Le Précieux Trésor de l'Espace de Base des Phénomènes

Chos dbyings rin po che'i mdzod ces bya ba'igrel pa

Longchen Rabjam

Longchen Rabjam

(Télécharger le PDF)


Avertissement du traducteur : Cette traduction du Trésor de Longchen Rabjam ne contient pas les commentaires ajoutés par Longchen Rabjam, seulement le texte de base.



Hommage au glorieux Samantabhadra !


La conscience intemporelle se produisant naturellement, l'esprit éveillé complètement lucide,
est quelque chose de merveilleux et de superbe, primordialement et spontanément présent.
C'est le trésor duquel vient l'univers des apparences et des possibilités, qu'ils soient du samsara ou du nirvana.
Hommage à cet état inébranlable, dépourvu d'élaboration.


Le parfait pinacle des approches spirituelles, l'étendue dans laquelle
le soleil et la lune décrivent une orbite autour des plus majestueuses montagnes,
est l'étendue de l'essence du cœur vajra, spontanément présent et complètement lucide,
l'étendue de l'état naturellement établi qui n'implique aucun effort ou réussite.
Écoutez alors que j'explique cette superbe, intemporellement infinie, étendue.


1. L'ornement de l'espace de base

A l'intérieur de l'étendue de la présence spontanée se trouve la base de tout ce qui apparaît.
Vide en essence, ininterrompue par nature,
elle n'a jamais existé comme quelque chose d'aucune sorte, pourtant elle apparaît comme n’importe quoi que ce soit.
A l'intérieur de l'étendue des trois kayas, bien que le samsara et le nirvana apparaissent naturellement,
ils ne s'écartent pas de l'espace de base, ainsi est la dimension délicieuse qui est la vraie nature des phénomènes.


L'esprit lui-même est une vaste étendue, la dimension de l'espace immuable.
Sa représentation indéterminée est l'étendue de l'expression magique de sa réceptivité.
Toute chose est l'ornement de l'espace de base et rien d'autre.
De l'extérieur et de l'intérieur, les choses proliférant et se résolvant sont l'énergie dynamique de l'esprit éveillé.
Parce que ce n'est rien d'aucune sorte, pourtant apparaissant comme étant n'importe quoi,
c'est une expression merveilleuse et magique, extraordinaire et superbe.


A travers l'univers entier, tous les êtres et tout ce qui se manifeste en tant que forme sont les ornements de l'espace de base, apparaissant en tant que principe continu de la forme illuminée.
Ce qui est audible, tous les sons et les voix sans exception, autant qu'il puisse en avoir, sont les ornements de l'espace de base, apparaissant en tant que principe continu de la parole illuminée.
Toutes les consciences et toutes les pensées enthousiasmantes et foisonnantes, aussi bien que la gamme inconcevable des états non conceptuels, sont les ornements de l'espace de base, apparaissant en tant que principe continu de l'esprit illuminé.


Les êtres nés dans les six classes à travers les quatre avenues de la renaissance, en outre, ne s'écartent pas le moins du monde de l'espace de base des phénomènes.
L'univers des apparences et des possibilités, les six sortes d'objets des sens se manifestant dans la perception duale,
apparaissent à l'intérieur de la dimension de l'espace de base des phénomènes de la même façon que les illusions, manifestes et pourtant non existantes.
Sans support sous-jacent, nettement apparent bien que intemporellement vide,
suprêmement spacieux, et naturellement clair, simplement tel quel,
l'univers apparaît comme l'ornement de l'espace de base des phénomènes.


Bien que les choses apparaissent ou résonnent, dans la vaste dimension de l'espace de base elles ne divergent pas de leur identicité spontanée en tant que dharmakaya, l'esprit éveillé.
Puisque l'état intemporel de la détente parfaite est naturellement vide et sans transition ou changement, quoi qu'il se manifeste constitue la possibilité de la conscience intemporelle se produisant naturellement, la véritable nature des phénomènes, fusionnant en une étendue unique bienheureuse, sans effort, sans rien qui dut être fait.


Le sambhogakaya est la lucidité naturelle immuable.
Même si rien ne se manifeste, il est spontanément présent par nature,
inné et non altéré, un état pénétrant d'égalité spontané.


Du fait de la manière dans laquelle les distinctes myriades de représentations apparaissent,
les émanations se produisent naturellement, la magie extraordinaire de ce qui possède un sens ultime.
Elles ne s'écartent jamais de l'état parfaitement positif dans lequel rien ne doit être fait.


Dans l'esprit éveillé lui-même, qui est sans écueil,
la perfection spontanée des trois kayas, n'impliquant aucun effort,
est telle que, sans s'éloigner de l'espace de base, ceux-ci sont spontanément présents et non composés.
Le perfection spontanée des kayas, la conscience intemporelle, et l'activité illuminée, en outre, sont un grand émerveillement,
la suprême étendue intemporellement parfaite, apparaissant intemporellement.


Intemporellement et spontanément présent, cette pure dimension est sans transition ou changement.
Avec la perception de la véritable nature des phénomènes à l'intérieur de l'espace de base,
la sagesse apparaît continuellement en tant qu'ornement de cet espace.
Ni créé ou fini, il réside intemporellement.
Comme le soleil dans le ciel, c'est extraordinaire et superbe.


Dans cet ultime ventre de l'espace de base, intemporel et spontanément présent,
le samsara est entièrement positif, le nirvana est positif.
Dans cette étendue entièrement positive, le samsara et le nirvana n'ont jamais existé.
Les apparitions sensorielles sont entièrement positives, la vacuité est positive.
Dans cette étendue entièrement positive, les apparitions et la vacuité n'ont jamais existé.
La naissance et la mort sont entièrement positives, le bonheur et la souffrance sont positifs.
Dans cette étendue entièrement positive, la naissance, la mort, le bonheur, et la souffrance n'ont jamais existé.
Moi et les autres sont entièrement positifs, l'affirmation et la négation sont positives.
Dans cette étendue entièrement positive, moi, les autres, l'affirmation, et la négation n'ont jamais existé.


L'étiquetage prend place dans la confusion, parce que ce qui est non existant est pris pour existant.
Étant donné que la nature des choses est identique à celle des images d'un rêve, qui n'ont aucune base,
Comme il est extrêmement étrange de se focaliser sur le samsara et le nirvana comme si ils existaient de par eux-mêmes !


Tout est entièrement positif, un état suprême de présence spontanée.
Puisqu'il n'y a jamais eu de confusion, il n'y a pas de confusion, et il n'y aura jamais de confusion,
l'existence conditionnée est seulement une étiquette.
Elle est au delà l'existence et la non-existence.
Puisque personne n'a jamais été confus dans le passé,
personne n'est confus à présent et personne ne sera confus plus tard.
C'est l'intention illuminée de la pureté originelle des trois plans de l'existence conditionnée.


Puisqu'il n'y a pas de confusion, rien n'existe en tant qu'état non confus.
La conscience suprême et se produisant naturellement est intemporellement et spontanément présente.
Puisqu'il n'y a jamais eu de liberté, il n'y a pas de liberté, et il n'y aura jamais de liberté,
nirvana est simplement une étiquette et il n'y a jamais personne qui ait connu la liberté.
Il n'y aura jamais la liberté, parce qu'il n'y a jamais eu d'esclavage.
La pureté parfaite, comme l'espace, ne peut être restreinte ou localisée.
Ceci est l'intention illuminée de la pureté originelle de la liberté totale.


En bref, à l'intérieur du ventre ultime de l'espace de base,
spacieux et spontanément présent,
quoi qu'il apparaisse en tant qu'énergie dynamique de sa représentation,
en tant que samsara ou nirvana,
à l'instant exact, la simple apparition n'a jamais connu l'existence en tant que samsara ou nirvana.
Quoi qu'il apparaisse dans un rêve causé par l'énergie dynamique du sommeil n'existe pas vraiment.
Il y a seulement la conscience auto-connaissante, l'endroit de félicité du repos,
s'étendant à l'infini comme état spacieux suprême de l'égalité spontané.


2. L'esprit éveillé en tant que dimension pure

Étant donné que l'espace de base est par nature primordialement et spontanément présent,
c'est infiniment tout-pénétrant, sans division en extérieur et intérieur.
Sans aucune bordure limitative, c'est au-delà de la division en au dessus et en dessous ou n'importe quelle autre direction.
Au delà la dualité de spacieux contre étroit, la conscience, pure comme l'espace,
est cette véritable étendue, dépourvue de l'élaboration d'un cadre conceptuel.


Les expressions magiques qui ont leur origine à l'intérieur de l'espace de base non né
sont complètement indéterminées et non sujettes à une quelconque restriction d'aucune sorte.
Elles ne peuvent être caractérisées en tant que "choses", parce qu'elles n'ont ni substance et ni caractéristiques.
En cela, leur nature est comme la vue panoramique de l'espace,
elles sont non nées, spontanément présentes, et en dehors de toute limitation de temps, de tout début et fin.


L'essence de tout le samsara et le nirvana est l'esprit éveillé.
Spontanément présent, ne se produisant pas, n'ayant pas d'origine, et non limité,
il n'est venu de nulle part, ni ne va nulle part.
L'étendue de l'esprit éveillé, sans limite de temps linéaire,
n'arrive pas ni ne va, parce qu'elle est infiniment pénétrante.


La vraie nature des phénomènes, l'ainsité, n'a ni début, milieu ou fin.
Cet état d'égalité infinie, égal à l'espace et pur de nature, na ni début ni fin.
C'est au delà tout cadre de temps.
C'est non né, incessant, et n'a ni substance ni caractéristique.
Il ne vient ni ne va et ne peut être caractérisé comme quelque "chose".
Il n'implique pas d'effort ou résultat ou quoique ce soit devant être fait.
La base de l'ainsité elle-même n'a pas de périphérie ou de centre.
Puisque c'est non référentiel et ininterrompu, c'est l'étendue de l'égalité.


Puisque la véritable nature de tous les phénomènes est l'identicité,
il n'y a pas la moindre chose qui ne réside pas à l'intérieur de l'étendue de cette identicité.
Le champ de l'esprit éveillé est un état unique d'uniformité à l'intérieur du quel toutes les choses sont égales.
Puisque qu'il est non né, une infinie uniformité si vaste qu'il est égal à l'espace,
le champ de l'identicité est sans interruption.


C'est pourquoi, la forteresse de la pénétrabilité infinie est spontanément présente et au delà des extrêmes.
La forteresse de la spacieuse et intemporelle étendue n'a pas de division en plus haut et plus petit ou entre les deux.
La forteresse du dharmakaya non né englobe toutes les choses impartialement.
La forteresse du précieux secret est stable et spontanément présente.
L'univers des apparitions et des possibilités, que ce soit du samsara ou du nirvana,
est parfait comme la forteresse intemporelle d'un état unique d'identicité.


Sur cette infinie fondation, s'étendant impartialement partout,
le bastion de l'esprit éveillé n’ait pas la distinction entre samsara et nirvana.
Son haut sommet imposant est l'étendue spacieuse qui est la vraie nature des phénomènes.
A l'exact centre du panorama de cette nature incréée,
le point d'entrée qui nous libère d'un effort de développement est grand ouvert.


A l'intérieur de ce palais, orné par l'étalage de fortune spontanément présent,
le roi, la conscience intemporelle se produisant naturellement, est assis sur son trône.
Tous les aspects de l'énergie dynamique de cette conscience,
se manifestant en tant que pensées qui prolifèrent et décroissent,
servent de ministre exerçant le contrôle sur le domaine.
La sainte reine, résidant naturellement dans une stabilité méditative,
est accompagnée par les héritiers royaux et les servants,
faisant se lever naturellement des intentions illuminées.
Cet espace environnant de suprême félicité est naturellement lucide et non conceptuelle.


Dans ce parfait contexte, inébranlable et au delà l'imagination ou de la description,
la maîtrise est gagnée sur la totalité de l'univers des apparitions et des possibilités.
C'est le vaste dominion de l'espace de base des phénomènes.


Si on réside dans ce domaine, tout est le dharmakaya,
Sans hésitation de cette unique conscience intemporelle se produisant naturellement,
il existe une transcendance intemporelle assurée de l'effort et de la réussite.
Étant donné que la sphère de l'être, sans le moindre "confins difficile", est inclusive,
toutes les choses, telles qu'elles, sont comprises dans l'étendue
dans laquelle il n'y a ni différenciation, ni exclusion.


Ni les royaumes des six classes d'êtres, ni même les royaumes purs des bouddhas n'existent autre part.
Ils sont le royaume de l'espace, la vraie nature des phénomènes.
Puisqu'ils sont d'un même goût dans la conscience éveillée naturellement lucide,
Le samsara et le nirvana sont complètement compris à l'intérieur du champ de la conscience.


Dans ce trésor de l'espace de base des phénomènes, la source de toutes choses,
le nirvana est intemporellement et spontanément présent, sans avoir à être cherché.
Ainsi à l'intérieur du dharmakaya, non changeant, sans référence, et s'étendant à l'infini,
la manifestation de l'univers extérieur et intérieur est le sambhogakaya,
et l'apparition naturelle des choses comme des réflexions est le nirmanakaya.
Puisqu'il n'y a pas de phénomène qui ne soit pas parfait comme un ornement des trois kayas,
toutes les choses apparaissent comme la représentation de la forme, la parole, et l'esprit illuminés.
En outre, sans exception, les innombrables purs royaumes des sugatas apparaissent de l'exacte même source, l'esprit lui-même, l'étendue des trois kayas.


De la même façon, les "cités" des six classes d'êtres, dont la nature est le samsara,
sont de simple réflexions apparaissant dans le champ de l'espace de base des phénomènes.
En outre, les différentes manifestations de la naissance et de la mort, le plaisir et la souffrance,
sont comme des fantasmagories dans cette étendue, l'esprit lui-même.
Bien qu'elles n'existent pas, elles apparaissent, et se manifestant elles n'ont pas de base,
et ainsi elles sont comme les nuages dans le ciel, se produisant simplement accidentellement en fonction des circonstances.
Ni existant ni non existant, elles sont par nature au delà des extrêmes,
complètement comprises à l'intérieur de la sphère des êtres, dépourvues d'élaboration.


L'esprit lui-même, c'est à dire la nature de l'esprit éveillé, est pur comme l'espace, et ainsi est sans naissance et sans mort, sans plaisir ou souffrance.
Il n'a pas de substance pour le délimiter et est dépourvu des phénomènes du samsara et du nirvana.
Il ne peut être caractérisé en tant que quelque "chose", et étant une étendue infiniment spacieuse,
c'est stable, sans transition, spontanément présent, et incomposé.
Étant donné que la bouddhéité réside à l'intérieur de l'essence du cœur vajra de parfaite lucidité,
toutes les choses sont un royaume de la félicité se produisant naturellement, le véritable contexte de la sublime illumination, un état d'identicité spontanée.


3. Métaphores pour l'Esprit Éveillé

Tout est inclus dans l'esprit éveille qui comprend tout.
Puisqu'il n'y a pas un seul phénomène qui ne soit pas inclus dans l'esprit éveillé,
la véritable nature des phénomènes est celle de l'esprit éveillé.


L'espace est une métaphore pour l'esprit éveillé.
Puisque cet esprit n'a pas de cause et n'est pas un objet qui arrive chez l'être,
il ne réside d'aucune façon finie, il est inexprimable, et transcende la dimension de l'imagination.
La phrase "la dimension de l'espace" est simplement une façon de l'illustrer métaphoriquement.
Si même la métaphore elle même ne peut être décrite en tant qu'une "chose",
comment le sens sous-jacent qu'il illustre pourrait il être imaginé ou décrit ?
Cela doit être compris en tant que métaphore pour ce qui est naturellement pur.


Le sens sous-entendu est que l'esprit éveillé est la conscience se connaissant elle-même identique à l'espace.
Il ne fait pas partie du domaine de l'imagination, parce qu'il défie l'illustration ou la description.
Naturellement lucide et inébranlable, la spacieuse étendue de la parfaite lucidité n'est pas créée mais est spontanément présente, sans portée ou gamme fixe.
Le dharmakaya est le spacieux domaine qui est l'essence du cœur de l'illumination.


L'évidence est que toutes les choses peuvent apparaître et apparaissent dues à l'énergie dynamique de la conscience.
Même lorsqu'elles apparaissent, il n'y a pas d'endroit d'apparition ou quoique ce soit d’apparu.
'Apparaître" est simplement une étiquette, parce que si on l'examine, on le découvre identique à l'espace.
Toutes les choses étant comprises à l'intérieur d'un état suprême d'identicité sans préjugé,
elles constituent l'étendue de l'infinie uniformité, qui n'inclut pas de perception duale.


Etant donné que cette conscience intemporelle se produisant naturellement, la véritable nature des phénomènes, est sans limite,
les analogies sont utilisées de façon qu'elles puissent être établies à l'aide de métaphores, sous-entendus, et évidences.
Identique à l'espace, cette nature, qui inclut toutes choses et est sans différenciation ou exclusion,
est illustrée par ces trois facteurs d'enchaînement.
Dans le ventre de l'espace de base, un suprême état spacieux d'identicité, toutes les choses sont intemporellement identiques, sans notion de temps ou de plutôt ou plus tard, ni de mieux ou de moindre.
C'est l'intention illuminée de Samantabhadra, de Vajrasattva.


L'esprit éveillé peut être comparé au soleil.
Il est parfaitement lucide de nature et à jamais incomposé.
Avec rien pour l'obscurcir, il est non obscurci et spontanément présent.
Sans élaboration, il est le champ de la véritable nature des phénomènes, qui ne comprend pas de concepts.


Étant vide c'est le dharmakaya, étant lucide c'est le sambhogakaya, et étant radieux c'est le nirmanakaya.
Les trois kayas n'arrivent pas ensemble ou séparés.
Puisque ces qualités illuminées sont déjà et à jamais spontanément présentes,
Elles ne sont pas obscurcies par la noirceur des défauts et des fautes.
Elles sont identiques en étant sans transition ou changement à travers les trois temps,
identiques en imprégnant tous les bouddhas et les êtres ordinaires de la même façon.
Cela s'appelle "l'esprit éveillé se produisant naturellement".


Son énergie dynamique apparaît comme n'importe quoi,
qu'il y ait réalisation ou pas, il y a l'univers des apparitions, des possibilités et des perceptions des êtres dans toutes leurs variétés.


Comme l'eau dans un mirage, un rêve, un écho,
l'émanation d'un fantôme, une réflexion, un château dans les airs,
ou une hallucination, toutes les choses sont clairement apparentes et pourtant n'existent pas vraiment,
elles se manifestent seulement accidentellement, sans base ni support.
Vous devez réaliser que toutes ces manifestations sont temporaires, des phénomènes accidentels.


A cause de la nature de l'esprit éveillé spontanément présent,
il y a une apparition continue, l'illusion magique du samsara et du nirvana.
Puisque la totalité de la représentation magique est complètement comprise à l'intérieur de l'espace de base,
vous devez savoir qu'il ne s'égare pas en dehors du champ de l'être primordial.


A l'intérieur de ceci, toutes les choses sont le champ de l'esprit éveillé.
Avec cette perfection unique, tout est parfait, sans avoir été fabriqué ainsi, toutes les choses sont parfaites.
Se produisant naturellement, la conscience intemporelle est par nature spontanément parfaite.


Étant donné que l'esprit éveillé n'est jamais apparent ni pas apparent,
les mondes extérieurs et intérieurs du samsara et du nirvana n'existent pas en tant que phénomènes
et pourtant néanmoins apparaissent comme une myriade d'apparition,
l'univers des apparitions et des possibilités, qu'elles soient du samsara ou du nirvana,
parce qu'ils sont, par nature, l'inspiration de l'énergie dynamique de l'esprit.


En survenant simplement, les formes sont par nature vides.
De ce qui est non né se manifeste ce qui semble être né,
mais même si elles se manifestent, rien d'aucune sorte n'est né.
De ce qui est sans cessation se manifeste ce qui semble cesser,
mais il n'y a pas de cessation.
Ce sont des expressions illusoires de la vacuité.
Même avec de la continuité, il n'y a rien qui soit continuel.


Il n'y a aucune base sur laquelle quelque chose puisse être continuel.
Dans le contexte dans lequel il n'y a ni arrivée ni départ,
quoiqu'il se manifeste, cela n'existe pas comme cela semble l'être,
et ainsi on est réduit à simplement l'étiqueter comme "n'ayant pas de nature indépendante".


Les apparitions sensorielles, qui plus est, surviennent naturellement à cause de l'énergie dynamique de la conscience,
et ainsi leur nature est décrite d'une façon purement symbolique en tant qu'une "connexion interdépendante".
Même au moment précis où les choses semblent survenir à cause de l'énergie dynamique,
elles le font sans être sujettes aux extrêmes ou aux divisions,
sans question de savoir si quelque chose survient ou pas,
et même "l'énergie dynamique" est un terme symbolique,
sans essence finie ou quoi que ce soit d'autre.
Ainsi dans le contexte qui n'est jamais sujet à transition ou changement,
rien ne s'écarte sous la plus petite forme de l'esprit éveille.


4. L'essence et la représentation de la Conscience

C'est la nature de l'esprit éveillé qui inclut tout de n'être pas apparent,
Parce qu'il transcende ce qui est apparent.
Ce n'est pas vide, parce qu'il transcende ce qui est vide.
Ce n'est pas existent, parce qu'il n'a pas de substance ou de caractéristiques.
Ce n'est pas non plus non existant, parce qu'il pénètre tout le samsara et le nirvana.
Ni existant ni non existant, c'est l'espace de base primordial,
spontané et uniforme,
pas sujet aux extrêmes et à la division, et sans substance,
fondation, ou base sous-jacente.


Ininterrompue, la conscience est l'étendue de l'esprit éveillé.
Sans transition et changement, le "ciel" de l'espace de base est intemporellement et infiniment étendu.
La conscience intemporelle se produisant naturellement,
qui a un sens ultime en ce sens que rien n'est comparable,
est inclue à l'intérieur de la sphère unique de l'être, non née et incessante.
Indéterminée et tout-pénétrante, elle est absolument sans extrêmes la limitant.


L'héritage de l'essence du cœur vajra est l'inébranlabilité,
la spontanéité et l'identicité.
L'immensité de l'espace de base sublime, qui n'est ni fabriqué ni non fabriqué,
n'est pas un choix fini qui peut être caractérisé par des mots.
C'est le début du bien être d'une étendue de sublime savoir,
le champ de notre conscience se connaissant elle-même.
Un yogi débarrassé des élaborations conceptuelles et descriptives
en arrive à la décision que cela puisse être caractérisé ou non est hors de propos.
Puisque ni la méditation ni quoi que ce soit sur lequel méditer ne peut être découvert,
il n'y a aucun besoin de "pourfendre les ennemis" de l'insipidité, de l'agitation, et de la pensée.


A l'intérieur de l'état intemporel continuel et omniprésent,
la vraie nature des phénomènes,
il n'y a pas de concepts de moi ou d'autres,
et ainsi les trois royaumes eux-mêmes constituent un royaume pur d'identicité naturelle.


Pour les victorieux des trois temps, les propres manifestations de la conscience sont pures.
Puisque chaque chose constitue un état unique d'identicité,
avec rien qu'il faille renoncer ou accepter,
il n'y a rien, absolument rien, à atteindre autre part.
Tous les phénomènes sont clairement évidents à l'intérieur de la vaste étendue de l'esprit lui- même,
pourtant ils ne s'écartent pas du tout du sens ultime de l'identicité.


Il n'y a pas de division entre extérieur et intérieur, et aucun dérangement du aux pensées s'élevant et diminuant.
La base, l'esprit éveillé, dissipe la noirceur des extrêmes.
Avec rien auquel il faille renoncer, le potentiel d'erreur est tranché de fait.


Le monde dans lequel les êtres perçoivent des myriades de façons,
et même les kayas et la conscience intemporelle de la pure bouddhéité,
tout ce qui imprègne la dimension de l'espace de base en tant que représentation continuelle apparaît à cause de l'énergie dynamique, soit à la lumière de la réalisation soit en son absence.
Il y a simplement réalisation ou son absence à l'intérieur de la dimension de l'espace de base des phénomènes.
Pour ceux avec réalisation, qui ont atteint un état de félicité, il y a perception pure.
Pour ceux sans, il n'y a pas reconnaissance de la conscience et des modèles habituels de la perception duale,
à partir de laquelle les apparitions sensorielles se manifestent dans toutes leurs variétés,
Rien de cela ne s'éloigne de l'espace de base.


L'esprit éveillé est le véritable état de toutes les choses.
Il manifeste une qualité incessante.
Quoi qu'il apparaisse dans toutes ses variétés est naturellement et clairement apparent,
évident à l'intérieur de l'espace de base pur, la vraie nature des phénomènes.
Il n'y a ni division ni exclusion, le mode de la conscience est sans restriction.


La conscience intemporelle non obstruée, une étendue spacieuse se produisant naturellement,
est parfaitement lucide,non obstruée, sans division en extérieur et intérieur,
et ainsi la conscience auto-connaissante est le grand miroir radieux de l'esprit.
Le précieux joyau qui fournit tous les voulus est l'espace de base des phénomènes.
Puisque toutes les choses se produisent naturellement sans avoir à être cherchées,
la conscience intemporelle se produisant naturellement est la source splendide de tout ce que l'on peut désirer.


Bien que l'on puisse énumérer de nombreuses grandes qualités,
elles viennent de l'espace de base et sont de l'espace de base, apparaissant continuellement en tant que moyens habiles sublimes.
Puisque tout est spontanément parfait dans l'espace de base non né,
la substance des choses est éclipsée par leur vacuité en tant qu'étendue de l'illumination,
alors que leur vacuité est éclipsée par la conscience auto-connaissante en tant qu'étendue de l'illumination.


Dans l'esprit éveillé, les apparitions et la vacuité n'ont jamais existé.
Mais ne vous focalisez pas sur la non dualité, parce que la représentation miraculeuse inconcevable continue à se produire.
Sans cadre temporel, l'espace de base non né des phénomènes est un espace stable,
indivisible, et non composé.
A travers les trois temps, la bouddhéité est la conscience,
l'espace de base de la conscience intemporelle,
l'étendue de l'illumination, de la conscience s'auto-connaissant qui éclipse les perceptions duales.
Sans division en extérieur et intérieur, la vraie nature des phénomènes est spontanée et spacieuse.


5. Transcender l'effort et la causalité

A l'intérieur de l'esprit lui-même, l'essence de l'esprit éveillé,
il n'y a pas de vue à cultiver en méditation, aucune conduite à entreprendre,
aucune finalisation à achever,aucun niveau de réalisation ou de voies à traverser,
aucun mandala à visualiser, pas de récitation, de répétition, ou d'étapes d'achèvement,
aucune transmission de pouvoir à être accordé, et aucun samaya à respecter.
Dans le pur état qui est la véritable nature des phénomènes,
intemporellement et spontanément présent,
de tels facteurs accidentels d'effort de développement et de causalité sont transcendés.


L'essence de ces facteurs est l'esprit éveillé.
Non obscurci par les nuages ou la noirceur, le soleil brille dans le ciel grâce à sa véritable nature,
pas à cause de quelque chose d'accidentel.


Chaque enseignement concernant les dix attributs qui font intervenir l'effort et la réussite
est donné en réponse à la confusion qui apparaît accidentellement
due à l'énergie dynamique de la conscience.
Ce sont des moyens habiles pour engager ceux dont la perspicacité nécessite
le développement à travers l'effort.
Ce n'est pas donné aux yogis qui expérimentent réellement
le sens ultime de l'essence du cœur vajra, atiyoga.


De telle façon que les individus qui se fatiguent, dans le but de progresser sur le plan du développement,
puissent être menés à l'espace de base primordial - la véritable nature des phénomènes -
ce sont les approches spirituelles des shravakas, des pratyekabouddhas, et des bodhisattvas.
Ce sont les étapes établies aux trois niveaux inférieurs.


Les trois divisions de kriya, upa, et yoga
sont de par leur véritable nature les trois niveaux intermédiaires
Les trois divisions maha, anu et ati
se manifestent primordialement en tant que les trois plus hauts niveaux.
En ouvrant la porte qui conduit au delà des autres approches
basées sur les causes et les résultats,
elles guident les êtres fortunés vers trois niveaux d'illumination.


L'aboutissement de tout cela, qui plus est, se trouve dans le sens ultime du cœur de l'essence vajra.
Elles doivent conduire vers ce superbe, suprême secret,
et ainsi l'absolue lucidité, sublimement stable, est le pinacle de tout cela.
C'est réputé comme étant l'approche spirituelle de l'essence du coeur de l'illumination manifeste.


Qui plus est, des deux alternatives des enseignements spirituels,
l'un implique un effort concerté à accepter ou à rejeter.
C'est enseigné dans le but d'épurer les modèles habituels de l'esprit et des évènements mentaux ordinaires,
dont la nature est de s'élever en tant que représentation due à l'énergie dynamique.
Cette approche prétend que la conscience intemporelle est plus pure que l'esprit ordinaire.


L'enseignement suprême n'implique aucun effort concerté à accepter ou à rejeter.
La conscience intemporelle se produisant naturellement,
l'essence de l'esprit éveillé lui-même,
est rendue parfaitement évidente dans le fait que l'on ne doute pas de l'expérience directe de celle-ci.
Ainsi il n'est pas nécessaire de chercher à l'obtenir autre part.
Elle reste dans et à l'extérieur d'elle même, ainsi ne la cherchez pas autre part.


Ceci, le sens ultime de l'ainsité elle-même, est comme l'essence du soleil.
Je prétends qu'il réside en tant qu'état naturel de tranquillité, inébranlable lucidité absolue.
Il peut être montré que les autres approches sont comme des atteintes pour créer le soleil déjà présent en dissipant les nuages et la noirceur à travers un processus d'effort et de réussite.
Ainsi, ces deux sortes d'approches sont aussi différentes que les cieux et la terre.


Aujourd'hui, ces "éléphants" qui font preuve de fierté d'être des pratiquants ati,
prétendent que les modèles de pensée, passionnantes et se proliférant,
sont l'esprit éveillé.
Tous ces fous sont submergés par la noirceur,
loin du sens de la grande perfection naturelle.
Ils ne comprennent même l'énergie dynamique ou ce qui apparaît de cette énergie,
sans parler de l'essence de l'esprit éveillé.


Dans cette discussion qui est mienne, l'esprit éveillé primordialement pur est ultimement vrai - la véritable nature des phénomènes en tant qu'espace de base.
Au delà la description et l'imagination, c'est la perfection du sublime savoir.
Inébranlablement inhérent, c'est parfaitement lucide et intemporellement dépourvu d'élaborations - de concepts enthousiasmants et proliférant -
et ainsi est appelé 'l'essence de l'être", comparable à l'orbe du soleil.
Son énergie dynamique est la conscience non obstruée en tant que mode continu de ce qui apparaît et est dépourvue à la fois de conceptualisation et d'analyse.
Parce que c'est lucide de façon saisissante, cela ne nécessite pas de perception duale.


La conscience s'exprime à travers son énergie dynamique en tant que conscience qui implique l'élaboration conceptuelle,
marquée par les myriades de modèles habituels duales qu'une telle conscience génère.
Puisque ce qui n'est pas des objets est mal interprété en tant qu'objets,
il y a les cinq sortes d'objets des sens,
et puisque ce qui n'a pas d'identité est investi d'une identité,
il y a les cinq émotions affligeantes.
Cela constitue les perceptions confuses possibles,
de l'univers et des êtres qui y sont.
Même ce qui se manifeste en tant que samsara apparaît à cause de cette énergie dynamique,
mais lorsque cela n'est pas réalisé, la manifestation elle-même est une des perception erronées.


Étant vide c'est le dharmakaya, étant lucide c'est le sambhogakaya, et étant radieux c'est le nirmanakaya.
Les trois kayas n'arrivent pas ensemble ou séparés.
Puisque ces qualités illuminées sont déjà et à jamais spontanément présentes,
Elles ne sont pas obscurcies par la noirceur des défauts et des fautes.
Elles sont identiques en étant sans transition ou changement à travers les trois temps,
identiques en imprégnant tous les bouddhas et les êtres ordinaires de la même façon.
Cela s'appelle "l'esprit éveillé se produisant naturellement".


Son énergie dynamique apparaît comme n'importe quoi,
qu'il y ait réalisation ou pas, il y a l'univers des apparitions, des possibilités et des perceptions des êtres dans toutes leurs variétés.


Comme l'eau dans un mirage, un rêve, un écho,
l'émanation d'un fantôme, une réflexion, un château dans les airs,
ou une hallucination, toutes les choses sont clairement apparentes et pourtant n'existent pas vraiment,
elles se manifestent seulement accidentellement, sans base ni support.
Vous devez réaliser que toutes ces manifestations sont temporaires,
des phénomènes accidentels.


A cause de la nature de l'esprit éveillé spontanément présent,
il y a une apparition continue, l'illusion magique du samsara et du nirvana.
Puisque la totalité de la représentation magique est complètement comprise à l'intérieur de l'espace de base,
vous devez savoir qu'il ne s'égare pas en dehors du champ de l'être primordial.


A l'intérieur de ceci, toutes les choses sont le champ de l'esprit éveillé.
Avec cette perfection unique, tout est parfait, sans avoir été fabriqué ainsi, toutes les choses sont parfaites.
Se produisant naturellement, la conscience intemporelle est par nature spontanément parfaite.


Étant donné que l'esprit éveillé n'est jamais apparent ni non apparent,
les mondes extérieurs et intérieurs du samsara et du nirvana n'existent pas en tant que phénomènes
et pourtant néanmoins apparaissent comme une myriade d'apparitions,
l'univers des apparitions et des possibilités, qu'elles soient du samsara ou du nirvana,
parce qu'ils sont, par nature, l'inspiration de l'énergie dynamique de l'esprit.


En survenant simplement, les formes sont par nature vides.
De ce qui est non né se manifeste ce qui semble être né,
mais même si elles se manifestent, rien d'aucune sorte n'est né.
De ce qui est sans cessation se manifeste ce qui semble cesser,
mais il n'y a pas de cessation.
Ce sont des expressions illusoires de la vacuité.
Même avec de la continuité, il n'y a rien qui soit continuel.
Il n'y a aucune base sur laquelle quelque chose puisse être continuel.
Dans le contexte dans lequel il n'y a ni arrivée ni départ,
quoiqu'il se manifeste, cela n'existe pas comme cela semble l'être,
et ainsi on est réduit à simplement l'étiqueter comme "n'ayant pas de nature indépendante".


Les apparitions sensorielles, qui plus est, surviennent naturellement à cause de l'énergie dynamique de la conscience,
et ainsi leur nature est décrite d'une façon purement symbolique en tant qu'une "connexion interdépendante".
Même au moment précis où les choses semblent survenir à cause de l'énergie dynamique,
elles le sont sans être sujettes aux extrêmes ou aux divisions,
sans question de savoir si quelque chose survient ou pas,
et même "l'énergie dynamique" est un terme symbolique,
sans essence finie ou quoi que ce soit d'autre.
Ainsi dans le contexte qui n'est jamais sujet à transition ou changement,
rien ne s'écarte sous la plus petite forme de l'esprit éveillé.


6. L'esprit éveillé Tout-Pénétrant

De même que toutes les lumières sont inclues à l'intérieur du soleil en tant que leur source,
tous les phénomènes sont inclus à l'intérieur de l'esprit éveillé en tant que leur source,
même l'impureté et la confusion dans l'univers des apparitions et des possibilités.
Quoi qu'il se produise, en examinant l'espace de base comme sa matrice et sa demeure vous trouvez qu'il n'a pas de fondation, mais est inclus dans la liberté intemporelle de l'esprit.
Au delà les étiquettes et de leurs sens, la confusion et son absence sont inclus à l'intérieur de la vraie nature des phénomènes, l'espace intemporel, un état spacieux suprême.


Même la merveilleuse représentation des propres manifestations pures de la conscience,
les kayas, les dimensions pures, la conscience intemporelle, et les activités illuminées,
est inclue à l'intérieur de l'état se produisant naturellement qui n'est ni fait ni non fait.
L'esprit éveillé inclut l'univers des apparitions et des possibilités, tout le samsara et le nirvana.
Lucide et incomposé, il peut être comparé au soleil brillant dans le ciel vide.
Se produisant primordialement et naturellement, c'est un espace spacieux et intemporel.


L'esprit lui-même est une vaste étendue, stable, la dimension de l'espace.
Sa représentation, l'énergie dynamique de l'esprit éveillé, est indéterminée.
En ce qu'il comporte la maîtrise sur le samsara, le nirvana, et toutes les approches spirituelles,
cet état unique, dans lequel rien ne doit être fait, éclipse tout le reste.
Il n'y a pas de contexte nul part qui constitue un extrême.
Il n'y a pas du tout d'égarement de la nature des phénomènes, l'esprit éveillé.


Étant donné que tout est parfaitement positif, apparaissant comme un état unique de présence spontanée,
ce qui est sublime et sans égal, le plus grand des grands, à l'intérieur duquel tout sans exception est inclus, est le complètement positif espace de base des phénomènes.
Puisque tout est uni en lui comme un monarque,
il implique la maîtrise sur tout le samsara et le nirvana et ne vacille pas du tout.


Puisque tout est parfaitement positif, sans la moindre chose qui ne l'est pas,
toutes les choses sont identiques dans l'état parfaitement positif, dans lequel il n'y a ni bien ni mal.
Puisque toutes les choses, quelque soit ou ne soit pas le cas, sont du même espace de base,
toutes les choses sont identiques à l'intérieur de l'inébranlable, état de présent spontané, de l'identicité.


L'état unique du quel toutes choses sans exception apparaissent est l'espace de base des phénomènes.
Il n'y a rien à atteindre ou à chercher dans le contexte dans lequel rien n'a besoin d'être fait.
Puisque l'effort et la réussite ne sont rien d'autre que l'état naturel de l'espace de base,
d'où l'effort pourrait il venir ? À quelle réussite pourrait il conduire ?


Puisqu'il n'y a pas d'objet à chercher, rien à percevoir en méditation,
aucun état à atteindre, rien qui ne vienne d'autre part,
ni n'arrivant ni ne partant, il y a identicité, dharmakaya.
Cette perfection spontanée est trouvée à l'intérieur de l'espace de base de la suprême sphère de l'être.


Les transmissions des shravakas, pratyekabouddhas, et bodhisattvas sont décisives concernant la non-existence du soi et de ce qui lui appartient,
ainsi ils sont identiques dans leur intention, un état identique à l'espace libre d'élaboration.
La transmission du yoga suprême, le sublime secret d'ati,
est de rester dans l'être authentique, tel quel, la conscience intemporelle se produisant naturellement,
à l'intérieur de l'état spacieux dans lequel il n'y a pas de distinction entre soi et les autres.
Ainsi le sens ultime des perspectives illuminées des toutes les trois approches inférieures est inclus à l'intérieur de la sublime essence du cœur.


En outre dans les trois étapes de maha, anu, et ati,
l'univers des apparitions et des possibilités est un royaume pur de déités masculines et féminines.
Leurs étapes prétend que la nature stable des phénomènes est la conscience intemporelle qui se produit naturellement,
parce que l'espace de base et la conscience intemporelle sont inséparables dans leur totale pureté.
Étant donné que tout est parfaitement pur à l'intérieur de ce sublime, excellent secret,
la demeure infinie, sans avoir été créée, est un royaume bienheureux,
un espace intemporel.
A l'intérieur de cet état infini et tout-pénétrant, qui ne peut être divisé en externe et interne,
il n'y a rien à caractériser à la lumière de vos jugements de valeur.
Avec tout intemporellement infini, l'espace spacieux du dharmakaya,
les perspectives illuminées de toutes ces approches sont incluses dans l'essence du cœur du secret suprême.


La perfection est un, la perfection dans tout,
l'espace dans lequel tous les phénomènes sont inclus
est lui-même inclus dans l'état suprême de la présence spontanée,
un état intemporel et naturellement lucide de relaxation totale.


7. La Conscience spontanément présente

La transmission de l'esprit éveillé, spontanément présent par nature,
est le sommet de la plus majestueuse des montagnes, non créée et pourtant garantissant tout ce qui a un sens ultime.
Exaltée par dessus tout, c'est la plus suprême et la plus majestueuse des approches.


Lorsqu'on a atteint le sommet d'une montagne majestueuse,
on peut voir la vallée en dessous d'un coup d'œil,
alors que des vallées on ne peut voir comment c'est du sommet.
De la même façon, ati, le cœur de l'essence vajra,
est le pinacle de l'approche spirituelle et voit ce qui a un sens dans tous les autres,
alors que les approches inférieures ne peuvent voir son sens ultime.
C'est pourquoi, c'est le pinacle, l'expérience la plus élevée, qui est spontanément présente.


C'est comme un grand joyau à vœux qui, si on le prie,
répond bien entendu à tout ce qui a été demandé.
Ce n'est pas le cas pour les choses ordinaires.
Puisque le cœur de l'essence vajra est la présence spontanée de trois kayas,
la bouddhéité est garantie, dans et de soi-même, dans l'espace de base de la tranquillité naturelle.
Elle n'a pas besoin d'effort ou d'accomplissement, c'est sa supériorité.
Bien que ceux des approches inférieures s'attachent à l'acceptation et la réjection,
ils n'accomplissent rien pendant des éons, quelle grande débilité !


L'esprit éveillé, intemporellement spontané et conscience uniforme,
la nature spacieuse des phénomènes, telle qu'elle est, le naturellement
stable état, est le dharmakaya par nature, l'étendue de l'égalité primordiale.
Il est présent en chacun mais n'est atteint que par quelques fortunés.
Je laisse tel quel, assuré dans ce contexte.


Le Sambhogakaya, infiniment pénétrant, naturellement lucide, et spontanément présent,
est présent en chacun, mais sa perception n'est à la portée que d'un petit nombre.
Si vous restez naturellement avec quoiqu'il se manifeste, sans effort de la conscience, c'est évident.


La représentation du continuum est l'étendue infinie du nirmanakaya.
C'est présent en chaque chose, clair dans l'apparition des choses.
C'est la pure étendue de la conscience auto-connaissante.
La représentation miraculeuse des qualités qui accomplissent les vœux et les activités,
qui plus est, ne sont nulle part autre.
Comme une turbine à eau quand les sédiments s'installent, cela devient clair si vous restez dans l'état naturellement immaculé.


La vérité de la pureté primordiale n'est pas trouvée en étant cherchée.
L'illumination, la bouddhéité, est évidente à l'intérieur de l'étendue apparaissant naturellement.
Puisque cela a déjà été accompli, il n'y a aucun besoin de la réaliser de nouveau.
Cette grandeur naturellement continuelle est l'intention illuminée,
l'étendue qui est la vraie nature des phénomènes.
Ne faites aucun effort concernant ce qui est immuable et spontanément présent !


La base intemporelle, le terrain continuel inné, est la base qui est au cœur profond de l'illumination.
Puisqu'il ne s'égare pas du contexte qui est sa nature,
il ne s'égare pas de l'étendue lucide qui est le sens ultime de la conscience.


La raison pour laquelle tout est garanti en étant laissé comme c'est se trouve dans l'état stable, toujours présent de maîtrise souveraine,
les cinq aspects de la conscience intemporelle.
L'état de la bouddhéité originelle, les cinq aspects chacun de la forme illuminée, de la parole illuminée, de l'esprit illuminé, des qualités illuminées, et des activités illuminées,
est spontanément présent à l'intérieur de l'étendue sans commencement et sans fin.
Ne le cherchez pas autre part, parce que par nature c'est intemporellement garanti.


Le dharmakaya est plus ou moins, l'illumination, le dharmakaya est expérimenté par tous les bouddhas,
il n'est rien d'autre que le sens ultime de l'égalité non changeante.
Et puisqu'il est spontanément présent dans ce contexte qui se produit naturellement,
ne le cherchez pas, ne cherchez pas à l'accomplir.
Abandonnez complètement l'espoir et la peur.


Même la conscience intemporelle de tous les êtres qui survient naturellement n'est pas fabriquée ni recherchée, et est spontanément présente en tant que dharmakaya,
ainsi ne réagissez pas avec rejet ou acceptation, mais restez dans ce contexte d'espace de base !


A l'intérieur de l'essence des êtres, spontané et uniforme, immuable et au delà de la délibération,
réside l'étendue spacieuse de la base de l'être, non créée, pourtant garantissant tout ce qui a un sens ultime.


Immuable et toujours présent, l'incarnation des kayas et de la conscience intemporelle est le donneur de l'initiation suprême survenant naturellement, telle l'investiture d'un héritier royal.
Puisque l'univers des apparitions et des possibilités est intemporel et spontanément présent,
il n'y a pas de besoin d'effort concerté, parce que c'est naturellement présent par nature.
Tout est garanti, se déployant en tant que suprême état de présence spontanée.


8. Non dualité à l'intérieur de l'Esprit Éveillé

A l'intérieur de la conscience intemporelle survenant naturellement, un espace de base unique,
toutes les choses sont présentes de telle façon qu'elle sont en essence non duales.
Les perceptions continuelles duales apparaissent comme une représentation à cause de l'énergie dynamique de la conscience.
Dans ce qui est appelé "l'esprit éveillé", il n'y pas de dualité des apparitions sensorielles et de ce que l'esprit leur attribut.


Dans l'illumination, la conscience sans transition ni changement,
l'univers des apparitions et des possibilités, qu'elles soient du samsara ou du nirvana,
apparaissent sans renoncer ni atteindre quoique ce soit.
Dans l'expérience des yogis qui ne perçoivent pas les choses de façon duale,
le fait que les choses se manifestent sans vraiment exister est si extraordinaire qu'ils en éclatent de rire.


Bien que les apparitions sensorielles n'existent pas, elles se manifestent dans toute leur variété.
Bien que la vacuité n'existe pas, elle s'étend à l'infini, arrivant partout.
Bien que la perception duale n'existe pas, il y a encore la fixation sur les choses ayant une identité individuelle.
Bien qu'elles n'aient pas de base, une succession continuelle de vies se manifestent.
Bien que rien n'existe qui puisse être réfuté ou prouvé, le plaisir est accepté et la souffrance rejetée.


En regardant autour, je trouve la perception des êtres vraiment incroyable.
Ils se fixent sur ce qui n'est pas vrai comme étant vrai, de telle façon que cela semble vrai.
Ils se fixent sur la confusion là où il n'y a pas de confusion, de telle façon que certainement il semble y avoir la confusion.
Ils réifient ce qui est indéterminé comme déterminé, de telle façon que certainement cela semble déterminé.
Ils réifient ce qui ne l'est pas comme l'étant, de telle façon que certainement cela le semble.
Ils réifient ce qui n'est pas soutenable comme étant soutenable, de telle façon que certainement cela semble soutenable.


L'esprit ordinaire est séduit par les objets au sens trivial dans toute leur variété.
Notre inutile focalisation d'un instant à un autre s'étend en un continuum,
comme les jours, les mois, les années, la vie entière passe.
Les êtres sont déçus parce qu'ils interprètent mal ce qui n'est pas dual en dual.


Comme un yogi à l'esprit pur regarde à l'intérieur,
la conscience, sans support sous-jacent ou base, est dépourvue d'étiquette.
Elle ne peut être perçue en aucune façon qui puisse être caractérisé ou décrite,
la vue structurée et la méditation sont supprimés.
Étant donné cet état d'uniformité, ouvert, détendu, et spacieux,
la pratique spirituelle n'a pas de sens, parce qu'il n'y a pas de distinction entre les sessions formelles et les périodes intermédiaires.
Tout est sans limite, totalement égal, et ininterrompu.


Sans point de référence, que ce soit du corps, des objets des sens, ou de la perception,
il existe une infinie égalité à l'intérieur de l'étendue de l'espace, indifférenciée et vaste,
ainsi il n'y a pas d'agent interne à qui il puisse être donné une identité.


Lorsque vous regardez à l'extérieur les objets des sens se manifestant extérieurement,
tout est non obstrué, net bien qu'éphémère, fortuit, sans point de référence.
Vous percevez, entendez, pensez, êtes conscient, expérimentez, et sentez comme jamais auparavant.
"Qu'est ce que c'est ? Mes perceptions sont-elles par nature celles d'un lunatique ?
Suis-je dans un rêve ?"
Vous éclatez de rire à vous même.


Vous êtes libéré de notions comme ennemis ou amis, attachement ou dégoût, près ou loin.
Puisque il y a une unique uniformité en ce sens que tout est égal,
sans distinction entre le jour et la nuit, le samsara, la réification des caractéristiques et des points de référence, est dissipée.
Puisque vous n'avez pas de concept concernant "l'étendue de la conscience intemporelle se produisant naturellement",
vous avez transcendé la cage de l'acceptation et du rejet,
de ce qui est un antidote et de ce qui doit être abandonné.
Avec une telle réalisation, il y a la conscience intemporelle non duale.
Vous êtes arrivé à l'intention illuminée, se produisant naturellement et parfaitement positive.
Vous êtes arrivé au point de résolution, sans possibilité de retomber.


Sans aucune réalisation de l'égalité dans son état de production spontanée,
vous pouvez faire une obsession du mot "non dualité" et placez votre confiance dans quelques états pour lesquels vous pensez n'avoir pas de limite ou de référence,
c'est véritablement une notion erronée, la dimension noire dans laquelle la conscience n'est pas reconnue


C'est pourquoi, c'est dans l'état se produisant naturellement sans transition ou changement que la plus majestueuse perfection des objectifs est expérimentée comme non duale.
La liberté totale des trois royaumes, le sens ultime de la non dualité du samsara et du nirvana,
est la forteresse du dharmakaya, la nature de l'être qui arrive de façon inhérente de l'intérieur,
de telle façon que c'est complètement pur comme l'espace, c'est en fait au delà de toute métaphore.


Tant que vous restez fixé sur les choses individuelles, sur "ceci" ou "cela",
vous restez prisonnier du dualisme, la cage de la confusion entraînant le soi et les autres.
Lorsque vous ne faites aucune distinction favorite, de "ceci",
tout est le même dans l'état d'égalité, sans limite ni référence,
et ainsi Vajrasattva déclare, "la non dualité est réalisée".


9. L'expérience décisive

Dans l'étendue unique, suprêmement spacieuse par nature,
l'esprit éveillé, égal à l'espace, est essentiel.
Concentrez vous sur ce point clé et distillez le dans son essence vital,
c'est le plus grand des grands, l'esprit illuminé complètement positif et spacieux.
Dans son essence profonde, il fracasse minutieusement les confins extérieurs de la réalité.
A l'intérieur de cet immense étendue unique, il n'y a pas de duale réalisation opposée à son manque,
de liberté opposée à son manque, mais un état suprême d'égalité.


Un garouda dont les ailes ont grandi dans l'oeuf réside dans l'étendue de l'espace une fois sorti de l'oeuf.
Il écrase les nâgas et traverse directement au dessus des abysses.
Ainsi aussi, un yogi fortuné qui a réalisé l'essence du coeur vajra, tel quel,
le pinacle de toutes les approches spirituelles,
éclipse ceux qui suivent les approches inférieures et traverse directement par dessus les abysses du samsara.


La liberté de tout, résidant dans un état suprême d'égalité,
est inacceptable à ceux impliqués dans la cause et l'effet,
dans l'effort et l'accomplissement,
mais dans l'approche la plus sublime cela a parfaitement un sens en tant que sens ultime d'égalité inébranlable.


Tout est la félicité suprême, égale à l'espace lui-même, l'étendue du dharmakaya.
Il n'y a rien qui ne soit pas libre dans l'étendue du dharmakaya.
La véritable nature de toutes choses est expérimentée intuitivement en tant que kaya de l'essence du coeur vajra.
L'énergie dynamique de cette essence du coeur est parfaite à l'intérieur du corps né des modèles habituels.
Une fois que le corps de l'existence conditionnée entre la naissance et la mort est rejeté,
la conscience est expérimentée comme un tout, en aucune façon divisible.
Lorsqu'on a "gagné l'empire" au niveau de la présence spontanée,
les émanations se produisent sans restriction et on peut s'engager dans n'importe quelle situation sans entrave.
Tel est le domaine d'un yogi qui "est porté sans effort dans le vent".
Alors que c'est inacceptable à quiconque impliqué dans une approche spirituelle inférieure,
c'est démontré par l'approche ati comme ayant parfaitement un sens, c'est le point clé de l'accomplissement.


Puisque l'illusion magique de l'origine se produit à l'intérieur de ce qui n'a pas d'origine,
c'est l'esprit confus ordinaire qui caractérise les choses comme impliquant la causalité.
Ce que révèle l'approche ati concernant l'absence de cause ou de conditions
a un sens éminemment parfait, malgré que cela soit inacceptable pour les approches inférieures.


L'intention et la conduite des bouddhas et des êtres ordinaires ne sont pas séparées,
ainsi c'est l'esprit confus ordinaire qui affirme que samsara et nirvana sont une dualité.
Ce que l'approche ati révèle comme non duale
a un sens éminemment parfait, malgré que cela soit inacceptable pour les approches inférieures.


Concernant la liberté dans laquelle ça n'a pas de sens si on a ou pas de réalisation,
croire que la liberté arrive grâce à la réalisation est l'ennemi de l'égalité.
Ce que l'approche ati révèle comme un état unique d'égalité
a un sens éminemment parfait, malgré que cela soit inacceptable pour les approches inférieures.


Prétendre que l'on ne peut réaliser l’inexprimable
sans s'appuyer sur des moyens spécifiques pour le caractériser est l'attitude d'un fou.
Ce que révèle l'approche ati comme non séparation de l'ultime
a un sens éminemment parfait, malgré que cela soit inacceptable pour les approches inférieures.


Malgré que la grande perfection soit intemporelle et infinie, sans profondeur ou étendue fixe,
prétendre que c'est "insondable" est l'attitude d'un fou.
Ce que révèle l'approche ati comme sans limite, état unique
a un sens éminemment parfait, malgré que cela soit inacceptable pour les approches inférieures.


L'ordre habituel des choses est inversée dans la sphère unique des êtres,
et ainsi l'espoir et la peur en regard de la réalisation sont fendus, un état égal à l'espace.
Si vaste, si suprême, l'esprit illuminé des victorieux est égal à l'espace.
Il n'y a ni renoncement ni atteinte, l'étendue de la sphère unique.
C'est la liberté intemporelle, que l'on ait la réalisation ou pas n'a pas de sens.
Un yogi est content sur la voie égale à l'espace, avec rien qui ne nécessite d'être fait.


Cette conscience éveillée intemporelle qui ne comporte pas d'objet n'erre pas dans le samsara, puisque elle est au delà toutes bases de confusion.
Personne n'est confus, parce qu'il n'y a pas de contexte pour la confusion.
Tout réside dans l'étendue de l'espace de base des phénomènes, une étendue lucide unique.
Sans échelle de temps, cette grandeur est égale à l'espace lui même.
Le samsara est primordialement pur, un état intemporel et spontanément présent de totale relaxation.


On n’entre pas dans un état de liberté que le nirvana n’atteint pas.
L'immense étendue stable, le samsara et le nirvana n'ont jamais connu l'existence.


Ici il n'y a pas de règle de référence de renonciation ou d'atteinte,
d'espoir ou de peur, mais plus une étendue spacieuse suprême qui est le terrain primordialement illuminé des êtres.
Toutes les choses ne sont que des étiquettes, parce qu'en vérité elles sont au delà de la caractérisation ou l'expression.
Ayant expérimenté avec fermeté que le samsara n'est pas la confusion et que le nirvana n'est pas la liberté,
ne laisse personne faire aucun effort !
Ne laisse personne essayer de s'en mêler ou de le modifier !


La conscience, sans largeur ou profondeur,
n'est pas sujette à restriction ou aux extrêmes, alors laissez tomber tout cadre de référence.
La conscience, ne comprenant ni plans ou actions, ni venir ou aller,
ne comprend ni mesure de temps ou d'antidote, alors laissez tomber la réification et l'effort.
Si il y a un cadre de référence délibéré, c'est une cause d'esclavage.
Ne vous appuyez sur aucune construction fixe de quelle que sorte que ce soit,
laissez aller dans l'égalité !


Ca n'a aucune importance si les phénomènes sont dépourvus de temps.
Ca n'a aucune importance si le chemin perpétuel est pur par nature.
Ca n'a pas d'importance si l'esprit lui-même est dépourvu d'élaboration.
Ca n'a pas d'importance si les choses n’ont jamais existé
à l'intérieur du véritable état fondamental et inconditionné.


Ça n'a pas d'importance si le samsara et le nirvana sont par nature une dualité.
Ça n'a pas d'importance si toutes les pensées et expressions sont transcendées.
Ça n'a pas d'importance si les essais confus de preuves et les réfutations sont démolies.
Ça n'a pas d'importance si la vue à réaliser a été réalisée.


Ça n'a pas d'importance si vous méditez sur le sens ultime de la vraie nature des phénomènes.
Ça n'a pas d'importance si vous vous engagez dans l'examen, puisqu'il n'y a rien à accepter ou rejeter.
Ça n'a pas d'importance si la voie perpétuelle a existé en tant que réalisation.
Ça n'a pas d'importance si vous avez traversé les voies et niveaux de la réalisation.


Ça n'a pas d'importance si vous êtes libérés de tous les obscurcissements.
Ça n'a pas d'importance si les étapes de développement et de finalisation parfont votre vraie nature.
Ça n'a pas d'importance si la réalisation de la libération est atteinte.
Ça n'a pas d'importance si vous errez dans les six états du samsara.


Ça n'a pas d'importance si la nature des êtres est la présence spontanée.
Ça n'a pas d'importance si vous êtes attachés par les perceptions duales d'affirmation et de négation.
Ça n'a pas d'importance si vous êtes arrivés à l'intention illuminée de la vraie nature des phénomènes.
Ça n'a pas d'importance si vous suivez les traces des maîtres du passé.


Peu importe ce qui survient, même si les cieux et la terre changent de place,
il existe un état dénudé d'ouverture détendue, sans base sous-jacente.
Sans point de référence, nébuleux, éphémère et évanescent,
c'est le mode d'un lunatique, dépourvu de la dualité espoir et peur,
avec une vue et une méditation impartiale, une conscience ordinaire qui est prise dans les effondrements de la réification.
Sans les imbroglios des pensées de souhaits, il n'y a pas de "chose" vers laquelle tendre où à réaliser.


Laissez quoi qu'il arrive, arriver et quoi qu'il se manifeste, se manifester.
Laisser quoi qu'il arrive, arriver et quoi qu'il soit, être.
Laissez quoi que ce soit qui ne soit pas, ne pas être.


Avec votre conduite imprévue, vous faites le bond final dans la conscience sans la moindre base pour déterminer ce qui est spirituel ou ne l'est pas,
et ainsi cet état dénudé sans point de référence est au delà de la cage de la philosophie.
Que vous mangiez, vous déplaciez, soyez allongé, ou assis, jour et nuit vous restez dans l'uniformité infinie,
de façon à expérimenter la véritable nature des phénomènes comme leur étant identique.
Il n'y a pas de dieux à vénérer, pas de démon à exorciser,
rien à cultiver en méditation, c'est l'état complètement "ordinaire".
Avec cet état unique d'uniformité, le dirigeant naturel sans fierté,
il y a unicité, une ouverture détendue et non structurée.
Que c'est merveilleux, les choses sont intemporellement garantie sans avoir a être réalisées,
et étant libéré de l'effort et de la réalisation, vous êtes satisfait.


Étant donné qu'il n'y a pas de base pour la vue ou de contexte spécifique pour la méditation,
il n'y a pas de facteur de conduite ou de réalisation à accomplir.
Puisque toutes les choses sont infiniment uniformes dans l'identicité non différentiée,
il n'y a pas de besoin d'efforts concertés.
En l'absence d'une quelconque dimension fixe, vous êtes satisfait.


Puisqu'il n'y a pas de spéculation, les idées ordinaires de réalisation arrivent à leur fin.
Puisqu'il n'y a rien à abandonner, les antidotes, fixations restreintes,
sont transcendées.
Il n'y a pas le moindre sens de quelque chose, ou toutes choses, qui serait, ou même quelque chose qui "est" ou "n'est pas",
et ainsi quoi qu'il se manifeste, quoi qu'il survienne, est inévitablement libre.


Les phénomènes sont ineffables, ils n'existent pas comme libre intemporellement,
libre naturellement, ou pas libre, et ainsi l'état unique d'uniformité sans point de référence est au delà le fait d'être un quelconque phénomène qui puisse être résolument expérimente.


A l'intérieur de l'étendue spacieuse, l'étendue spacieuse,
la vaste étendue spacieuse,
Moi, Longchen Rabjam, pour qui l'étendue lucide de l'être est infinie,
expérience toutes choses comme incluent à l'intérieur d'une étendue de félicité,
une étendue unique non duale.
Moi, Natsok Rangdrol, ai atteint le point de liberté naturelle où les phénomènes sont résolus.
La présence spontanée stable est le pinacle de mon excellent conseil.


Qui plus est, vous qui suivez mon exemple,
amenez tout ensemble à l'intérieur de la gamme intemporelle d'une vaste étendue unique.
De cette façon, vous obtiendrez l'état continu de l'être authentique au niveau de Samantabhadra.


10. Stabilité méditative naturelle

L'esprit éveillé est de nature primordialement pur.
La véritable nature des phénomènes est telle qu'il n'y a rien à abandonner ou à adopter,
rien qui ne vienne ni ne va, rien à réaliser en essayant.
Plutôt, le soleil et la lune de parfaite lucidité se lève lorsqu'on reste naturellement dans la spacieuse étendue qui est la véritable nature des phénomènes.


Sans objet des sens bloqué ou d'esprit réifié,
s'il n'y a pas d'égarement de l'état naturel d'identicité spontanée vous arrivez au but illuminé de l’espace suprême,
Samantabhadra.


Les Quatre Méthodes de Repos

Sans le levé et la disparition des pensées, il existe un état naturellement limpide, immaculé,
comme l'uniformité inébranlable d'un océan limpide.
Dépourvu d'occurrence ou de participation aux pensées,
dépourvu de peur et de désir,
vous résidez dans l'état de conscience intemporelle apparaissant naturellement,
la véritable nature de ce qui est profondément lucide.


Sans la contrainte de l'esprit ordinaire,
il existe un état non affecté, une constitution naturelle, inné et pur,
malgré qu'il ne puisse être caractérisé par des mots.
Cette absorption dans l'étendue de l'être, la vraie nature de ce qui ne peut être caractérisé,
n'implique ni méditation ni quelque chose sur lequel méditer,
ainsi le laxisme et l'agitation se dissipent naturellement, et les intentions illuminées apparaissent naturellement.


Les comportements de consommation des pensées ne peuvent être abandonnés par la renonciation, parce qu'ils sont l'énergie dynamique de la conscience.
Leur vraie nature est telle qu'il n'y a pas de distinction, rien à différencier ou exclure,
ainsi cette nature n'est pas garantie par la réalisation, mais apparaît en tant qu'espace de base.
Sans rejeter le samsara, vous la percevez pour être la conscience intemporelle se produisant naturellement grâce au pur yoga de l'énergie dynamique de la vaste étendue des êtres.


Dans l'unité intemporelle des apparitions des sens et de l'esprit,
l'état naturellement stable qui est la vraie nature des phénomènes,
l'absorption méditative est expérimentée en tant que courant permanent inébranlable.
Ainsi, le pinacle vajra, l'esprit illuminé le plus excellent de Samantabhadra,
est le plus sublime, état spacieux, égal à l'espace.
La plus sublime méditation de toutes n’implique aucune différentiation ni exclusion.
C'est spacieusement présent en tant que le superbe, intemporellement infini, monarque.


Les Trois Aspects de l'Absorption Méditative

Le flot continu de la lucidité parfaite, intemporelle et omniprésente,
est spontanément présent dans ce contexte, dans lequel rien n'est abandonné ou adopté,
et ainsi c'est l'intention illuminée la plus sublime, l'espace de base des phénomènes,
la nature du samsara et du nirvana.
La vaste étendue, non changeante, indescriptible, et égale à l'espace,
est intemporellement et de façon innée présente dans tous les êtres.


C'est l'esprit confus ordinaire qui perçoit les apparences sensorielles comme étant différentes de soi-même.
C'est l'esprit confus ordinaire qui croit en la méditation et en l'effort à faire.
La véritable nature de la confusion est le royaume de l'égalité,
l'état naturel de repos, l'étendue naturelle non changeante et primordialement pure.
Il n'y a rien à faire et pas d'effort à réaliser, que vous soyez au repos ou pas est sans importance.


Étant donné la nature des phénomènes non changeante et spontanément présente,
si vous regardez encore et encore avec la conscience auto-connaissante,
dépourvu d'un cadre conceptuel compliqué,
vous verrez qu'il n'y a rien à voir.
Rien à regarder, c'est la vue de la conscience omniprésente.


Étant donné la conscience, qui n'est pas cultivée en méditation et dans laquelle rien n'est rejeté ou accepté,
si vous méditez encore et encore, vous verrez qu'il n'y a rien à cultiver en méditation.
Rien à cultiver en méditation, c'est la méditation de la conscience omniprésente.


Étant donné la voie perpétuelle, non duale et dépourvue d'acceptation et de réjection,
si vous vous engagez dans la conduite encore et encore,
vous verrez qu'il n'y a aucune conduite à décréter.
Pas de conduite à décréter, c'est la conduite de la conscience omniprésente.


Étant la présence spontanée, intemporellement garantie et dépourvue d'espoir et de peur,
si vous vous efforcez à l'atteindre encore et encore,
vous verrez qu'il n'y a rien à atteindre.
Rien à atteindre, c'est le résultat de la conscience omniprésente.


Dans l'état d'égalité, il n'y a pas de pensées sur les objets des sens et pas de réification de l'esprit ordinaire,
ainsi l'occurrence et l'implication dans l'espoir et la peur sont pacifiées.
Résidant dans l'égalité des objets des sens et de l'esprit signifie que,
à l'évidence, il n'y a pas d'égarement de l'étendue qui est la vraie nature des phénomènes.
On réside dans un état omniprésent dans lequel ce qui est caractérisé comme objets des sens n'existe pas en tant qu'objet.
Puisqu'il y a la conscience omniprésente, intemporelle et non duale,
dans l'état de la grande perfection, l'indivisibilité du samsara et du nirvana,
tout est dans un état d'égalité infinie, sans acceptation ni rejet.


Ce qui est tangible et ce qui ne l'est pas est égal dans l'espace de base,
les bouddhas et les êtres ordinaires sont égaux dans l'espace de base,
la réalité relative et la réalité ultime sont égales dans l'espace de base,
les défauts et les qualités positives sont égaux dans l'espace de base,
et toutes les directions, au dessus, en dessous, et entre les deux, sont égales dans l'espace de base.
C'est pourquoi, quelque soit l'apparition qui survienne de cet état naturel venant à l'esprit,
même lorsqu'ils apparaissent, les chose apparaissent naturellement, n'étant ni meilleur ni moindre.
Quel besoin y a-t-il à les accepter ou les rejeter en appliquant des antidotes ?
Lorsque les choses sont là, elles sont là identiquement, n'étant ni meilleur ni moindre.
Quoi qu'il prenne place maintenant dans votre esprit, restez tranquille dans la paix naturelle.
Lorsque les choses sont libres, elles sont également libres, aucune n'étant meilleur ou moindre.
Dans le sillage d'en être conscient, ne continuez pas à les supprimer ou à vous y complaire.


Dans l'esprit éveillé lui-même, l'étendue de la base des êtres,
la façon dont tout apparaît en tant qu'énergie dynamique et apparition est imprédictible.
Même si les choses apparaissent également, elles apparaissent à l'intérieur de cette étendue primordiale.
Même si elles apparaissent inégalement, elles apparaissent à l'intérieur de l'espace de base de leur égalité.
Même si elles demeurent également, leur véritable nature est un état naturel de tranquillité.
Même si elles demeurent inégalement, elles résident à l'intérieur de l'espace de base de leur égalité.
Même si elles sont libérées également, cela constitue l'étendue de la conscience intemporelle se produisant naturellement.
Même si elles sont libérées inégalement, elles sont libérées à l'intérieur de l'espace de base de leur égalité.


Vingt-deux sujets qui identifient les points clés

Six implications concernant la Liberté

Étant donné la conscience se produisant naturellement, l'égalité intemporelle de toutes choses,
apparaître et ne pas apparaître sont intemporellement inexistants dans l'espace de base,
résider ou ne pas résider sont intemporellement inexistants dans l'espace de base,
et la liberté et l'absence de liberté sont intemporellement non existants dans l'espace de base.


LIBERTÉ NATURELLE

A l'intérieur de la conscience, un état suprême d'égalité non changeante,
même si les choses apparaissent, elles apparaissent naturellement,
gardant leur propre place.
Même si elles demeurent, elles demeurent naturellement, gardant leur propre place.
Même si elles sont libérées, elles sont libérées naturellement, gardant leur propre place.


LIBERTÉ INTEMPORELLE

Étant donné que la conscience est non changeante et dépourvue d'élaboration,
toutes les choses sont de la nature de l'espace, ce qui apparaît, apparaît intemporellement.
Ce qui réside, réside intemporellement.
Et ce qui est libre est libre intemporellement.


LIBERTÉ DANS LA PERCEPTION IMMÉDIATE

Les pensées apparaissent, demeurent, et sont libérées.
Leur apparition et libération spontanées sont ininterrompues.
Puisque c'est ininterrompu, il n'y a pas de séparation entre la cause et l'effet.
Puisqu'il n'y a pas de cause et d'effet, l'abysse du samsara a été traversé.
Puisqu'il n'y a plus d'abysse, où quelqu'un peut il se perdre ?


LIBÉRÉ DES LIMITES

L'étendue de Samantabhadra est intemporellement non changeant.
L'étendue de Vajrasattva est sans transition ou changement.
Le terme "bouddhéité" n'est rien d'autre qu'une étiquette pour ce qui n'est simplement que la reconnaissance de la véritable essence de l'être,
la voie perpétuelle.


Avec la réalisation de ceci, il n'y a pas de phénomène à accepter ou à rejeter,
ainsi toutes les choses sont dans un état d'égalité qui est leur unique véritable nature.
De même que sur l'Ile de l'Or, il n'y a ni division ou exclusion.
Cette nature n'est pas sujette à des limites, parce que l'erreur et l'obstruction ont été vues telles qu'elles sont.
A l'intérieur de l'esprit éveillé lui-même, dans lequel il n'y a aucune embûche,
les trois kayas, ne demandant aucun effort, sont spontanément parfaits,
ainsi la phrase "au delà de l'imagination ou de l'expression" est un simple effet oratoire.


LIBERTÉ DANS L'UNICITÉ

Les apparitions sensorielles ne sont pas limitées,
la conscience est évidente et arrivant naturellement.
Puisque le véritable état de tranquillité innée n'est pas obscurci ni obstrué,
sans division en extérieur et intérieur,
il est évident en tant que nature suprême des phénomènes.
Détendez profondément votre esprit et votre corps dans un état sans inquiétude.
Avec une attitude décontractée, comme quelqu'un qui n'a rien de plus à faire,
laissez votre esprit et votre corps tranquilles de la façon à être confortable,
sans tension ni détachement.


Bien que les choses restent, elles restent dans leur nature fondamentale,
Bien qu'elles demeurent, elles demeurent dans leur nature fondamentale,
Bien qu'elles bougent, elles bougent dans leur nature fondamentale.
Fondamentalement, il n'y a pas d'arrivée et de départ à l'intérieur de l'espace de base de l'illumination.
Les formes illuminées des victorieux n'arrive pas ni ne s'en vont.


Bien que la description se produise, elle se produit dans sa nature fondamentale,
Bien que l'expression se produise, elle se produit dans sa nature fondamentale.
Fondamentalement, il n'y a pas de description ni d'expression dans l'esprit éveillé.
La parole illuminée des victorieux des trois temps est indescriptible et inexprimable.


Bien que la pensée se produise, elle se produit dans sa nature fondamentale.
Bien que la conceptualisation se produise, elle se produit dans sa nature fondamentale.
Il n'y a jamais aucune pensée ou conceptualisation à l'intérieur de l'esprit éveillé.
L'esprit illuminé des victorieux des trois temps est dépourvu de pensée et de conceptualisation.


Puisque ce qui est non existant peut se produire de n'importe quelle façon, il y a le nirmanakaya.
Puisque la richesse des êtres s'auto-satisfait, il y a le sambhogakaya.
Puisque aucune base substantielle n'existe pour ces deux, il y a le dharmakaya.
La réalisation est l'étendue dans laquelle les trois kayas sont spontanément présents.


Trois méthodes de repos qui relatent à l'essence, la nature, et la réceptivité

A l'intérieur du véritable état qu’est la vaste étendue de l'esprit éveillé,
les concepts de la pensée ordinaire ne se produisent pas.
Si les caractéristiques de la conscience ordinaire ne se mélangent pas dans l'esprit,
cela même est l'intention illuminée, l'état unique de la bouddhéité.


La nature de l'illumination est identique à la spacieuse voûte du ciel.
La forme la plus sublime de méditation implique ni souvenir ni pensée.
Notre nature est non changeante et innée.
Non planifiée et complètement libre de formation d'idées,
la véritable nature des phénomènes, l'état naturellement stable,
est sans transition ou changement à travers les trois temps.
La forme la plus sublime de méditation implique ni désir ni prolifération de pensées consumant tout.


N'importe quelle continuité dans l'ainsité est l'état sacré de l'esprit,
l'unique état de la bouddhéité, dépourvu de toutes caractérisation.
C'est l'espace de base des phénomènes stables, un état d'égalité qui transcende les concepts de réification.
C'est l'étendue de l'intention illuminée des victorieux,
la sublime, spacieuse nature de l'être.
Lorsque les relations entre les stratagèmes physiques et mentaux sont abandonnés,
Il existe une détente non feinte.
Peut importe quel souvenir est évoqué dans l'esprit,
Si vous ne changez pas du contexte de la véritable nature des phénomènes,
celle d'être détendu dans la base des êtres,
tout est l'espace spacieux de l'intention illuminée de Samantabhadra.


Puisque rien n'est réifié ou abandonné, il n'y a pas de cette tension ou laxisme de l'esprit compulsif.
L'état non restreint du tassement naturel, tel quel, n'est pas garanti comme quelque chose d'évident.
Stable, l'infinie égalité est une étendue sans dimension fixe.
Si toutes les pensées ordinaires se produisent naturellement et sont pacifiées naturellement,
c'est l'intention illuminée identique au ciel de Vajrasattva.


Si vous maintenez un état non distrait à l'intérieur de l'espace inné des êtres,
même en étant engagé dans des pensées concernant les objets des sens est à l'intérieur de la portée de la vraie nature des phénomènes.
En ce qui concerne la vraie nature, elle est non conceptuelle et aussi spacieuse que le ciel,
mais si vous asseyez de la fabriquer délibérément et compulsivement,
cela devient une cage de caractéristiques.
Ainsi vous pouvez passer jours et nuits dans une telle méditation,
c'est l'esclavage de la fixation, pure et simple.
Le Victorieux affirme que cela ressemble à la stabilité méditative de dieux.
C'est pourquoi, il est extrêmement crucial que votre esprit,
qui est non distrait et dans lequel l'effort a été éliminé,
s'installe naturellement, au delà de l'effort de réification.


Puisque la conscience intemporelle se produisant naturellement est sans limitation ou parti pris,
elle ne peut être caractérisée en tant que quelque "chose", parce que toutes les élaborations s'apaisent naturellement.
C'est pourquoi, arrêtez de créer de nouveaux concepts.
Exercez vous dans le sens ultime de l’espace suprême dépourvu de toutes fondations.


La nature unique des phénomènes est la conscience intemporelle se produisant naturellement.
La vue unique est la libération des limitations de l'élaboration.
Dans la méditation unique, rien n'est écarté ou adopté,
rien n'arrive ni ne part.
Dans la conduite unique, il n'y a pas de dualité de l'acceptation et du rejet.
La réalisation unique est dépourvue de la dualité du renoncement et de la réussite.
C'est l'intention illuminée de la présence spontanée se produisant naturellement.


La véritable nature des phénomènes dans leur totalité,
l'univers des apparitions et des possibilités, du samsara aussi bien que du nirvana,
est l'état primordial.
Puisqu'il ne s'écarte pas de la conscience intemporelle se produisant naturellement elle-même,
comprendre c'est être l'intention illuminée, avec tout tranquillisé sur la base de l'être.


Trois façons pour en arriver à une expérience décisive de la Conscience

Concernant les phénomènes qui se manifestent en tant qu'une myriade d'objets des sens,
sans que l'on pense en aucune façon, "c'est la façon d'être tranquille",
restez tranquille spontanément dans l'état naturellement stable,
dépourvu de prolifération et de résolutions des pensées.
Demeurez bien entendu dans l'étendue de l'égalité,
la véritable nature des phénomènes.


Ne concentrez pas vos sens dessus, ni ne laissez votre regard vagabonder,
les manifestations des apparitions des sens dans toutes leurs variétés,
ni ne pensant à "moi" ni ne concevant "l'autre",
reposez vous, naturellement lucide, dans l'état spacieux suprême de l'ouverture totale.


Étant donné l'intention illuminée de la conscience intemporelle se produisant naturellement,
l'esprit expansif et élevé dépourvu de prolifération et de résolution des pensées,
l'expérience de la fusion avec l'espace, sans division en extérieur et intérieur, ni entre les deux,
apparaît en tant qu'absorption méditative délicieuse, claire et dépourvue d'élaboration.


Cinq Façons Majeures de Faire des Distinctions Claires

Étant donné l'intention illuminée de la vraie nature des phénomènes,
qui ne s'écarte jamais d'un état de détente, la base de l'être,
il n'y a pas de division en extérieur et intérieur, parce que la nature est dépourvue d'élaborations de la perception duale.
Il n'y a pas d'esprit ordinaire se fixant sur quelque chose "d'autre", un "objet des sens",
ainsi rien n'est réifié en tant qu'objet, et vos perceptions de l'univers sont dépourvues de fixation.
Aucun contexte n'existe pour renaître dans le samsara, c'est identique à l'espace.


Il n'y a pas de concept intérieur de l'esprit tel que "soi",
ainsi rien n'est réifié en tant que sujet, et les motifs des pensées consumant tout de l'existence conditionnée sont calmées.
La potentialité de renaître dans le samsara est tranchée à la racine.
A ce point, vous êtes arrivés à l'intention illuminée du dharmakaya,
comme l'espace, dans lequel il n'y a pas de division en extérieur et intérieur et aucun cadre de référence pour les phénomènes basés sur la confusion.
Vous avez atteint le point de résolution, et puisqu'il n'y a ni venir ou partir,
toutes les choses sont un espace infini, le pur royaume de Samantabhadra.
Vous avez atteint le palace sublime du dharmakaya.


Si la conscience du moment ne s'écarte pas de la base des êtres,
la familiarisation avec cette expérience nie une quelconque extension de l'existence conditionnée.
Vous êtes libéré du karma et des modèles habituels qui perpétuent la renaissance.
Vous êtes arrivé aux expériences décisives de la causalité, décrites comme l'identicité du samsara et du nirvana.
Vous êtes arrivé à l'essence du cœur de l'illumination, qui ne réside pas dans l'existence conditionnée ou l'état de paix.
Il est crucial que vous fassiez la distinction entre cela et un état focalisé en un point de calme perpétuel.
C'est l'intention illuminée de la grande perfection naturelle.


Si vous vous écarté de votre nature fondamentale, le fonctionnement de l'esprit conceptuel est le samsara, pur et simple.
Il implique cause et effet, vous n'êtes pas arrivés à l'expérience décisive.
Une personne qui fait cette erreur tombe de plus en plus bas.
C'est pourquoi, le secret sublime, la grande perfection, ne s'écarte pas de l'espace de base,
et l'expression de l'énergie dynamique se résout à l'intérieur de la base de l'être.
L'intention illuminée réside en tant qu'un état non changeant d'égalité.


Dans ce contexte, il n'y a ni cause ni effet, pas d'effort concerté.
La vue, par exemple, ne peut pas être cultivée en méditation.
Bien que le mode de cessation soit décrit comme n'ayant ni centre ni limite,
quand l'énergie dynamique elle-même s'écarte de son état naturel,
la myriade de représentations apparaît comme multiplicité de l'univers des apparences et possibilités.
Ainsi ne dites jamais catégoriquement, "il n'y a pas de cause et d'effet".


L'interdépendance garantit que les phénomènes conditionnés, composites sont au delà de l'énumération et de l'imagination.
Les perceptions confuses dans le samsara, et même les états de paix et de félicité,
sont au delà de l'énumération et de l'imagination.
Tout cela constitue l'exacte processus de l'interdépendance,
qui est la réunion des causes et des conditions.


Si vous évaluez votre nature fondamentalement inconditionnée,
vous trouvez qu'elle n'a jamais existé en quoi que ce soit d'aucune sorte.
Ainsi de la même façon, en prenant cela comme votre voie,
vous n'avez aucun cadre de référence d'aucune sorte pour vous écarter de cette nature fondamentalement inconditionnée dans toute son immédiateté.
Au contraire, vous l'appréciez dans le contexte de l'intention illuminée.
Ayant atteint l'état ultime dans l'immédiateté de votre nature fondamentalement inconditionnée,
vous n'êtes souillé par rien qui ne soit.


Les émotions affligeantes, le karma, et les motivations habituelles n'ont pas de support dans cette immense espace, mais sont l'interprétation des jeux magiques de l'illusion.
Vous devez être libérés de ça, aussi, s'il vous plait, faite une expérience décisive de causalité.
Comme moyen pour le faire, il n'y a rien de supérieur que cette approche.
C'est pourquoi, il est crucial de ne pas s'écarter de l'intention illuminée de la vraie nature des phénomènes.
C'est l'étendue de mon avis profond et de tout mon coeur.
Il est crucial de passer au delà de ce qui est ou n'est pas,
transcendant "est" ou "n'est pas".


11. Être au Repos dans la Conduite Innée

A l'intérieur de l'unité de toutes choses comme esprit éveillé, identique à l'espace,
la perception duale vous conduit vers la confusion - l'existence conditionnée et la causalité.
Puisque les apparences sensorielles basées sur la confusion sont illusoires et n'ont pas de véritable support,
lorsque vous les rencontrez directement, maintenez l'expérience de ce qu'ils ne laissent aucune trace, dépourvus d'évaluation.


Lorsque quelque chose de non désiré tombe sur vous genoux,
vous avez une réaction négative, telle que la colère, le dégoût, l'envie,
la contrariété, l'irritation, l'anxiété, la dépression, la souffrance mentale,
ou la peur de la mort et de la renaissance.
Lorsque de telles réactions apparaissent en tant que représentations causées par l'énergie dynamique, identifiez les pour ce qu'elles sont,
ne les écartez pas, ne vous complaisez pas en elles, ne les épurez pas,
ne les transformez pas, ne les regardez pas, ou ne méditez pas dessus.
Plutôt, reposez vous spontanément dans l'état d'équité naturellement en place,
dépourvu de prolifération et de résolution de structure conceptuel.
L'esprit a une pure étendue d'espace, dans laquelle les choses disparaissent naturellement et ne laissent aucune trace,
apparaissent avec intensité de l'intérieur, lucide de façon immaculée.


A l'intérieur de la conscience libre, qui n'est ni "est" ou "n'est pas",
Les apparitions sensorielles ne sont pas figées en tant que quelque chose,
mais au contraire sont expérimentées directement.
Cela apporte un repos naturel dans l'état qui ne peut être réifié comme quoique ce soit,
et la suppression ou l'indulgence, qui ne sont pas quelque chose qui puissent être libérées en aucune façon, s'effacent sans laisser de trace.
Une expérience sans fixation monte de l'intérieur.
Cela même, tel quel, et l'étendue intemporelle spacieuse de l'intention illuminée.


De la même façon, vous pouvez expérimenter ce qui est désirable et apporte la joie à l'esprit,
les choses accomplies facilement, les amis, les nouvelles agréables, la richesse dont on jouit,
et les droits et régions agréables.
Avec quoi que ce soit d'agréable, s'élève un état d'esprit qui est naturellement enrichi par la joie.
Lorsque vous identifiez cela et restez imperturbable, vous installant naturellement,
vous l'expérimentez en tant que spontanément et naturellement présent dans l'espace de base primordial.


Vous pouvez avoir une attitude neutre, quand vous vaquez à vos occupations ou êtes assis ou vous détendez tranquillement, indifféremment, ce n'est ni plaisant ni déplaisant.
Quelque soit ce qui apparaît, identifiez sa nature au moment ou cela apparaît,
sans réagir positivement ou négativement.
Ainsi, la vraie nature des phénomènes, l'état inné naturel sans différentiation ou exclusion,
est appelé "dépourvu d'ignorance comme lucidité suprême absolue".


La nuit ou autre, lorsque vous êtes pris par le sommeil,
lorsque vous reposez dans un état naturellement stable dépourvu de prolifération et de résolution de pensées,
les apparences sensorielles qui se manifestent de façon évidente se dissipent,
ainsi leur réification se dissipe aussi.
Avec même la disparition de ce qui est subtile ou très subtile,
en même temps que leur réification,
l'esprit qui est conscient dans un état uniforme et non conceptuel demeure naturellement, dépourvu des occurrences et des implications dans les pensées,
aussi bien que de l'espoir et de la peur.
C'est le contexte dans lequel tous les concepts consumant tout sont libres à l'intérieur de l'espace de base des phénomènes et est ainsi décrit comme "le samsara libre comme le nirvana".


Même le sommeil est le vaste espace primordial, se produisant naturellement.
Les expressions de l'énergie dynamique sont absorbées dans la base de l'être,
dans l'espace de base qui est son essence,
de telle façon que toutes les élaborations perçues en tant que représentation s'apaisent bien entendu.
C'est l'intention illuminée de la conscience intemporelle se produisant naturellement,
dans laquelle rien ne doit être fait.


Ainsi, tous les états mentaux désirables, indésirables, et neutres,
dans lesquels les trois poisons apparaissent en tant que représentation due à l'énergie dynamique,
se produisent à l'intérieur de l'espace de base, apparaissant dans le contexte de cet espace.
Puisqu'ils se produisent seulement dans l'espace de base,
ne s'en écartant pas d'un poil,
sans essayer de les anticiper ou les manipuler en aucune façon,
il est crucial d'identifier l'espace de base lui-même, afin que dés que vous vous détendez dans ce contexte,
ils s'apaiseront naturellement, disparaîtront naturellement, et seront libérés naturellement.


Qui plus est, toutes les émotions affligeantes, le karma, et les comportements habituels sont des expressions magiques apparaissant comme des représentations causées par l'énergie dynamique.
Les antidotes qui amènent des améliorations, même la voie de la libération,
sont des expressions magiques apparaissant comme des représentations causées par l'énergie dynamique.
Puisqu'ils apparaissent intemporellement comme une représentation causée par cette énergie,
il est crucial d'être détendu sans contrainte dans l'état de la reconnaissance.
Ils sont égaux en mode, égaux en manière, et égaux en se mélangeant à la base des êtres.
Ils se produisent suivant les circonstances, sont composés, et ne transcendent pas la causalité,
ainsi il est essentiel que vous transcendiez la causalité, détendu naturellement,
détendu imperturbable.


C'est le pinacle de la sublime approche secrète.
N'en parlez pas à ceux de moindre capacité,
mais gardez le extrêmement secret.
En étant mal compris, les enseignements concernant l'essence du cœur seront déformés.
L'exagération et la sous-estimation sont en désaccord avec l'intention illuminée.


Ceux qui violent les limitent du secret tombent sans fin dans les états inférieurs.
C'est pourquoi, l'héritage de l'approche spirituelle secrète la plus majestueuse et la plus complète est enseignée et confiée aux gens saints possédant la bonne fortune.


En bref, quelque soit la circonstance qui se manifeste,
que ce soit un objet des sens ou un état d'esprit,
n'appliquer pas d'antidote ni ne faites d'effort pour l'abandonner,
parce que le point clé de la conscience naturellement stable est d'être naturellement apaisé, d'être imperturbablement apaisé.


Bien que tous les plaisirs et les peines soient des chemins par lesquels la conscience apparaît,
vous êtes liés à l'existence conditionnée en les réifiant de façon duale comme des choses à accepter ou éliminer.


Quelques soient les apparences qui se manifestent elles sont identiques aux objets des sens,
simplement ce qui est évident pour les facultés des sens.
Quelque soient les pensées qui apparaissent elles sont identiques à des évènements mentaux,
simplement des états de conscience qui ne laisse pas de trace.
Les deux sont identiques sur le moment, simplement les chaînes du rejet ou de l'affirmation.
En réalité, elles sont égales en analyse finale, rien que des apparences qui n'ont pas de base.
Les objets des sens sont identiques dans leur distinction, à l'examen simplement ne laissant pas de trace.
Les états ordinaires de conscience sont égaux en essence, à l'analyse rien que l'espace.
Les objets et l'esprit sont non duales, simplement l'espace ouvert pur.
Quiconque comprend les choses de cette façon est un descendant de Samantabhadra,
Un sublime héritier spirituel des victorieux, un maître de la conscience dans le sens le plus élevé.


Ainsi, les phénomènes existent de façon identique, identiquement non existent,
identiquement apparents, identiquement vides, identiquement vrais, et identiquement faux,
alors mettez de coté tous les antidotes qui impliquent la renonciation,
tous les efforts concertés, toutes les fixations aveuglées.
Etendez vous dans l'identicité suprême, dans laquelle les objets des sens n'existent pas.
Etendez vous dans la conscience suprême, dans laquelle l'esprit ordinaire n'existe pas.
Etendez vous dans la pureté et l'égalité suprême, dans lesquels les défauts n'existent pas.


12. Liberté Intemporelle

Tous les phénomènes sont intemporellement libres dans l'esprit éveillé,
et ainsi il n'y a aucun phénomène qui ne soit pas libre.
Le samsara est intemporellement libre, libre dans la pureté originale.
Le nirvana est intemporellement libre, libre dans la perfection spontanée.
Les apparences sensorielles sont intemporellement libres, libres de n'avoir aucune base ni fondation.
L'existence conditionnée est intemporellement libre, libre dans l'essence du cœur de l'illumination.
L'élaboration est intemporellement libre, libre dans l'absence d'alternatives limitatrices.
La non élaboration est intemporellement libre, libre dans la pureté non née.


Le plaisir est intemporellement libre, libre dans l'égalité qui est la vraie nature des phénomènes.
La souffrance est intemporellement libre, libre dans la grandeur uniforme de la base des êtres.
Les sensations neutres sont intemporellement libres, libres dans le dharmakaya, identique à l'espace.
La pureté est temporellement libre, libre dans la vacuité de la pureté sous-jacente.
L'impureté est temporellement libre, libre dans l'état suprême de la liberté totale.


Les niveaux de réalisation et les voies spirituelles sont intemporellement libres, libres en transcendant les étapes de développement et de finalisation.
La vue et la méditation sont intemporellement libres, libres en l'absence de renonciation et d'acceptation.
La conduite est intemporellement libre, libre dans l'état parfaitement positif.
La réalisation est intemporellement libre, libre en l'absence d'espoir et de crainte.
Le samaya est intemporellement libre, libre dans la nature suprême des phénomènes.
La récitation et la répétition de mantras sont intemporellement libres, libres en transcendant l'expression verbale.
L'absorption méditative est intemporellement libre, libre en transcendant la dimension des pensées.


L'existence et la non existence sont intemporellement libres, parce que la liberté réside dans la transcendance des extrêmes.
L'affirmation et le déni sont intemporellement libres, parce que la liberté réside dans l'absence d'aucune base ou fondation.
Ce qui est authentique est intemporellement libre, parce que la liberté réside dans la transcendance des cadres conceptuels.
Ce qui n'est pas authentique est intemporellement libre, parce que la liberté réside dans la transcendance des préférences conceptuelles.
Le karma est intemporellement libre, parce que la liberté réside dans l'absence de facteur d'entâchement.
Les émotions afflictives sont intemporellement libres, parce que la liberté réside dans l'absence soit des limites, soit de la liberté.
Les modèles habituels sont intemporellement libres, parce que la liberté réside dans l'absence d’une quelconque base pour les supporter.
Les conséquences des actions sont intemporellement libres, parce que la liberté réside dans l'absence d’une quelconque base pour les expérimenter.


Les antidotes sont intemporellement libres, libre en l'absence de quelque chose à abandonner.
Il n'y a ni renonciation ni acceptation, mais liberté dans l'expansivité égale à l'espace lui- même.
La liberté est intemporellement libre, libre en l'absence d'esclavage.
Le manque de liberté est intemporellement libre, libre en l'absence à la fois de l'esclavage et de la liberté.
La relaxation est intemporellement libre, libre en l'absence de quoique ce soit à relaxer.
L'état consistant à être détendu imperturbablement est intemporellement libre, libre en l'absence de quoique ce soit à amener à la détente.


En bref, tous les phénomènes qui sont les apparences et les possibilités,
aussi bien que ce qui n'est ni une apparence ni une possibilité et est au delà des phénomènes ordinaires - tout ceux-ci sont déjà intemporellement libre dans l'espace de base,
c'est pourquoi il n'est pas nécessaire pour qui que ce soit de faire un effort pour les libérer de nouveau.


Même si vous devez faire une effort pour le faire, ce serait absurde,
Alors ne le faites pas ! Ne le faites pas ! Ne vous efforcez pas ou n'essayez pas de réaliser !
Ne regardez pas ! Ne regardez pas ! Ne regardez pas les concepts dans votre esprit !
Ne méditez pas ! Ne méditez pas ! Ne méditez pas sur les phénomènes de votre conscience ordinaire !
N'analysez pas ! N'analysez pas ! N'analysez pas les objets des sens et l'esprit ordinaire !
N'essayez pas d'atteindre ! N'essayez pas d'atteindre ! N'essayez pas d'atteindre des résultats à partir de l'espoir ou de la peur !
Ne rejetez pas ! Ne rejetez pas ! Ne rejetez pas les émotions affligeantes et le karma !
N'acceptez pas ! N'acceptez pas ! n'acceptez pas quoi que ce soit pour vrai !
Ne contraignez pas ! Ne contraignez pas ! Ne contraignez pas votre flot de pensées !


Puisque tout retourne à un état d'égalité, sans aucune sorte d'objet existant,
Il n'y a pas de processus régulier, il n'y a pas de phénomènes, il n'y a pas de cadre de référence identifiable.
Le sol s'effondre, la voie s'effondre, et n'importe quel sens de réalisation s'effondre,
ainsi vous ne pouvez concevoir le moindre bien ou mal, perte ou blessure,
Votre expérience de l'égalité est décisive, ainsi intemporelle, et vous sentez de la certitude sur l'univers des apparences et des possibilités.
La division entre samsara et nirvana s'effondre, même pas l'espace de base n'existe de façon innée.
Il n'y a pas de point de référence, pas de "Comment est-ce ?" "Qu'est-ce ?" "C'est cela !"
Qu'est-ce que l'un de vous fait ? Où est le "moi" ?
Que peut on faire de c'était ainsi avant mais maintenant n'est plus ?
Ha ! Ha ! Je suis écroulé de rire devant une aussi grande merveille que cela !


Puisque la perspective de la confusion, l'univers des apparences et des possibilités, s'effondre,
le jour et la nuit sont intemporellement immaculés : les mois, les années, et les éons sont immaculés.
Samsara, nirvana, et la base de la confusion sont immaculés dans l'espace de base primordial.
Le terme "espace de base", un produit de l'esprit conventionnel, est immaculé.
Néanmoins vous cherchez, quelque soit l'effort que vous fassiez, qu'est ce qui est maintenant de valeur ?
L'imbroglio de l'esprit désireux se dissipe, la suprême merveille de l'espace !
La nature de ce mendiant irréligieux se dissipe dans un tel état.


La forteresse de la fondation, de joyaux, et d'espace environnant est spontanément présente dans l'intention illuminée, qui est intemporellement libre dans le fait qu'elle n'a pas de base sous-jacente,
ainsi l'univers des trois états de l'existence conditionnée est libre dans l'état suprême dans lequel aucun objet des sens n'existe.


Ceux qui se lient en prétendant influer là où rien n'existe ne comprennent pas la nature de l'être.
Ils se corrompent eux-mêmes,
Ils se leurrent eux-mêmes,
Ils sont confus - tellement confus !
Ils sont rendus confus par leur perception d'un abysse là où n'existe aucune confusion.


Qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas de confusion, il y a l'étendue de l'esprit éveillé.
Il n'y a jamais de confusion ou de liberté dans l'esprit éveillé.
Vous êtes limité par la réification de ce qui en apparaît comme une représentation.
En réalité, il n'y a ni esclavage ni liberté.
Ni d'objets de sens ni d'esprit ordinaire n'existent.
Ne soyez pas séduits par la croyance en l'existence de ce qui n'existe pas.


La conscience est libre en ce qu'elle est intemporellement la bouddhéité éveillée.
Ne le confirmez pas dans le piège de l'esprit ordinaire réifiant la fixation.
L'étendue complètement pure dans laquelle les objets n'existent pas est l'étendue de l'esprit éveillé, la base suprêmement délicieuse égale à l'espace.
Le samsara n'est pas possible dans ce contexte, qui réside primordialement et de façon innée.


Étant donné que la sphère unique des êtres est sans bord ou coin,
prétendre que les choses sont identiques ou différentes est la confusion ou l'esprit ordinaire.
Étant donné que la conscience intemporelle se produisant naturellement n'a ni cause ni condition,
le percevoir comme impliqué dans le processus samsarique est une entrave à l'illumination.
Étant donné que la présence spontanée impartiale est dépourvue de limite,
la fixation sur une limite de vues impartiales est mara qui crée la suffisance.
Étant donné que la vacuité incessante n'a ni substance ni caractéristique,
étiqueter les choses comme "existant", "non existant", "manifeste", "vide" est la perversité de la conscience ordinaire.
C'est pourquoi, repoussez le piège de n'importe quel parti pris auquel vous prétendriez et comprenez que la présence spontanée sans parti pris est comme l'espace !


Sans égard pour ce qui apparaît aux six avenues de la conscience,
les apparences vues, les sons entendus,
toute chose est naturellement claire, une étendue sans division ou exclusion.
Venez en à cette expérience décisive à l'intérieur de l'étendue intemporellement libre de l'égalité.


La conscience est "l'espace de base", parce que quoi qu'il s'y manifeste se produit dans l'état unique d'égalité.
C'est "la base des êtres", parce quelle fait se lever toutes les qualités illuminées.
C'est "l'étendue des êtres", parce que toutes les choses se produisent naturellement, sans division ni exclusion.
C'est "l'esprit éveillé", parce que c'est expérimenté comme essence du cœur qui est la source de toutes choses.
Vous devriez la comprendre comme étant comme l'espace, primordialement pur.


Dans la spacieuse étendue de la base de l'être, la conscience intemporelle se produisant naturellement est "raffinée", parce qu'elle est intemporellement immaculée, non souillée par le samsara.
Elle est "parfaite", parce que les qualités illuminées sont spontanément présentes, au delà de la cause et de l'effet.
C'est "l'esprit", parce que la conscience se connaissant elle-même est la lucide essence du cœur parfaite.
Toutes les choses sont inclues et complètement pures dans l'esprit éveillé.


Dans l'exact essence de ce qui apparaît comme une représentation causée par l'énergie dynamique,
un "re-éveil" à la bouddhéité dans l'instant arrive avec la réalisation.
En l'absence de réalisation, les modèles de pensée basés sur la confusion de la non reconnaisse apparaissent,
les huit avenues de la conscience qui se développent de la base de toutes expériences ordinaires, aussi bien que de leurs objets.
Rien qui apparaît en tant que représentation, l'univers entier des apparences et possibilités, ne s'égare de l'étendue de l'esprit éveillé.
Si vous résidez dans un état d'égalité, sans vous égarer de l'étendue de l'esprit,
Vous étreignez complètement le samsara et le nirvana, libre dans l'étendue spacieuse de l'intention illuminée.


L'état naturellement stable, samsara et nirvana n'ont pas de possibilité d'exister à l'intérieur de cet état fondamentalement inconditionné.
L'état naturellement stable, positif et négatif, acceptation et réjection, n'ont pas la possibilité d'exister.
L'état naturellement stable, les cinq poisons émotionnels n'ont pas la possibilité d'exister.
L'état naturellement stable, l'énergie dynamique et l'apparition des choses n'ont pas la possibilité d'exister.
L'état naturellement stable, il n'y a rien à éviter d'être étiqueté, sauf inadéquatement.


A l'intérieur de la conscience intemporelle se produisant naturellement, un état au delà des étiquettes, dans lequel les phénomènes se dissipent,
tout ce qui apparaît en tant que son énergie dynamique et sa représentation est en fait sans base.
Le chemin perpétuel, dans lequel il n'y a ni esclavage ni liberté, est l'état naturellement stable.
Ce qui est symboliquement étiqueté "liberté" est simplement un état dans lequel les choses disparaissent naturellement, ne laissant aucune trace,
et puisqu'il n'y a pas de contradiction à l'étiqueter comme n'importe quoi ou rien,
nous le décrivons avec les mots "intemporellement libre".


Il n'y a pas de division ou d'exclusion,
il y a la liberté dans l'étendue de la présence spontanée.
Il n'y a pas d'union ou de séparation,
il y a la liberté dans l'étendue de la sphère des êtres.
N'importe quoi qui apparaisse,
il y a la liberté dans l'étendue dans laquelle tout est indéterminé.


Les formes se manifestent, les apparitions sensorielles sont libres dans leur propre place.
Les sons sont audibles, ce qui est audible est libre dans sa propre place.
Les odeurs sont senties, les sensations sont libres dans l'espace de base.
Les saveurs sont goûtées et les sensations tactiles sont ressenties, elles sont libres dans le contexte de leur propre place.
La conscience et les évènements mentaux sont libres, sans base, fondation, ou support.


Il y a la liberté dans l'unité, la liberté dans l'étendue qui est la vraie nature des phénomènes.
Il n'y a pas de dualité, la liberté dans l'égalité des objets des sens et de l'esprit.
Il y a la liberté se produisant naturellement, la liberté dans l'étendue de la conscience intemporelle.
Il y a la liberté spontanément présente, la liberté dans la pureté de la base de l'être en tant qu'espace de base.


Il y a la liberté dans la variété des choses, liberté dans l'étendue unique.
Il y a la liberté non sujette aux extrêmes, liberté dans l'étendue spontanément présente.
Il y a la liberté universelle, liberté dans l'étendue de l'essence du cœur.


Il y a la liberté en tant que lucidité absolue, liberté dans l'étendue du soleil et de la lune.
Il y a la liberté en tant que vraie nature des phénomènes, liberté dans l'étendue de l'espace.
Il y a la liberté des objets dans le monde phénoménal, liberté dans l'étendue de l'océan.
Il y a la liberté immuable, liberté dans l'étendue de la plus majestueuse des montagnes.


Il y a la liberté primordiale, liberté dans l'étendue non née.
Il y a la liberté dans l'état unique d'égalité, liberté dans l'étendue de la conscience intemporelle.
Il y a la liberté totale, liberté dans l'étendue se dévoilant intemporellement.


13. L'Éveil à la Bouddhéité

L'essence

Si, grâce au point clé de l'attitude sans effort, il y a familiarité avec la véritable essence de l'illumination, la présence spontanée des phénomènes,
bien que la bouddhéité soit intemporelle, il y a de nouveau éveil à la bouddhéité.
C'est l'insurpassable pinacle de l'essence du cœur vajra,
la vaste étendue de l'illumination, la véritable essence des neuf approches progressives.


Logique sous-jacente

L'obscurcissement de la Conscience Intemporelle et le retrait de cette obscurcissement

Bien que les globes du soleil et de la lune soient radieusement lumineux dans la voûte du ciel,
ils peuvent être complètement obscurcis par des nuages épais,
qui les empêchent d'être vu.
Cela offre un parallèle avec la façon dont l'illumination, bien que présente en vous, n'est pas apparente.
Les nuages épais disparaissent lorsqu'ils sont seuls dans le ciel.
De la même façon, les nuages de la causalité disparaissent sans peine ni effort,
et la véritable essence de l'illumination brille en elle et d'elle-même dans la voûte du ciel.
Etant donne les différents degrés de perspicacité, il existe différentes approches spirituelles.


L'essence est comme le soleil, brillant clairement dans l'étendue de l'espace de base des phénomènes.
Tout apparaît sans préférence à cause de son énergie dynamique, qui est comme les rayons du soleil.
Ils imprègnent l'eau de la terre et des corps de chaleur, de façon qu'une apparition de nuages se lève, formée de vapeur d'eau.
Cela obscurci l'essence elle-même et même son énergie dynamique.
De la même façon, à cause de la représentation impure de l'énergie naturelle dynamique dérivant de l'essence elle-même,
notre perception de l'ainsité, l'essence du cœur, est obscurcie.
L'univers des apparences et des possibilités consiste en une gamme inconcevable de perceptions basées sur la confusion.


L'énergie dynamique des rayons du soleil agite le vent qui disperse les nuages.
De la même façon, avec la réalisation de la véritable essence de l'être,
sa représentation est expérimentée comme son ornement.
La confusion, qui a toujours été libre, est maintenant libre dans son propre endroit.
La perception et la réification confuses sont purifiées dans l'espace de base sans que l'on ait besoin d'y renoncer.
Vous n'avez pas d'idée où elles sont parties.
Le soleil spontanément présent brille comme les kayas et la conscience intemporelle dans le ciel limpide.
Il ne vient pas d'autre part, mais est simplement la pure manifestation de la conscience.


L'Éveil à la Bouddhéité en étant libéré des confinements du corps

Les ailes d'un garouda se déplient dans l'œuf.
Tant qu'elles sont enveloppées par la coquille, ce n'est pas évident,
mais lorsque la coquille se casse, le garouda s'élève vers la voûte du ciel.
De la même façon, bien que la contamination de la pensée confuse duale a été résolue,
lorsque la "coquille" - le résultat de cette contamination - se casse,
la conscience spontanément présente s'élève immédiatement dans et de elle-même,
naturellement lucide.
La vaste perspective des kayas et de la conscience intemporelle remplit le "ciel" de l'espace de base.
En reconnaissant la véritable essence de l'être vient la liberté dans l'étendue de Samantabhadra.


Puisque la représentation de la réceptivité est immensurable à travers les dix dimensions,
les émanations se rependent pour garantir un avantage total aux êtres.
Les actions illuminées sont révélées dés que le samsara prend fin.
C'est la réceptivité impartiale, l'énergie dynamique apparaissant de l'essence naturellement stable de l'être
de façon à ce qu'au travers de sa représentation il y ait un avantage abondant pour les autres.


Garantir l'avantage pour les êtres une fois que l'on s'est éveillé à la Bouddhéité

Bien que la représentation impure, en même temps que tout ce qu'elle implique,
s'apaise complètement, les manifestations se manifestent pour les êtres dans les états impurs.
Elles s'élèvent de la réceptivité des enseignants - une énergie qui est simplement ainsi -
et des karmas et aspirations purs des êtres d'esprit positif.


A ce point, bien qu'il y ait d'innombrables émanations dans toutes les dimensions,
conduisant les innombrables êtres vers l'illumination,
elles ne s'écartent pas de l'espace de base, le dharmakaya des enseignants.
La conscience intemporelle se produisant naturellement n'est pas sujette aux limitations ou aux extrêmes.
Se levant naturellement dans l'espace de base, dans la dimension de Ghanavyuha,
Une gamme inconcevable du sambhogakaya se manifeste aux maîtres de la conscience, aux dakas et dakinis, et aux bodhisattvas du dixième niveau de réalisation.
Qui plus est, elle se manifeste dans l'espace de base en tant que véritable essence de la présence spontanée,
à cause de la réceptivité des enseignants et de l'inspiration et la vertu de ceux devant être guidés.


Réalisation

L'essence du dharmakaya est la conscience intemporelle se produisant naturellement.
Sa représentation est le réservoir de la conscience intemporelle omnisciente,
résidant en tant que sphère unique de l'être dans l'espace de base primordial.


L'essence du sambhogakaya est la nature spontanément présente de l'être.
Sa représentation est les cinq familles de bouddha et les cinq aspects de la conscience intemporelle,
se manifestant pour remplir toutes les dimensions de l'espace.


L'essence du nirmanakaya est la base de l'apparition de la réceptivité.
Sa représentation se manifeste de n'importe quelle façon nécessaire pour guider dans n'importe quelles circonstances,
pendant que sa suprême activité illuminée apporte la maîtrise.


Les kayas ne sont pas atteints par un effort comprenant cause et effet.
Ils sont intemporellement et spontanément présents, se manifestant à l'intérieur d'un état de détente imperturbable.
Le plus sublime des secrets se manifeste dans cette vie.
Vous n'en êtes pas détourné dans l'intervalle après la mort,
et ainsi le pinacle de l'approche de l'essence du coeur vajra est exalté parmi toutes les autres approches, basées comme elles le sont sur les causes et les résultats.


Conclusion

Tel est le chant de l'essence du coeur vajra, la véritable nature des phénomènes.
Cette pure nature primordiale, égale à l'espace, se lève naturellement dans l'environnement inchangé dépourvu de base ou de fondation sous-jacente, devenant apparente en tant que représentation qui est sans transition ou changement.


Ceci est le sens de la spacieuse, suprême, étendue des êtres,
un état infini d'égalité intemporelle.
Sans être allé quelque part, vous avez atteint votre nature primordiale.
Cette vraie nature, stable et spontanément présente,
n'est pas sujette à restriction et est dépourvue de parti pris.


Les sens concernent la dimension spacieuse égale à l'espace, telle qu'elle est.
Là, le monarque de la vaste étendue se réalisant naturellement ne faiblit jamais,
libre dans l'état naturel des choses dans toutes leurs variétés.
J'ai atteint le ventre ultime de l'espace de base, qui ne peut être caractérisé en tant que quelque "chose".


Lorsque ma réalisation fut certaine, Moi, un yogi qui est comme le ciel,
ai écrit le récapitulatif de ma propre expérience, en même temps que des citations appropriées des écritures,
mis par écrit en accord avec les vingt-et-une transmissions de la Catégorie de l'Esprit,
les trois sections de la Catégorie de l'Étendue, et les quatre sections de la Catégorie de la Transmission Directe.


Par cette vertu, puissent tous les êtres sans exception atteindre sans effort la base primordiale.
Puissent ils devenir des dirigeants spirituels qui accomplissent spontanément les deux sortes de bénéfices,
demeurant au niveau de Samantabhadra sans transition ou changement !


Dans toutes les directions, puisse-t-il exister le bien-être, la splendeur, et la fortune,
de façon à ce que toute chose désirée soit spontanément accomplie,
comme si c'était dans une dimension pure.
Puisse le tambour des enseignements spirituels résonner et la bannière de victoire de la libération être dressée.
Puissent les enseignements sacrés ne jamais décliner, mais se répandre et prospérer !


Ce texte, ayant pour titre Le Précieux Trésor de l'Espace de Base des Phénomènes,
par un yogi de l'approche spirituelle la plus sublime, Longchen Rabjam,
est maintenant complètement fini.



Traduit de l’anglais par Sönam Gyaltsen pour le site SanghaForum