Le Chemin Secret Révélé

Prière d’aspiration pour [renaître au] glorieux mont [Cuivré],
extraite de l’essence du cœur des dakinis du Réel
par Séra Khandro

Séra Khandro

Emaho !


Mes propres perceptions [sont] le véritable champ pur d’Akanishta.
Dans mon cœur, au centre du palais du Glorieux mont cuivré,
Dans un abîme de lumière quinticolore de l’indestructible goutte quintessentielle,
Siège Samantabhadra-Padmakara, la conscience éveillée apparue d’elle-même,
Dans l’état de pureté primordiale de la Claire lumière innée.


Les accomplis manifestés par le jeu de la prime sagesse, le Roi [Trisong Detsen]
et l’assemblée des disciples,
[Sont présents] au complet dans la dimension de la grande indivisibilité de la clarté-vacuité.
Bien que la grande félicité omniprésente et le Corps absolu soient immuables,
Bien qu’aucune distinction ne puisse être perçue dans l’état naturel,
Que votre compassion sans borne, votre omniscience et votre amour
Bénissent les pieux enfants que nous sommes !
Qu’elles nettoient parfaitement les traces karmiques de nos trois portes impures
Et qu’elles nous donnent alors la grâce de manifester les trois Vajras !


Toutes les qualités de sagesse de votre Esprit réalisé,
Maintenant même, transférez-les dans notre continuum mental !


Sans errer sous le pouvoir de l’illusion [d’une dualité] sujet-objet,
Après avoir maîtrisé la voie de Thregchö et de Thögal,
En actualisant la Connaissance primordiale et les Corps spontanément présents,
Puissions-nous être capables de nous libérer dans l’espace limpide de la pure dimension absolue !


Moi-même ainsi que tous les êtres qui me sont liés,
Puissions-nous être libres des deux voiles [qui maintiennent] l’illusion de [la dualité] sujet-objet,
Et être ainsi inséparables de vous, vénéré Tsokyé Dorjé-Samantabhadra!


Si, sous le pouvoir des perturbations du souffle karmique,
La conviction véritable sur la voie des deux stades méditatifs ne se manifeste pas,
Dès que les apparences de cette vie s’évanouiront,
Sans subir l’obstacle d’une autre existence,
Puissions-nous être accueillis au palais du Glorieux Mont Cuivré d’Akanishta,
Par l’assemblée des dakas et dakinis
Et naître comme l’enfant favori des vidyadharas !


Accepté par Gourou [Rinpoché], dès ma naissance,
Puissé-je obtenir les qualités supérieures des dix Terres et cinq Voies
Et la capacité de guider tous les êtres par des émanations disciplinant tous ceux qui doivent l’être !


Par la compassion des maîtres et des trois Suprêmes,
Par la grâce des Trois Corps et des dakinis de sagesse,
Puissent les souhaits liés à cette aspiration s’accomplir totalement !



Samaya.



Si l’on fait diligence continûment, les dakas et dakinis nous accueilleront et, dans le suprême lieu sacré de nos perceptions pures, nous obtiendrons, pour sûr, le soulagement définitif.


Samaya. Gya gya gya (scellé trois fois).


À la demande insistante de celui qui porte le nom de « sublime novice de Shakyamouni », ce [terma] fut transcrit authentiquement par Soukha Vajra [Khandro Déwai Dorjé].
Vertu ! Vertu ! Vertu !


Traduit du tibétain par Jean-François Buliard (Tsering Thondup)