Quelquefois, nous sentons qu'il est possible pour nous de faire un pas en pleine conscience et concentration. Et en faisant ce pas en pleine conscience et concentration, nous sommes pleinement ici, dans l'ici et maintenant, et nous pouvons toucher la vie profondément, cela peut apporter la solidité, la liberté et la joie. Mais l'essentiel est de continuer. Quand vous faites le prochain pas, soyez sûr que le prochain pas vous apportera aussi la solidité, la liberté et la joie. Et c'est l'assiduité.


Conscience mentale, conscience du tréfonds

Dans le bouddhisme, les personnes avaient l'habitude d'expliquer l'assiduité de cette façon : Il y a de bonnes graines dans votre esprit. Il y a les graines de pleine conscience, de concentration, d'intuition, de confiance, les graines de compassion, les graines de compréhension, les graines de joie. Et quand ces graines sont arrosées, elles deviennent une source d'énergie dans un niveau plus élevé de l'esprit appelé « conscience mentale». En bas, il y a la conscience du tréfonds, qui stocke toutes sortes de graines. Et en haut est la conscience mentale, qui est comme notre salle à manger. Donc quand la graine de joie, la graine de compassion est touchée, est arrosée, elle se manifeste dans la conscience mentale comme une source d'énergie de joie, de compassion. Et selon les enseignements, quand les graines de compassion et de joie se manifestent ici, essayez de les maintenir aussi longtemps que possible, parce qu'elles rendront le paysage de l'esprit beau, sain, heureux. C'est comme quand vous avez un merveilleux ami qui vous visite, vous essayez de garder cet ami avec vous aussi longtemps que possible parce qu'il ou elle vous apporte tellement de joie. C'est la même chose. Donc quand les formations mentales qui sont bonnes, comme la joie, la compassion, la paix se manifestent, soyez habiles pour les garder aussi longtemps que vous pouvez. Ceci est la diligence. Si une graine négative comme la peur, la colère, se manifeste ici, arrangez-vous pour la ramener ici aussi vite que possible, parce que sa présence ici comme énergie ne rend pas le paysage de l'esprit joyeux. Donc ramenez-la et demandez à une autre graine de monter. C'est comme si vous aviez une collection de cds : si vous n'aimez pas le cd, vous demandez au cd de repartir et vous changez de cd. Changer de cd, c'est la pratique de la diligence.


Arroser les bonnes graines

Vous savez que, profondément dans notre conscience du tréfonds, il y a de bonnes graines, comme l'illumination, comme la non-discrimination, comme la joie, comme la compassion. Si elles ne se sont pas manifestées ici, pratiquez de telle façon qu'elles puissent se manifester. Vous écoutez un enseignement du Dharma, vous lisez un livre de Dharma, vous venez dans un centre de pratique, ce sont des actions qui peuvent aider les bonnes graines en bas à se manifester ici. Et vous, vous-même, pouvez le faire, par la pratique de la respiration en pleine conscience, la marche en pleine conscience, l'assise en pleine conscience, le chant, l'écoute d'enseignements du Dharma. Vous arrosez les bonnes graines ici et elles se manifestent ici, et quand elles se sont manifestées, essayez de les garder aussi longtemps que vous le pouvez. Et s'il arrive que les graines opposées, comme la peur, la colère, la discrimination montent seulement parce que quelqu'un vient juste d'arroser cette graine, alors vous savez que ce n'est pas sain d'avoir cette graine manifestée, alors ramenez-la aussi vite que possible et invitez une autre graine à monter. C'est le secret de la pratique de la diligence. Diligence ne signifie pas que vous essayez trop durement, non. C'est plus de l'art qu'une labeur difficile. La diligence n'est pas une labeur difficile, c'est de l'art.


Les quatre pratiques de la diligence

Les graines négatives, si elles ne se sont pas manifestées, gardez-les en bas. Les graines négatives, une fois manifestées, essayez de les ramener à leur position originelle aussi vite que possible. Les bonnes graines de votre conscience du tréfonds, si elles ne sont pas manifestées, amenez-les en haut, et les bonnes graines qui sont déjà en haut, gardez-les aussi longtemps que possible. Ce sont les quatre pratiques concernant la diligence. Et maintenant vous pouvez voir dans le coeur du Bouddha. Il est très adroit, il est très compatissant. Il sait comment l'esprit fonctionne, il sait comment nous aider à nous servir de ces énergies inhérentes à chacun de nous.


La compréhension

Et la dernière force, la prajna paramita, est la force de grande compréhension intérieure. Au début de cet enseignement du Dharma, nous avons mentionné la vue juste. Dedans est la vue juste. La vue juste signifie l'absence de vue erronée. Les vues erronées nous apportent beaucoup de misère, beaucoup de souffrance, de peurs et de colère. Donc, reconnaissons nos vues erronées, et supprimons les vues erronées. Et afin de supprimer les vues erronées, utilisez la pleine conscience, la concentration, et avec la pleine conscience et la concentration vous êtes assez puissants pour obtenir la brèche, et cette sorte de compréhension est une force d'énergie fabuleuse qui fait de vous un Bouddha, qui fait de vous une personne illuminée, une personne libre. Vous êtes libres de vos vues erronées, de vos peurs, de votre colère, de votre haine, et de vos peurs nées de ces vues erronées. Donc la compréhension est un facteur de libération. Prajna, l'intuition, est un facteur de libération. Et notre esprit, notre conscience, a la graine de compréhension en bas, et elle est appelée la bouddhéité, l'élément qui peut vous rendre un Bouddha, une personne libre, une personne ayant la compréhension. Ne cherchez pas la compréhension à l'extérieur de vous. Ne la demandez pas à un maître ou au Bouddha Vous savez que cette compréhension est en vous, revenez simplement et touchez cette compréhension en vous. Vous pouvez supprimez toutes les afflictions par l'énergie de la pleine conscience, de la concentration, de la confiance, de la diligence, et découvrir la compréhension en vous, la buddhata. Buddhata signifie bouddhéité.


Cultiver les sources d'énergie

L'enseignement du Bouddha est assez simple à comprendre pour nous. Si vous êtes submergés, si vous vous sentez impuissants, c'est parce que vous ne savez pas cultiver les sources d'énergie qui sont inhérentes en vous, et ces cinq sources d'énergie, vous savez qu'elles sont ici, à l'intérieur de votre corps et à l'intérieur de votre esprit. Et c'est en utilisant ces cinq sources d'énergie que vous pouvez marchez en paix, que vous pouvez être assis en paix, que vous pouvez regarder les autres personnes avec compassion. Vous ne blâmez plus, vous ne vous plaignez plus, et vous êtes libre, parce que vous savez comment utiliser les pouvoirs qui sont inhérents en vous. Donc la première chose à faire est d'arrêter de se plaindre, de blâmer la situation, de blâmer les personnes autour de nous. La première chose à faire est de revenir en nous-même et de commencer à utiliser ces énergies et à les cultiver. Et si ces énergies deviennent puissantes, vous sentez que vous pouvez faire tellement pour aider le monde. Vous êtes un agent de transformation et de guérison pour le monde si vous savez comment cultiver ces énergies proposées pas le Bouddha.


(cloche)


Enseignement donné le 06 Avril 2008 en anglais, traduit et transcrit par Pháp Thân