La réalisation de la vacuité

Tchenrezi

L'arbre du samsara plonge ses racines
Dans la croyance en la réalité des choses
Et en l'existence d'un moi, d'un je, d'un ego.
Quand cet attachement est consumé par le feu de la connaissance,
L'arbre est condamné à brûler tout entier
Avec ses branches, les illusions, et son feuillage, les émotions.


Aveugles quand à notre pureté primordiale,
Ignorant la vacuité de l'esprit et des phénomènes,
Tous les êtres et moi-même avons connu dans les six mondes
Des souffrances aussi innombrables que diverses.


Lorsque l'on réalise que tous les phénomènes
Ne sont que des constructions mentales,
Que tout est vacuité, que rien ne possède d'existence réelle,
Les perceptions fausses et pensées obscurcissantes disparaissent,
Et les expériences se stabilisent sans effort.
Toutes les difficultés se transforment alors
En autant de maîtres qui nous aident à développer
L'amour et la compassion envers tous.


Cette vacuité est reconnue quand l'esprit s'ouvre
A la conscience claire du moment présent.
Quand il reconnaît sa nature éveillée, il repose, vaste et serein,
Dans cet état de simplicité où tout se libère
Dans la luminosité de la nature originelle de l'esprit,
Et où une immense compassion s'élève envers tous les êtres
Immergés dans les souffrances du samsara.