L'épée de Prajna du Véritable Sens Parfait

par Mipham

Mipham

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Louanges

LOUANGE À MANJUSHRI DORJÉ NÖNPO, ACUITÉ DU VAJRA

Namo shri Vajrapadmatikshnaye


LOUANGE À BOUDDHA SHAKYAMOUNI

Dans le chariot de vent des deux accumulations, conduisant
parfaitement les quatre forces de l'armée des dix pouvoirs,


Vous écrasez la guerre des dieux du désir, et leur hôte est vaincu,


Pendant qu'avec vos crocs pointus et vos griffes des quatre
intrépidités, vous buvez dans les crânes des vicieux éléphants
ennemis, les éternalistes et les nihilistes.


Connaissant la nature et l'étendue des dharmas, ayant supprimé les
noirceurs des deux obscurcissements de l'endroit des monts enneigés,
par votre générosité il y a les deux disciplines yogiques.


Dans le centre de la roue à rayons vous, le lion suprêmement exalté
des hommes, Siddartha, accordez l'auspicieuse fortune.


Embrasé de la splendeur éternelle d'un millier de marques rayonnantes,
Libéré de la floraison d'un lotus au milieu d'un lac,
Vous êtes le nirmanakaya qui surmontez le monde phénoménal,
Mon bel ornement de la couronne jusqu'au cœur de l'illumination.


REQUÊTE DE MIPHAM À MANJUSHRI

Une centaine de pétales dévotionnelles couronnent les anthers de lotus de l'enseignement.
Seigneur du Dharma, Je vous ai toujours offert un hommage révérant.
Vous qui êtes le toujours jeune lion du langage,
Conférez sur ces êtres la brillante intelligence, remplissant le ciel.


LOUANGE DE SARASVATI A TARA

Dans le vaste jardin de lotus de la parole de tous les conquérants,
Avec 100.000 fleurs mélodieuses du saint Dharma,
Vous êtes un cygne chantant qui resplendit aussi brillant que le clair de lune.
Puissiez-vous maintenant réjouir le vaste lac de mon esprit.


SUPPLICATION AUX VIDYADHARAS DES TROIS LIGNEES

Les courants secrets de la vérité des trois recueils de tantra
Par une gorgée d'analyse sont avalés dans le ventre de l'intellect.
Sont régurgités comme enseignement excellent, comme avec Agastava.
Je loue une centaine de fois les précédents rigdzins et rishis.


LOUANGES A LONGCHENPA

Au conseil des enseignements bien-écrits, le sage enseignant,
Dans une foule se prosternant de ministres-assistants impartiaux dans l'apprentissage,
Sur son éléphant transporteur, qui est la grande perfection,
Surveillant tout comme Indra, avec un millier d'œils différents,
Manifestant avec confiance les cent vajra pointus
Dont les dents sont les points de l'enseignement, du débat, et de la composition,
Portant une couronne faite de joyaux de différentes traditions,
L'incomparable seigneur de l'apprentissage connu sous le nom Longchenpa,
Est renommé comme le roi des dieux d'une sorte jamais vue
Sa réputation surpasse même celle des seigneurs du monde.


LOUANGE A MIPHAM

Un millier d'éléphants de contention vicieuse servant à elle-même,
Arrogants, sans pensée douce d'aucune sorte,
Vous les battez et n'avez pas de pensée permanente les concernant,
Le lion des orateurs, avec un rire de bonne raison portant loin,
Est le vicieux appelé Mipham Chokle Namgyal.


LA LOUANGE DE MIPHAM A SON GOUROU

Par l'arme-vajra pointue des écritures et de la bonne raison,
L'énergie arrogante des opposants asuras est vaincue.
Le gracieux qui voit l'excellente voie de la vérité,
Prévaut parmi les amis spirituels tel Indra parmi les dieux.


L'épée de Prajna du Véritable Sens Parfait

La doctrine ne possède jamais aucune sorte de confusion.
Elle a abandonné toutes les sortes d'erreur.
C'est l'esprit sans aucun doute concernant les trois sens.
Prosternons nous devant le trésor du savoir de Manjushri.


Son immensité et sa profondeur sont dures à réaliser,
Comme pour l'amrita des enseignements du Sugata,
Pour quiconque désire l'expérimenter,
Puisse cette lumière de la compréhension être parfaitement accordée.


Les Bouddhas ont enseigné le Dharma
Du point de vue des deux vérités,
La vérité relative du monde
De même que la vérité absolue.


En ce qui concerne les natures de ces mêmes deux vérités,
Si nous pénétrons l'esprit non-erroné de la certitude,
Le bon oeil des deux immaculées pramanas
Est l'excellente vue qui doit être établie.


Ainsi, concernant ces apparitions
Le motif de leur apparition est l'interdépendance
C'est pourquoi, quelque chose qui n'est pas dépendant
Comme un lotus dans le ciel n'apparaîtra pas


Si tous les rassemblements des causes sont présents,
Leur action produit la réalisation.
Néanmoins quelque soit la quantité des réalisations individuelles,
Chacune dépend de sa propre cause.


C'est pourquoi concernant les causes et les réalisations
Connaissant les façons par lesquelles elles existent et elles n'existent pas,
Puisque par cela elles peuvent être démarrées ou arrêtées,
Les arts et similaires, et les doctrines possèdent tous cela à leur racine.
C'est pourquoi ces arts et doctrines ont été réunis ensemble,
En tant que conseils avisés dans le monde et au delà du monde.


Étant apparus en interdépendance
Tous les dharmas, par leurs propres natures,
Ont chacun leurs caractéristiques existants individuellement.
Solidité, humidité, chaleur, et ainsi de suite
Ces natures conventionnelles n'ont pas de fausseté.


Dans un seul dharma existe aussi différents dharmas.
Les termes conventionnels qui établissent et éliminent
Distinguent des classifications illimitées de différents objets.
Chacun d'eux existe avec sa propre nature particulière.
Par la perception ces objets sont complètement saisis.
Par les moyens de quelles caractéristiques appartiennent à chacun d’entre eux
Les Dharmas ont leurs différentes caractérisations.
Unies et distinguées par l'esprit conceptuel.
Les connaissables doivent être compris de ces deux sortes :
Les choses véritablement substantielles et les caractéristiques imputées
A partir de cela arrive les classifications très complexes.


Ainsi, les dharmas dont l'essence est la cause et sa réalisation
Si il sont appréhendés et analysés correctement,
Ne sont pas conçus comme ayant été produits,
Et ainsi ils n'apparaissent pas en dépendance.
Bien que chacun apparaît en fonction de sa propre essence,
L'essence de tout ceux-ci est, de la même façon, la vacuité,
Le Dharmadhatu possédant les trois marques de la libération,
Ils sont le dharmata, la nature absolue des choses.


Puisqu'il y a la nature des choses elle-même,
Comme fin du raisonnement correct,
Lorsque la nature est atteinte, aucune raison n'est recherchée.


Lorsque quelque chose a été évalué
En regard de la nature des deux vérités,
Puisque c'est établi par la force de la chose elle-même,
C'est le raisonnement correct sur l'établissement adéquat.


Comme il apparaît et comme il existe
Sa propre essence est perçue directement.
OU dépendant des apparitions perçues,
Sans supercherie, les autres choses sont déduites.


La classification de la perception est en quatre volets :
Il y a les perceptions des sens et de l'esprit non rendu confus,
Celles de la propre conscience, et la perception du yoga.


Leurs objets apparaissent en tant que caractéristiques individuelles.
C'est la raison pour laquelle ils sont toujours non conceptuels.


Si il n'y a pas de perception, alors il n'y a pas de signe
Parce qu'il n'y a pas de signe, il n'y a pas de déduction.
Les choses apparaissent à partir de causes, et la cessation de telles choses,


Toutes ces apparitions seraient impossibles.
Si c'est comme ça, leur vacuité et autre,
Dépendant de quoi pourraient elles être possiblement connues ?
C'est pourquoi, sans dépendre du conventionnel,
L'absolu aussi ne sera jamais réalisé.


Quelque soit l'évènement mental qui soit apparu des cinq sens
L'appréhension de leurs objets est expérimentée.
Sans la perception des sens, les objets ne seraient pas vus,
Comme ils ne sont pas dans le cas de ceux qui sont aveugles, et ainsi de suite.


Parmi les objets internes et externes qui s'élèvent du sens mental
La perception mentale est le dessinateur des distinctions claires.
Sans cette perception mentale tous les dharma seraient
Privé du savoir de la compréhension ordinaire


En méditant correctement d'après les instructions
On appréhende l'expérience de l'ultime comme notre objet.
Si il n'y a pas cette sorte de perception directe yogique,
Nous ne verrions pas le réel au delà du quotidien.


Exactement comme l'expérience perçue de la forme élimine l'interprétation.
Si une telle expérience concernant notre propre esprit existe,
Le sachant, nous ne rencontrerons pas l'existence de l'autre.


C'est pourquoi par l'essence, gsal rig, la pensée profonde lumineuse,
Consciente des objets est de la nature de nous même,
L'auto-appréhension, rang gsal, est sans dépendance.
C'est ce qui est entendu par des termes tels que conscience par-elle- même.


Ce qui est expérimenté par les autres perceptions,
Étant établi que c'est lui-même une perception
Est le travail de la conscience par elle-même. Si ça n'avait pas existé,
Aucun autre mode de perception ne pourrait établir quelque chose.


A la racine de la déduction se trouve la perception.
La perception en retour est établie par la conscience d'elle-même.
Une fois que l'expérience est atteinte par un esprit non confus,
Il n'y a pas d'autre fondateur que seulement cela.
C'est pourquoi, pour quiconque compte sur la perception pure,
Non confus et libre de toute conceptualisation,
De quelque soit les dharmas manifestés
L’exagération sera complètement nettoyée.


Après que les marques universelles des choses aient été complètement comprises,
En étant mélangées avec des noms, elles sont comprises.
Cela s'appelle l'esprit conceptuel, et par ces concepts
Différentes conventions prolifèrent.


Même pour les personnes ne connaissant pas les symboles linguistiques
Les caractéristiques universelles apparaissent à leurs esprits.
Mélangées avec les noms, des conceptions telles que celles-ci
Produisent des engagements et des désengagements avec leurs objets.


Si il n'y avait pas quelque chose comme cet esprit conceptuel,
Il n'y aurait pas d'affirmation et négations conventionnelles.
N'importe quel sorte d'enseignement serait impossible.
De la déduction ou de n'importe quel sujet d'apprentissage et d'étude.


Par les concepts nous pouvons imaginer le futur et ainsi de suite.
Nous évaluons et établissons ce qui n'est pas évident.
Si il existait les conceptions, mais pas la déduction,
Nous serions comme des enfants qui viennent de naître.


Ce qui s'appuie sur quelque chose peut être compris
Est ce qui est connu comme la raison ou le signe de la déduction.
Il y a aussi la présence du dharma dans le sujet,
L'implication avancée et l'implication inversée.


Les trois modes sont achevés, il n'y a pas de confusion.
A partir des raisons ou signes qui sont résolus par la perception
Ce qui est dissimulé peut ainsi être déduit.


Par la force des relations ce qui doit être établi,
Dans la réalisation sera établi, et sa nature, la raison,
Sera une raison telle que par la non observation
Ou par ce que la conception en est contradictoire,
Ce qui doit être réfuté, a été réfuté.
Ainsi les trois raisons seront purifiées


Tout ce qui apparaît véritablement
Est par conséquent égalité primordiale, et
Par les continuum qui sont purs, puisque la pureté est vue,
On demeure en possession de la nature en pureté.
En dépendance des choses, il y a certainement apparition.
En dépendance des non-choses, il y a certainement imputation.
C'est pourquoi les choses et les non-choses, sont de nature vide.


Le véritable état naturel est la base de la vacuité,
Et comme ce n'est pas quelque chose différent de la vacuité,
L’inséparable apparition/vacuité est inexprimable.
Elle doit être appréhendée par une expérience personnelle.


Quelque soit le nombre d'aspects de l'affirmation qui puisse exister
Puissent-ils tous être résumés sous "a" et "est".
Quelque soit le nombre d'aspect de la négation qui puisse exister
Puissent-ils tous être résumés sous "n'a pas" et "n'est pas".


Dépendant de pramana, après que la classification
Des assertions et des négations ait été correctement établies,
Alors plus ou moins en accord avec le raisonnement correct,
Les affirmations et réfutations sont exposées.


Concernant la réfutation, il y a trois classifications,
Ce sont les raisons établies en affirmant ses propres thèses,
Celles dépendant des proclamations d'un autre,
Et les réfutations qui affirment la conséquence d'une position.


La façon dont les choses apparaissent dans le conventionnel
Ne coïncide pas, avec la façon dont les choses sont véritablement.
Il y a deux pramanas de tout le conventionnel.
Cela dépend de la vision impure de ce coté
Et de la pure vision, telle qu'avec l'œil humain ou celui des devas.


Ces deux se distinguent en essence, cause, résultat, et action.
L'esprit qui n'est pas déçu par les objets temporaires
Apparaît de s'être correctement attaché à l'objet approprié.
En éliminant l'exagération des objets perçus de ce coté,
Il s'attachera complètement au sens des situations.


La vaste sagesse apparaît de posséder la perception de la nature.
En éliminant l'exagération des objets inconcevables,
Elle a comme résultat le savoir de l'extrême.


Dans la pramana qui analyse la vérité conventionnelle
Il y a la pramana conventionnelle de la vue impure de ce coté
Et la pramana conventionnelle de la vue pure des aryas.
La seule chose correcte consiste à faire cette distinction rapidement.


A l'intérieur de l'absolu il y a aussi deux divisions,
L'absolu responsable et le non-responsable.
La pramana qui analyse pour la vérité absolue
Qui évalue ces deux est aussi de deux sortes.


L'esprit avec des pensées ou l'esprit qui est sans pensée,
Comme avec deux lunes, ou rêvant, ou prenant une corde pour un serpent,
A des aspects confus et des aspects non-confus.
Il y a la classification pramana et non-pramana.
S'il n'y a pas de pramana et pas de non-pramana,
Puisqu'il ne sera jamais possible de faire la distinction valide
Que le confus est faux et le non-confus vrai,
La doctrine établie ne sera pas capable d'exister.


Si nous avons réellement examiné et analysé
La pramana et la non-pramana de la perception et de la déduction,
Quelque soient les sortes de classifications existantes,
Et quelque soient les sortes de complexité qui puissent exister dans celles-ci,
Elles sont toutes établies en tant que vide d'essence.


Il y a inexistence de toutes les complexités telles la chaleur du feu,
Pourtant tout ce qui existe en tant que complexité conventionnelle,
Est inséparable de cela en tant qu'apparition/vacuité.
A l'intérieur de tous les dharmas, l'upaya est trouvée mélangée avec sa source.
Nous ne pouvons réfuter l'un et néanmoins établir l'autre.


En n'examinant pas pramana et non-pramana,
Simplement par une vue mondaine, pouvons nous pénétrer l'absolu ?
Effectivement, la possibilité ne peut être réfutée.
Mais pour ceux qui voient que "Ceci apparaît de cela",
Par cette véritable dépendance sur la perception du monde
Il y a déduction qui pénètre jusqu'à la vérité,
Ils n'utilisent pas son nom, mais n'ont pas abandonné la vérité.


S'il n'y avait pas les deux pramanas conventionnelles,
La pure vue des nobles devrait être appelée fausse.
La vue impure d'une conque blanche comme étant jaune
Ne serait pas complètement soit vraie soit fausse.


Si l'analyse absolue n'avait pas été en deux parties par nature,
L'union des deux vérités n'aurait jamais pu exister.
L'absolu serait tombé dans les extrêmes des concepts,
Et il se serait détruit lui-même se faisant.


Si le relatif, ce qui est analysé, n'est pas établi,
L'esprit analytique, et aussi la conscience propre,
Lorsqu'on les analyse, ne sont pas établis, comme la lune dans l'eau.
La vérité ultime, qui est inséparable, vérité unique
Existe en tant que nirvana, réalité non qualifiée.


Puisque tous les dharmas quels qu'ils soient sont cet ultime,
C'est l'inséparable kaya du savoir et de ce qui est su,
Apparition de sagesse dépourvue de centre ou de limite.


Ceux chez lesquels ce vaste et profond œil de prajna
S'est ouvert sont les enfants du Sougata.
De ces êtres qui sont d'une grande intelligence
La voie sur laquelle ils vont devrait être bien discernée.
C'est la voie des véhicules des soutras et des mantras,
Qui est si difficile à atteindre dans les diversions du temps.


C'est pourquoi ne le laissons pas aller vers quelque chose sans résultat.
Ceux d'une intelligence brillante qui possèdent les quatre raisonnements,
N'abandonnent jamais les autres. Par cette discrimination,
Les quatre dépendances seront certainement produites.


Si nous n'avons pas une telle attitude,
C'est comme un aveugle penché sur son bâton.
A cause des opinions et des mots, et de la compréhension facile,
Nous comprendrons mal les quatre dépendances.
Deuxièmement, les quatre dépendances.


Par conséquent, ne comptez pas sur les individus.
C'est sur le saint Dharma que nous devons compter.
On est libéré par la parole, pas par le parleur,
De la véritable voie établie par le raisonnement correct.


Si cela a été correctement enseigné par quelqu'un,
Cela fera son travail quelque puisse être celui qui enseigne.
Le Sougata lui-même par son pouvoir d'apprivoisement
S'est émané en tant que boucher et d'autres gens identiques.


Si les enseignements contredisent le sens du Mahayana,
L'enseignant apparent, bien que bon, ne réussira pas.


Même lorsque nous avons entendu et contemplé le Dharma,
Ne comptez pas sur les mots, comptez à la place sur le sens.
Si nous réalisons le sens, quelque soient les mots que nous employons,
Il n'y aura pas de contradiction dans ce qui est dit.


Désirer des expressions verbales pour réaliser leur sens.
Les comprendre en terme du sens de leur message.
Être laborieux avec les complexités verbales
Est comme chercher un éléphant que nous avons déjà trouvé.


Si nous désirons les mots, nous suivons notre chemin avec seulement les mots,
Les pensées discursives ne s'éteignent pas, mais augmentent.
Être de plus en plus éloigné du sens véritable,
Est la cause d'idiots stupides e vidant complètement.


Et pourtant même un simple mot, un petit "et" ou "mais",
Si il s'avère que l'objet est inépuisable,
Simplement par cela et rien d'autre il y aura l'ainsité.


C'est la fin du moindre besoin de mots.
Si un doigt pointe vers la lune, un fou regarde le doigt.
Si les idiots dépendent des mots eux-mêmes et pensent qu'ils savent,
Le moment de véritablement comprendre est difficile à trouver.


Si nous pénétrons complètement dans le sens de cela,
En étant arrivé à connaître les sens véritables et provisoires,
Ne plaçant pas notre dépendance sur le sens provisoire,
A la place nous devrions compter sur le sens qui est vrai.


L'omniscient lui-même en utilisant son omniscience,
Considère les forces et les capacités de ceux à dompter.
Concernant les étapes et véhicules en accord avec ceux-ci,
Ils sont enseignés comme étant les barreaux d'une échelle.


Quiconque a réalisé ce qu'est leur intention de base
Fonctionne alors avec les huit intentions cachées et les intentions.
Fonctionner littéralement avec pramana est quelque chose qui doit être détruit.
C'est pour cette raison que les enseignements existent. Dans les quatre écoles de la doctrine.


Et dans les véhicules jusqu'au véhicule vajra ultime,
Les parties qui ne sont pas comprises par les moins intelligents Ont été expliquées par les plus intelligents.
Ensuite ce qui s'accorde avec les écritures est même rendu plus grand par la raison.
Lorsqu'il a été vu, le véritable sens sera saisi.
Comme le lait se soulevant de l'eau, est le jeu de l'intelligence suprême
Dans l'océan de la parole de tous les victorieux.


Si nous pratiquons le sens véritable, nous ne comptons pas sur la conscience,
L'esprit du saisisseur et du saisi qui suit les concepts verbaux,
A la place nous mettons notre confiance dans la sagesse non duale elle-même
Comme pour l'ego qui possède un objet, qui est l'esprit.


Sa nature est le saisisseur et l'objet le saisi.
Quelque soit l'objet qu'il possède, c'est toujours faux.
La réalité de la nature n'a rien à faire avec les choses.
Concevoir des choses ou des non-choses, avec dualisme ou pas,
Tous les objets conceptuels, bien qu'ils soient conçus,
Quoi qu'il soit saisi, apparient au royaume de Mara.
Ainsi a-t-il été enseigné par le Bouddha dans les soutras.


Négations ou affirmations ne peuvent jamais détruire les conceptions,
Mais si il est vu qu'il n'y a ni ajout ni suppression,
Il y a libération, dénué de sujet et d'objet.
Il n'y a pas de rayonnement naturel de la luminosité.
Eliminer les complexités des quatre extrêmes,
Il est enseigné être l'excellence de la sagesse.


Pour le fou qui ne l'a jamais vu, c'est comme le soleil pour l'aveugle.
Ils ne le savent pas, mais simplement en essayant d'y penser
La panique apparaît dans les esprits de tels fous.
Néanmoins par la force des enseignements des écritures authentiques,


Par le raisonnement valide qui élimine tous les extrêmes,
Et par les instructions orales données par le gourou
Il nous semble avoir des yeux juste pour la première fois.
Ensuite par la foi en l'expérience du Dharma-amrita du Sugata,
Qui est juste un nom pour exprimer la joie sans limite,
La sagesse du Sugata nous est accordée.
Puisque les dharmas sans reste ont atteint leur but, l'équité,
On atteint l'inexprimable profondeur de la certitude.


Le sage appelle cela le trésor de l'inépuisable Dharma.
Ayant développé l'habileté sur la voie des deux vérités,
Lorsque les deux vérités sont vues comme unies
Cela ressemble au battage de l'enveloppe (du blé) pour en tirer l'essence.
Sachez que tous les moyens habiles ne conduisent qu'à cette fin
C'est pourquoi, le Sugata, connaissant ces moyens habiles,
Leur fait référence en tant que vraie voie de tous les moyens habiles.


Laissons monter la foi irréversible pour l'Enseignant et l'enseignement.
Ayant atteint l'état non résidant, suprême, de sagesse,
Nous sommes libre de tous les extrêmes du samsara et du nirvana.
Le flot spontané du courant de la compassion sans effort
Imprègne jusqu'aux limites les plus éloignées du temps autant que de l'espace.


Utilisant les moyens habiles des quatre dépendances,
L'action dont il est parlé en tant que quatre raisonnements corrects;
De ces causes non corrompues, par la profonde sagesse de la réalisation,
Si les phénomènes de l'expérience s'épanouissent;
On est libéré par les huit grands trésors de la confiance.
Cela provoque ce développement dans l'espace de l'intuition profonde.


Les traditions qui furent entendues et contemplées autrefois,
Non oubliées, deviennent le trésor de la mémoire.
Le sens de celles-ci, aussi profond qu'important,
Est alors complètement révélé comme trésor de l'intellect.
Tous les sens des soutras et des tantras
Sont pénétrés en tant que trésor de la réalisation.


Tous les détails des enseignements que nous avons entendus
Jamais oubliés deviennent le trésor de la rétention.
Expliquer les choses correctement à tous les êtres sensibles
Est la satisfaction produisant le trésor de la confiance.
Concernant le précieux trésor du saint Dharma,
Parfaitement gardé, cela devient le trésor du Dharma.
Les familles ininterrompues comprenant les trois joyaux
Non séparées, sont le trésor de la bodhicitta.
Dans l'égalité non née de la nature elle-même,
L'atteinte de la patience se manifeste en tant que trésor de la pratique.
Ils sont inséparables et inépuisables.


Ceux qui atteignent le pouvoir en quatre parties des trésors de la confiance,
Tels que loué par les victorieux et tous leurs fils,
Par dessus les trois mondes ils sont élus en tant que seigneurs.


Pour acquérir pramana existe l'enseignement du Bouddha.
Si la véritable authentique pramana a été parfaitement établie,
Grâce à la certitude produite par la voie de la pramana,
Par l'enseignement de la pramnana, nous voyons la vérité de la réalisation.


Comme résultat de la vision complètement pure
On atteindra l'objectif final, la grande compassion.
Le Sugata dit, après que cette voie ait été enseignée par lui,
"Concernant le goût de amrita de ce que j'ai atteints.


Ceux qui possèdent de ces quatre raisonnements corrects
Expérimentés par les moyens des quatre dépendances,
Produisent par cela la richesse de partager cette amrita".
Les jours corrompus de maintenant, par la force de l'age sombre,
A cause de sa façon d'inverser les quatre dépendances,
Le goût excellent des enseignements est difficile à expérimenter.
L'ayant vu, j'ai une attitude dévote
Envers ces plus fines des pensées, le plus excellent des enseignements.


Produisant la prajna non corrompue en contemplant cela,
Par le mérite incorporé dans cette courte expression
Puissent tous les êtres arriver à résider en l'état de Manjushri.


Dans la direction manifestant le soleil de Manjushri,
Si le lotus de l'essence fleurit à cause de la foi,
Par les gouttelettes de miel rouge de la bonne explication étant apparues
Puisse la célébration augmenter pour les abeilles de l'excellent kalpa.


Colophon

Quand cela, mes bonnes explications, ont été contemplées,
Puissent différents grands et subtiles doutes se dérouler eux-mêmes.
Puisse la certitude totale se lever dans l'intellect suprêmement clair,
Accordant les trésors de la confiance inexhaustible.


Année du cheval de feu, quatrième mois, quatrième jour.


De nouveau il est dit :


Par l'excellent enseignant, le chef des êtres à deux jambes,
Concernant l'état naturel qui connait les choses sans mélanger,
Le grand mandala du savoir de la nature et ses extensions
Émanant apparemment cent mille rayons,
La lumière toute pénétrante de la compassion sans objet,
En accord avec les forces et pensées de ceux qui doivent être domptés,
Proclamant les quatre vingt quatre mille pilles de dharmas comme étant un.
De l'obscurité épaisse de l'ignorance qui les fait s'endormir
Puissent les êtres des trois mondes être instantanément exaltés.


Bon au début, au milieu, à la fin, cet excellent enseignement,
A la bonté en deux parties et les quatre pures actions.
Dans le grand océan de l'amrita de cet enseignement auspicieux,
Il est vu le jeu de 10 millions de seigneurs naga,
Les accomplis cultivés de l'Inde et du Tibet,
Une contrée de vallées auréolées par l'environnement de montagnes enneigées.
Conduit par les trois chefs ancestraux, et les khenpos, loppons, et le Dharma
Le chariot doré de la bodhicitta éveillée
Est plein de dix millions de rigdzins des deux accomplissements.


A partir de maintenant possesseurs des six Dharmas spéciaux
Tel l'héritage des dix millions de rigdzins précédents
Éduqués et accomplis, qui sont maintenant passés au delà,
La difficile essence des soutras, des tantras, et des instructions orales,
La tradition du mantra vajra vidya de enseignants joyeux
Est le jeu de la danse des lions de safran de tous les enseignants.


Le seigneur du Dharma des trois dimensions, jamgon gourou Mipham,
D'une prairie près du lac du jeu du suprême apprentissage
Du cercle unique de bienvenue la roue du sens le plus profond,
Avec son énergie produisant le ciel comme le soleil,
Sur la voie non trompeuse de la liberté et de l'omniscience
Puisse là luire le parasol blanc de la pramana.


A l'intérieur du cercle des deux vérités du véhicules en neuf parties,
Puisse l'escorte, les quatre vingt quatre mille enseignements,
Dépourvus de tâches, parmi le grand lotus à mille pétales
L'explication des enseignements du Victorieux,
Satisfait de l'anthère des quatre raisonnements corrects.


Par la production interdépendante, l'essence des connus,
Possédant le grand vase de l'analyse bien décrite
Des deux pramanas, dans l'océan de l'excellent enseignement,
Avec l'analyse des deux pramanas conventionnelles,
Leur intuition profonde clignotant de façon auspicieuse tel le poisson d'or,
Les préceptes de la lignée en neuf parties, enroulé par la droite,
Puisse la conque du dharma des quatre dépendances plaisamment raisonner.


De la sagesse pure et égale du filet des miracles,
Huit trésors de confiance rassemblent dans un nœud d'éternité,
Le sens parfaitement certain des soutras et des tantras
Puisse cette bannière de victoire, l'épée de Prajna voler dans le samsara.


Dans le vaste et étendu océan de tous les dharmas,
Puissent ceux qui veulent rompre ensemble les cent filets,
Les pièges de la non réalisation, de la fausse réalisation, et du doute,
Saisir cette épée de Prajna, pensée apparaissant, aiguisée comme un rasoir.


Ainsi alors qu'étant dans Varanasi la Grande,
A l'Institut des Hautes Études Tibétaines,
Étant bien équipé des textes tibétains nécessaires,
Puisque c'est ma propre tradition, afin de faire profiter quelques nouveaux esprits


Par le gentil enseignant Jamgon Mipham Rinpoché
Rapidement écrit, sous la dictée orale du gourou,
Avec des ornementations par les érudits traités de pramana,
Il a suivi la traduction première, un connaisseur de l'ancienne superbe


Les instructions suprêmes de prajna, il a arrangé dans le plus intrépide des styles
Moi, par l'intellect, aussi restreint que le chat d'une aiguille,
Par intérêt pour une bonne explication aussi étendue que le ciel


Par le mérite suprême et impeccable de faire cela
Ayant illuminé l'épaisse noirceur à l'intérieur de tous les êtres,
Puissent ils atteindre le niveau ultime de l'omniscience,
La Grande prajna dont la vision est l'ainsité des connaissables.


Ici à l'intérieur de l'étendue des limites de Jambudvipa,
Les nuages de pluie de la véritable vue s'amoncellent.
Puisse les pluies de bénéfices de l'amour-gentillesse tomber,
Puise-t-il y avoir la parfaite auspiciosité du nouveau jeune soleil.



Traduit de l’anglais par l’équipe de SanghaForum