Majjhima Nikāya 060
Apannaka Sutta
L'enseignement irréfutable

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1. Voici ce que j'ai entendu. En une occasion, le Bienheureux voyageait dans le pays de Kosala avec une grande Sangha de bhikkhus, et il arriva finalement dans un village brahmane du Kosala nommé Sālā.


2. Les maîtres de maison brahmanes de Sālā entendirent : « Le reclus Gotama, le fils des Sakya qui est parti du clan des Sakya, a voyagé dans le pays du Kosala avec une grande Sangha de bhikkhus et est venu à Sālā. Et une bonne rumeur à propos du Maître Gotama se répandit : 'Ce Bienheureux est accompli, pleinement éveillé, parfait en vraie connaissance et en conduite, sublime, connaisseur des mondes, incomparable meneur des personnes à dompter, enseignant des dieux et des humains, éveillé, béni. Il décrit ce monde avec ses dieux, ses Māras, et ses Brahmās, cette génération avec ses reclus et brahmanes, ses princes et ses gens, qu'il a lui-même réalisé avec une connaissance directe. Il enseigne le Dhamma qui est bon au début, bon au milieu, et bon à la fin, de signification et formulation justes, et il révèle une sainte vie qui est complètement parfaite et pure.' Et il est bien de voir de tels arahants. »


3. Alors les brahmanes maîtres de maison de Sālā allèrent voir le Bienheureux. Certains rendirent hommage au Bienheureux et s'assirent sur un côté ; certains échangèrent des salutations avec lui, et quand cette courtoise et aimable conversation fut finie, s'assirent sur un côté ; certains étendirent leurs mains en salutation révérencielle vers le Bienheureux et s'assirent sur un côté ; certains prononcèrent leur nom et clan en présence du Bienheureux et s'assirent sur un côté ; certains restèrent silencieux et s'assirent sur un côté.


4. Quand ils furent assis, le Bienheureux leur demanda : « Maîtres de maison, y a t-il quelque maître qui vous est agréable dans lequel vous avez acquis une confiance à juste titre ? »
« Non, Vénérable, il n'y a pas de maître qui nous soit agréable dans lequel nous avons acquis une confiance à juste titre. »
« Puisque, maître de maison, vous n'avez pas trouvé de maître agréable, vous pourriez entreprendre et pratiquer ce enseignement irréfutable ; car quand l'enseignement irréfutable est accepté et entrepris, il conduira à votre bien-être et à votre bonheur pour longtemps. Et quel est cet enseignement irréfutable ?


(I. La doctrine du nihilisme)


5. (A) « Maîtres de maison, il y a des reclus et brahmanes dont la doctrine et vue est ceci :'Il n'y a rien de donné, rien d'offert, rien de sacrifié ; pas de fruit ou de résultat de bonnes et mauvaises actions ; il n'y a pas ce monde, pas d'autre monde ; pas de mère, pas de père ; pas d'êtres qui renaissent spontanément ; pas de bons et vertueux reclus et brahmanes dans le monde qui se sont réalisés par la connaissance directe et qui décrivent ce monde et l'autre monde.'


6. (B) « Maintenant il y a des reclus et brahmanes dont la doctrine est directement opposée à celle de ces reclus et brahmanes, et ils disent ceci : 'Il y a ce qui est donné, et ce qui est offert, et ce qui est sacrifié ; il y a les fruits et les résultats des bonnes et mauvaises actions ; il y a ce monde et l'autre monde ; une mère et un père ; des êtres qui renaissent spontanément ; de bons et vertueux reclus et brahmanes dans le monde qui se sont réalisés par la connaissance directe et qui décrivent ce monde et l'autre monde.' Qu'en pensez-vous, maîtres de maison ? Ces reclus et brahmanes ne tiennent-ils pas des doctrines qui s'opposent directement entre elles ? » - « Si, Vénérable. »


7. (A.i) « Maintenant, maîtres de maison, de ces reclus et brahmanes dont la doctrine et vue est ceci : 'Il n'y a rien de donné, rien d'offert, rien de sacrifié ; pas de fruit ou de résultat de bonnes et mauvaises actions ; il n'y a pas ce monde, pas d'autre monde ; pas de mère, pas de père ; pas d'êtres qui renaissent spontanément ; pas de bons et vertueux reclus et brahmanes dans le monde qui se sont réalisés par la connaissance directe et qui décrivent ce monde et l'autre monde,' on doit s'attendre à ce qu'ils évitent ces trois états sains, à savoir, une bonne conduite corporelle, une bonne conduite verbale, et une bonne conduite mentale, et qu'ils entreprennent et pratiquent ces trois états malsains, à savoir, une mauvaise conduite corporelle, une mauvaise conduite verbale, et une mauvaise conduite mentale. Pourquoi cela ? Parce que ces bons reclus et brahmanes ne voient pas dans les états malsains le danger, la dégradation, et la souillure, ni ne voient dans les états sains la bénédiction de la renonciation, l'aspect de la purification.


8. (A.ii) « Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui tient la vue 'il n'y a pas d'autre monde' a une vue erronée. Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui a l'intention 'il n'y a pas d'autre monde' a une intention erronée. Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui fait la déclaration 'il n'y a pas d'autre monde' a une parole erronée. Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui dit 'il n'y a pas d'autre monde' s'oppose à ces arahants qui connaissent l'autre monde. Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui convainc un autre que 'il n'y a pas un autre monde' le convainc d'accepter un Dhamma faux ; et parce qu'il convainc un autre d'accepter un Dhamma faux, il se loue et dénigre les autres. Ainsi toute pure vertu qu'il avait auparavant est abandonnée et une vertu corrompue lui est substituée. Et cette vue erronée, cette intention erronée, cette parole erronée, cette opposition aux nobles, cette conviction aux autres d'accepter un Dhamma faux, et cette louange de soi-même et dénigrement des autres – ces divers états mauvais et malsains apparaissent ainsi avec une vue erronée comme condition.


9. (A.iii) « À propos de ceci, un homme sage considère ainsi : 'S'il n'y a pas d'autre monde, alors à la dissolution du corps cette bonne personne sera suffisamment en sécurité. Mais s'il y a un autre monde, alors à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans un état de privation, dans une destination malheureuse, en perdition, et même en enfer. Maintenant que ces paroles de ces bons reclus et brahmanes soit vraies ou non, permettez-moi d'assumer qu'il n'y ait pas d'autre monde : tout de même cette bonne personne est ici et maintenant dénigrée par les sages comme une personne immorale, une personne de vue erronée qui tient la doctrine du nihilisme. Mais en revanche, s'il y a un autre monde, alors cette bonne personne a lancé un mauvais coup dans les deux cas : puisqu'il est dénigré par les sages ici et maintenant, et puisque à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans un état de privation, dans une destination malheureuse, en perdition, et même en enfer. Il a accepté et entrepris à tort cet enseignement irréfutable de telle manière qu'il s'étend seulement d'un côté et exclut l'alternative saine.'


10. (B.i) « Maintenant, maîtres de maison, de ces reclus et brahmanes dont la doctrine et vue est ceci : 'Il y a ce qui est donné, et ce qui est offert, et ce qui est sacrifié ; il y a les fruits et les résultats des bonnes et mauvaises actions ; il y a ce monde et l'autre monde ; une mère et un père ; des êtres qui renaissent spontanément ; de bons et vertueux reclus et brahmanes dans le monde qui se sont réalisés par la connaissance directe et qui décrivent ce monde et l'autre monde,' on doit s'attendre à ce qu'ils évitent ces trois états malsains, à savoir, une mauvaise conduite corporelle, une mauvaise conduite verbale, et une mauvaise conduite mentale, et qu'ils entreprennent et pratiquent ces trois états sains, à savoir, une bonne conduite corporelle, une bonne conduite verbale, et une bonne conduite mentale. Pourquoi cela ? Parce que ces bons reclus et brahmanes voient dans les états malsains le danger, la dégradation, et la souillure, et ils voient dans les états sains la bénédiction de la renonciation, l'aspect de la purification.


11. (B.ii) « Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui tient la vue 'il y a un autre monde' a une vue juste. Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui a l'intention 'il y a un autre monde' a une intention juste. Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui fait la déclaration 'il y a un autre monde' a une parole juste. Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui dit 'il y a un autre monde' ne s'oppose pas à ces arahants qui connaissent l'autre monde. Puisqu'il y a en fait un autre monde, celui qui convainc un autre que 'il y a un autre monde' le convainc d'accepter un Dhamma vrai ; et parce qu'il convainc un autre d'accepter un Dhamma vrai, il ne se loue pas et ne dénigre pas les autres. Ainsi toute vertu corrompue qu'il avait auparavant est abandonnée et une vertu pure lui est substituée. Et cette vue juste, cette intention juste, cette parole juste, cette non-opposition aux nobles, cette conviction aux autres d'accepter un Dhamma vrai, et cet évitement de louange de soi-même et de dénigrement des autres – ces divers états sains apparaissent ainsi avec une vue juste comme condition.


12. (B.iii) « À propos de ceci, un homme sage considère ainsi : 'S'il y a un autre monde, alors à la dissolution du corps, après la mort, cette bonne personne réapparaîtra dans une destination heureuse, même dans le monde céleste. Maintenant que ces paroles de ces bons reclus et brahmanes soit vraies ou non, permettez-moi d'assumer qu'il n'y ait pas d'autre monde : tout de même cette bonne personne est ici et maintenant louée par les sages comme une personne vertueuse, une personne qui tient la doctrine de l'affirmation. Mais en revanche, s'il y a un autre monde, alors cette bonne personne a lancé un bon coup dans les deux cas : puisqu'il est loué par les sages ici et maintenant, et puisque à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans une destination heureuse, même dans le monde céleste. Il a accepté et entrepris avec raison cet enseignement irréfutable de telle manière qu'il s'étend des deux côtés et exclut l'alternative malsaine.'


(II. La doctrine de la non-action)


13. (A) « Maîtres de maison, il y a des maîtres de maison dont la doctrine et vue est ceci : 'Quand on agit ou fait agir d'autres, quand on mutile ou fait que d'autres mutilent, quand ou torture ou fait que d'autres torturent, quand on inflige du chagrin ou fait que d'autres infligent du chagrin, quand on oppresse ou fait que d'autres oppressent, quand on intimide ou fait que d'autres intimident, quand on tue des êtres vivants, prend ce qui n'est pas donné, entre par effraction dans des maisons, pille les richesses, commet des cambriolages, fait des embuscades sur les grands chemins, séduit les femmes des autres, prononce des mensonges – aucun mal n'est fait par l'auteur de l'action. Si, avec une roue bordée de rasoirs, on faisait des êtres vivants de cette terre une masse de viande, un tas de viande, à cause de ceci il n'y aurait aucun mal et aucun mauvais résultat. Si on allait le long de la rive sud du Gange tuant et massacrant, mutilant et faisant que d'autres mutilent, torturant et faisant que d'autres torturent, à cause de ceci il n'y aurait aucun mal et aucun mauvais résultat. Si on allait le long de la rive nord du Gange donnant des cadeaux et faisant que d'autres donnent des cadeaux, faisant des offrandes et faisant que d'autres fassent des offrandes, à cause de ceci il n'y aurait aucun mérite et aucun résultat de mérite. En donnant, en s'apprivoisant soi-même, en se restreignant, en disant la vérité, il n'y a aucun mérite et aucun résultat de mérite.'


14. (B) « Maintenant il y a des reclus et brahmanes dont la doctrine est directement opposée à celle de ces reclus et brahmanes, et ils disent ceci : 'Quand on agit ou fait agir d'autres, quand on mutile ou fait que d'autres mutilent, quand ou torture ou fait que d'autres torturent, quand on inflige du chagrin ou fait que d'autres infligent du chagrin, quand on oppresse ou fait que d'autres oppressent, quand on intimide ou fait que d'autres intimident, quand on tue des êtres vivants, prend ce qui n'est pas donné, entre par effraction dans des maisons, pille les richesses, commet des cambriolages, fait des embuscades sur les grands chemins, séduit les femmes des autres, prononce des mensonges – du mal est fait par l'auteur de l'action. Si, avec une roue bordée de rasoirs, on faisait des êtres vivants de cette terre une masse de viande, un tas de viande, à cause de ceci il y aurait du mal et un mauvais résultat. Si on allait le long de la rive sud du Gange tuant et massacrant, mutilant et faisant que d'autres mutilent, torturant et faisant que d'autres torturent, à cause de ceci il y aurait aucun mal et un mauvais résultat. Si on allait le long de la rive nord du Gange donnant des cadeaux et faisant que d'autres donnent des cadeaux, faisant des offrandes et faisant que d'autres fassent des offrandes, à cause de ceci il y aurait du mérite et du résultat de mérite. En donnant, en s'apprivoisant soi-même, en se restreignant, en disant la vérité, il y a du mérite et du résultat de mérite.' Qu'en pensez-vous, maîtres de maison ? Ces reclus et brahmanes ne tiennent-ils pas des doctrines qui s'opposent directement entre elles ? » - « Si, Vénérable. »


15. (A.i) « Maintenant, maîtres de maison, de ces reclus et brahmanes dont la doctrine et vue est ceci : 'Quand on agit ou fait agir d'autres, quand on mutile ou fait que d'autres mutilent, quand ou torture ou fait que d'autres torturent, quand on inflige du chagrin ou fait que d'autres infligent du chagrin, quand on oppresse ou fait que d'autres oppressent, quand on intimide ou fait que d'autres intimident, quand on tue des êtres vivants, prend ce qui n'est pas donné, entre par effraction dans des maisons, pille les richesses, commet des cambriolages, fait des embuscades sur les grands chemins, séduit les femmes des autres, prononce des mensonges – aucun mal n'est fait par l'auteur de l'action. Si, avec une roue bordée de rasoirs, on faisait des êtres vivants de cette terre une masse de viande, un tas de viande, à cause de ceci il n'y aurait aucun mal et aucun mauvais résultat. Si on allait le long de la rive sud du Gange tuant et massacrant, mutilant et faisant que d'autres mutilent, torturant et faisant que d'autres torturent, à cause de ceci il n'y aurait aucun mal et aucun mauvais résultat. Si on allait le long de la rive nord du Gange donnant des cadeaux et faisant que d'autres donnent des cadeaux, faisant des offrandes et faisant que d'autres fassent des offrandes, à cause de ceci il n'y aurait aucun mérite et aucun résultat de mérite. En donnant, en s'apprivoisant soi-même, en se restreignant, en disant la vérité, il n'y a aucun mérite et aucun résultat de mérite,' on doit s'attendre à ce qu'ils évitent ces trois états sains, à savoir, une bonne conduite corporelle, une bonne conduite verbale, et une bonne conduite mentale, et qu'ils entreprennent et pratiquent ces trois états malsains, à savoir, une mauvaise conduite corporelle, une mauvaise conduite verbale, et une mauvaise conduite mentale. Pourquoi cela ? Parce que ces bons reclus et brahmanes ne voient pas dans les états malsains le danger, la dégradation, et la souillure, ni ne voient dans les états sains la bénédiction de la renonciation, l'aspect de la purification.


16. (A.ii) « Puisqu'il y a en fait une action, celui qui tient la vue 'il n'y a pas d'action' a une vue erronée. Puisqu'il y a en fait une action, celui qui a l'intention 'il n'y a pas d'action' a une intention erronée. Puisqu'il y a en fait une action, celui qui fait la déclaration 'il n'y a pas d'action' a une parole erronée. Puisqu'il y a en fait une action, celui qui dit 'il n'y a pas d'action' s'oppose à ces arahants qui tiennent la doctrine de l'action. Puisqu'il y a en fait une action, celui qui convainc un autre que 'il n'y a pas d'action' le convainc d'accepter un Dhamma faux ; et parce qu'il convainc un autre d'accepter un Dhamma faux, il se loue et dénigre les autres. Ainsi toute pure vertu qu'il avait auparavant est abandonnée et une vertu corrompue lui est substituée. Et cette vue erronée, cette intention erronée, cette parole erronée, cette opposition aux nobles, cette conviction aux autres d'accepter un Dhamma faux, et cette louange de soi-même et dénigrement des autres – ces divers états mauvais et malsains apparaissent ainsi avec une vue erronée comme condition.


17. (A.iii) « À propos de ceci, un homme sage considère ainsi : 'S'il n'y a pas d'action, alors à la dissolution du corps cette bonne personne sera suffisamment en sécurité. Mais s'il y a une action, alors à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans un état de privation, dans une destination malheureuse, en perdition, et même en enfer. Maintenant que ces paroles de ces bons reclus et brahmanes soit vraies ou non, permettez-moi d'assumer qu'il n'y ait pas d'action : tout de même cette bonne personne est ici et maintenant dénigrée par les sages comme une personne immorale, une personne de vue erronée qui tient la doctrine de la non-action. Mais en revanche, s'il y a une action, alors cette bonne personne a lancé un mauvais coup dans les deux cas : puisqu'il est dénigré par les sages ici et maintenant, et puisque à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans un état de privation, dans une destination malheureuse, en perdition, et même en enfer. Il a accepté et entrepris à tort cet enseignement irréfutable de telle manière qu'il s'étend seulement d'un côté et exclut l'alternative saine.'


18. (B.i) « Maintenant, maîtres de maison, de ces reclus et brahmanes dont la doctrine et vue est ceci : 'Quand on agit ou fait agir d'autres, quand on mutile ou fait que d'autres mutilent, quand ou torture ou fait que d'autres torturent, quand on inflige du chagrin ou fait que d'autres infligent du chagrin, quand on oppresse ou fait que d'autres oppressent, quand on intimide ou fait que d'autres intimident, quand on tue des êtres vivants, prend ce qui n'est pas donné, entre par effraction dans des maisons, pille les richesses, commet des cambriolages, fait des embuscades sur les grands chemins, séduit les femmes des autres, prononce des mensonges – du mal est fait par l'auteur de l'action. Si, avec une roue bordée de rasoirs, on faisait des êtres vivants de cette terre une masse de viande, un tas de viande, à cause de ceci il y aurait du mal et un mauvais résultat. Si on allait le long de la rive sud du Gange tuant et massacrant, mutilant et faisant que d'autres mutilent, torturant et faisant que d'autres torturent, à cause de ceci il y aurait aucun mal et un mauvais résultat. Si on allait le long de la rive nord du Gange donnant des cadeaux et faisant que d'autres donnent des cadeaux, faisant des offrandes et faisant que d'autres fassent des offrandes, à cause de ceci il y aurait du mérite et du résultat de mérite. En donnant, en s'apprivoisant soi-même, en se restreignant, en disant la vérité, il y a du mérite et du résultat de mérite,' on doit s'attendre à ce qu'ils évitent ces trois états malsains, à savoir, une mauvaise conduite corporelle, une mauvaise conduite verbale, et une mauvaise conduite mentale, et qu'ils entreprennent et pratiquent ces trois états sains, à savoir, une bonne conduite corporelle, une bonne conduite verbale, et une bonne conduite mentale. Pourquoi cela ? Parce que ces bons reclus et brahmanes voient dans les états malsains le danger, la dégradation, et la souillure, et ils voient dans les états sains la bénédiction de la renonciation, l'aspect de la purification.


19. (B.ii) « Puisqu'il y a en fait une action, celui qui tient la vue 'il y a une action' a une vue juste. Puisqu'il y a en fait une action, celui qui a l'intention 'il y a une action' a une intention juste. Puisqu'il y a en fait une action, celui qui fait la déclaration 'il y a une action' a une parole juste. Puisqu'il y a en fait une action, celui qui dit 'il y a une action' ne s'oppose pas à ces arahants qui tiennent la doctrine de l'action. Puisqu'il y a en fait une action, celui qui convainc un autre que 'il y a une action' le convainc d'accepter un Dhamma vrai ; et parce qu'il convainc un autre d'accepter un Dhamma vrai, il ne se loue pas et ne dénigre pas les autres. Ainsi toute vertu corrompue qu'il avait auparavant est abandonnée et une vertu pure lui est substituée. Et cette vue juste, cette intention juste, cette parole juste, cette non-opposition aux nobles, cette conviction aux autres d'accepter un Dhamma vrai, et cet évitement de louange de soi-même et de dénigrement des autres – ces divers états sains apparaissent ainsi avec une vue juste comme condition.


20. (B.iii) « À propos de ceci, un homme sage considère ainsi : 'S'il y a une action, alors à la dissolution du corps, après la mort, cette bonne personne réapparaîtra dans une destination heureuse, même dans le monde céleste. Maintenant que ces paroles de ces bons reclus et brahmanes soit vraies ou non, permettez-moi d'assumer qu'il n'y ait pas d'action : tout de même cette bonne personne est ici et maintenant louée par les sages comme une personne vertueuse, une personne qui tient la doctrine de l'action. Mais en revanche, s'il y a une action, alors cette bonne personne a lancé un bon coup dans les deux cas : puisqu'il est loué par les sages ici et maintenant, et puisque à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans une destination heureuse, même dans le monde céleste. Il a accepté et entrepris avec raison cet enseignement irréfutable de telle manière qu'il s'étend des deux côtés et exclut l'alternative malsaine.'


(III. La doctrine de non-causalité)


21. (A) « Maîtres de maison, il y a des maîtres de maison dont la doctrine et vue est ceci : 'Il n'y a pas de causes ou de conditions pour la souillure des êtres ; les êtres sont souillés sans causes ou conditions. Il n'y a pas de causes ou de conditions pour la purification des êtres ; les êtres sont purifiés sans causes ou conditions. Il n'y a pas de pouvoir, d'énergie, de force virile, d'endurance virile. Tous les êtres, toutes les choses vivantes, toutes les créatures, toutes les âmes sont sans contrôle, pouvoir, et énergie ; moulés par le destin, les circonstances, et la nature, ils font l'expérience du plaisir et de la douleur dans les six classes.'


22. (B) « Maintenant il y a des reclus et brahmanes dont la doctrine est directement opposée à celle de ces reclus et brahmanes, et ils disent ceci : 'Il y a des causes et des conditions pour la souillure des êtres ; les êtres sont souillés en raison de causes et de conditions. Il y a des causes et des conditions pour la purification des êtres ; les êtres sont purifiés en raison de causes et de conditions. Il y a du pouvoir, de l'énergie, de la force virile, de l'endurance virile. Ce n'est pas le cas que tous les êtres, toutes les choses vivantes, toutes les créatures, toutes les âmes soient sans contrôle, pouvoir, et énergie, ou que moulés par le destin, les circonstances, et la nature, ils fassent l'expérience du plaisir et de la douleur dans les six classes.' Qu'en pensez-vous, maîtres de maison ? Ces reclus et brahmanes ne tiennent-ils pas des doctrines qui s'opposent directement entre elles ? » - « Si, Vénérable. »


23. (A.i) « Maintenant, maîtres de maison, de ces reclus et brahmanes dont la doctrine et vue est ceci : 'Il n'y a pas de causes ou de conditions pour la souillure des êtres ; les êtres sont souillés sans causes ou conditions. Il n'y a pas de causes ou de conditions pour la purification des êtres ; les êtres sont purifiés sans causes ou conditions. Il n'y a pas de pouvoir, d'énergie, de force virile, d'endurance virile. Tous les êtres, toutes les choses vivantes, toutes les créatures, toutes les âmes sont sans contrôle, pouvoir, et énergie ; moulés par le destin, les circonstances, et la nature, ils font l'expérience du plaisir et de la douleur dans les six classes,' on doit s'attendre à ce qu'ils évitent ces trois états sains, à savoir, une bonne conduite corporelle, une bonne conduite verbale, et une bonne conduite mentale, et qu'ils entreprennent et pratiquent ces trois états malsains, à savoir, une mauvaise conduite corporelle, une mauvaise conduite verbale, et une mauvaise conduite mentale. Pourquoi cela ? Parce que ces bons reclus et brahmanes ne voient pas dans les états malsains le danger, la dégradation, et la souillure, ni ne voient dans les états sains la bénédiction de la renonciation, l'aspect de la purification.


24. (A.ii) « Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui tient la vue 'il n'y a pas de causalité' a une vue erronée. Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui a l'intention 'il n'y a pas de causalité' a une intention erronée. Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui fait la déclaration 'il n'y a pas de causalité' a une parole erronée. Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui dit 'il n'y a pas de causalité' s'oppose à ces arahants qui tiennent la doctrine de la causalité. Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui convainc un autre que 'il n'y a pas de causalité' le convainc d'accepter un Dhamma faux ; et parce qu'il convainc un autre d'accepter un Dhamma faux, il se loue et dénigre les autres. Ainsi toute pure vertu qu'il avait auparavant est abandonnée et une vertu corrompue lui est substituée. Et cette vue erronée, cette intention erronée, cette parole erronée, cette opposition aux nobles, cette conviction aux autres d'accepter un Dhamma faux, et cette louange de soi-même et dénigrement des autres – ces divers états mauvais et malsains apparaissent ainsi avec une vue erronée comme condition.


25. (A.iii) « À propos de ceci, un homme sage considère ainsi : 'S'il n'y a pas de causalité, alors à la dissolution du corps cette bonne personne sera suffisamment en sécurité. Mais s'il y a une causalité, alors à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans un état de privation, dans une destination malheureuse, en perdition, et même en enfer. Maintenant que ces paroles de ces bons reclus et brahmanes soit vraies ou non, permettez-moi d'assumer qu'il n'y ait pas de causalité : tout de même cette bonne personne est ici et maintenant dénigrée par les sages comme une personne immorale, une personne de vue erronée qui tient la doctrine de la non-causalité. Mais en revanche, s'il y a une causalité, alors cette bonne personne a lancé un mauvais coup dans les deux cas : puisqu'il est dénigré par les sages ici et maintenant, et puisque à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans un état de privation, dans une destination malheureuse, en perdition, et même en enfer. Il a accepté et entrepris à tort cet enseignement irréfutable de telle manière qu'il s'étend seulement d'un côté et exclut l'alternative saine.'


26. (B.i) « Maintenant, maîtres de maison, de ces reclus et brahmanes dont la doctrine et vue est ceci : 'Il y a des causes et des conditions pour la souillure des êtres ; les êtres sont souillés en raison de causes et de conditions. Il y a des causes et des conditions pour la purification des êtres ; les êtres sont purifiés en raison de causes et de conditions. Il y a du pouvoir, de l'énergie, de la force virile, de l'endurance virile. Ce n'est pas le cas que tous les êtres, toutes les choses vivantes, toutes les créatures, toutes les âmes soient sans contrôle, pouvoir, et énergie, ou que moulés par le destin, les circonstances, et la nature, ils fassent l'expérience du plaisir et de la douleur dans les six classes,' on doit s'attendre à ce qu'ils évitent ces trois états malsains, à savoir, une mauvaise conduite corporelle, une mauvaise conduite verbale, et une mauvaise conduite mentale, et qu'ils entreprennent et pratiquent ces trois états sains, à savoir, une bonne conduite corporelle, une bonne conduite verbale, et une bonne conduite mentale. Pourquoi cela ? Parce que ces bons reclus et brahmanes voient dans les états malsains le danger, la dégradation, et la souillure, et ils voient dans les états sains la bénédiction de la renonciation, l'aspect de la purification.


27. (B.ii) « Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui tient la vue 'il y a une causalité' a une vue juste. Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui a l'intention 'il y a une causalité' a une intention juste. Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui fait la déclaration 'il y a une causalité' a une parole juste. Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui dit 'il y a une causalité' ne s'oppose pas à ces arahants qui tiennent la doctrine de la causalité. Puisqu'il y a en fait une causalité, celui qui convainc un autre que 'il y a une causalité' le convainc d'accepter un Dhamma vrai ; et parce qu'il convainc un autre d'accepter un Dhamma vrai, il ne se loue pas et ne dénigre pas les autres. Ainsi toute vertu corrompue qu'il avait auparavant est abandonnée et une vertu pure lui est substituée. Et cette vue juste, cette intention juste, cette parole juste, cette non-opposition aux nobles, cette conviction aux autres d'accepter un Dhamma vrai, et cet évitement de louange de soi-même et de dénigrement des autres – ces divers états sains apparaissent ainsi avec une vue juste comme condition.


28. (B.iii) « À propos de ceci, un homme sage considère ainsi : 'S'il y a une causalité, alors à la dissolution du corps, après la mort, cette bonne personne réapparaîtra dans une destination heureuse, même dans le monde céleste. Maintenant que ces paroles de ces bons reclus et brahmanes soit vraies ou non, permettez-moi d'assumer qu'il n'y ait pas de causalité : tout de même cette bonne personne est ici et maintenant louée par les sages comme une personne vertueuse, une personne qui tient la doctrine de la causalité. Mais en revanche, s'il y a une causalité, alors cette bonne personne a lancé un bon coup dans les deux cas : puisqu'il est loué par les sages ici et maintenant, et puisque à la dissolution du corps, après la mort, il réapparaîtra dans une destination heureuse, même dans le monde céleste. Il a accepté et entrepris avec raison cet enseignement irréfutable de telle manière qu'il s'étend des deux côtés et exclut l'alternative malsaine.'


(IV. Il n'y a pas de domaines immatériels)


29. « Maîtres de maison, il y a des maîtres de maison dont la doctrine et vue est ceci : 'Il n'y a sans aucun doute pas de domaines immatériels.'


30. « Maintenant il y a des reclus et brahmanes dont la doctrine est directement opposée à celle de ces reclus et brahmanes, et il disent ceci : 'Il y a sans aucun doute des domaines immatériels.' Qu'en pensez-vous, maîtres de maison ? Ces reclus et brahmanes ne tiennent-ils pas des doctrines qui s'opposent directement entre elles ? » - « Si, Vénérable. »


31. « À propos de ceci, un homme sage considère ainsi : 'Ces bons reclus et brahmanes tiennent la doctrine et vue « il n'y a sans aucun doute pas de domaines immatériels, » mais cela n'a pas été vu par moi. Et il y a ces autres bons reclus et brahmanes qui tiennent la doctrine et vue « il y a sans aucun doute des domaines immatériels, » mais cela n'a pas été vu par moi. Si, sans savoir et voir, je prenais parti et déclarais : « Seulement ceci est vrai, tout le reste est faux, » cela ne serait pas convenable. Maintenant en ce qui concerne ces bons reclus et brahmanes qui tiennent la doctrine et vue « il n'y a sans aucun doute pas de domaines immatériels, » si leur parole est juste alors il est certainement encore possible que je réapparaisse parmi les dieux des domaines de matière-subtile qui consistent en esprit. Mais en ce qui concerne ces bons reclus et brahmanes qui tiennent la doctrine et vue « il y a sans aucun doute des domaines immatériels, » si leur parole est juste alors il est certainement encore possible que je réapparaisse parmi les dieux des domaines immatériels qui consistent en perception. On voit que le recours aux bâtons et aux armes, les querelles, les rixes, les disputes, la récrimination, les mots malicieux, et la parole fausse se produisent sur la base de la forme matérielle, mais ceci n'existe pas du tout dans les domaines immatériels.' Après avoir réfléchi ainsi, il pratique le chemin du désenchantement des formes matérielles, de la disparition et de la cessation des formes matérielles.


(V. Il n'y a pas de cessation de l'être)


32. « Maîtres de maison, il y a des maîtres de maison dont la doctrine et vue est ceci : 'Il n'y a sans aucun doute pas de cessation de l'être.'


33. « Maintenant il y a des reclus et brahmanes dont la doctrine est directement opposée à celle de ces reclus et brahmanes, et il disent ceci : 'Il y a sans aucun doute une cessation de l'être.' Qu'en pensez-vous, maîtres de maison ? Ces reclus et brahmanes ne tiennent-ils pas des doctrines qui s'opposent directement entre elles ? » - « Si, Vénérable. »


34. « À propos de ceci, un homme sage considère ainsi : 'Ces bons reclus et brahmanes tiennent la doctrine et vue « il n'y a sans aucun doute pas de cessation de l'être, » mais cela n'a pas été vu par moi. Et il y a ces autres bons reclus et brahmanes qui tiennent la doctrine et vue « il y a sans aucun doute une cessation de l'être, » mais cela n'a pas été vu par moi. Si, sans savoir et voir, je prenais parti et déclarais : « Seulement ceci est vrai, tout le reste est faux, » cela ne serait pas convenable. Maintenant en ce qui concerne ces bons reclus et brahmanes qui tiennent la doctrine et vue « il n'y a sans aucun doute pas de cessation de l'être, » si leur parole est juste alors il est certainement encore possible que je réapparaisse parmi les dieux des domaines immatériels qui consistent en perception. Mais en ce qui concerne ces bons reclus et brahmanes qui tiennent la doctrine et vue « il y a sans aucun doute une cessation de l'être, » si leur parole est juste alors il est certainement encore possible que j'atteigne ici et maintenant le Nibbāna final. La vue de ces bons reclus et brahmanes qui tiennent la doctrine et vue « il n'y a sans aucun doute pas de cessation de l'être » est proche de l'envie, proche de l'esclavage, proche du ravissement, proche de la saisie, proche de l'attachement ; mais la vue de de ces bons reclus et brahmanes qui tiennent la doctrine et vue « il y a sans aucun doute une cessation de l'être » est proche de la non-envie, proche du non-esclavage, proche du non-ravissement, proche de la non-saisie, proche du non-attachement.' Après avoir pensé ainsi, il pratique le chemin du désenchantement de l'être, de la disparition et de la cessation de l'être.


(Quatre sortes de personnes)


35. « Maîtres de maison, quatre sortes de personnes peuvent être trouvées dans le monde. Quelles sont ces quatre ? Ici une certaine sorte de personne qui se tourmente et suit la pratique de se torturer. Ici une certaine sorte de personne qui tourmente les autres et suit la pratique de torturer les autres. Ici une certaine sorte de personne qui se tourmente et suit la pratique de se torturer, et qui tourmente aussi les autres et suit la pratique de torturer les autres. Ici une certaine sorte de personne qui ne se tourmente pas et ne suit la pratique de se torturer, et qui ne tourmente pas les autres et ne suit pas la pratique de torturer les autres. Puisqu'il ne tourmente ni lui-même ni les autres, il est ici et maintenant sans faim, éteint, et refroidi, et il demeure dans l'expérience de la félicité, étant lui-même devenu un saint.


36. « Quelle sorte de personne, maîtres de maison, se tourmente et suit la pratique de se torturer ? Ici une certaine personne allant nu, rejetant les conventions, léchant ses mains, ne venant pas quand on lui demande, ne s'arrêtant pas quand lui demande ; il n'accepte pas la nourriture apportée ou la nourriture préparée spécialement ou une invitation à un repas ; il ne reçoit rien d'un pot, d'un bol, à travers d'un seuil de porte, par un bâton, par un pilon, de deux personnes mangeant ensemble, d'une femme enceinte, d'une femme allaitant, d'une femme parmi les hommes, d'où la nourriture est annoncée être distribuée, d'où un chien attend, d'où il y a des mouches bourdonnantes ; il n'accepte pas de poisson ou de viande, il ne boit pas d'alcool, de vin, ou de préparation fermentée. Il s'en tient à une maison, à une bouchée ; il s'en tient à deux maisons, à deux bouchées ; il s'en tient à trois maisons, à trois bouchées ; il s'en tient à quatre maisons, à quatre bouchées ; il s'en tient à cinq maisons, à cinq bouchées ; il s'en tient à six maisons, à six bouchées ; il s'en tient à sept maisons, à sept bouchées. Il s'en tient à une soucoupe par jour, à deux soucoupes par jour, à trois soucoupes par jour, à quatre soucoupes par jour, à cinq soucoupes par jour, à six soucoupes par jour, à sept soucoupes par jour ; il prends de la nourriture une fois par jour, une fois tous les deux jours, une fois tous les trois jours, une fois tous les quatre jours, une fois tous les cinq jours, une fois tous les six jours, une fois tous les sept jours ; ceci même jusqu'à une fois tous les quinze jours, il continue à poursuivre la pratique de prendre de la nourriture à intervalles fixes. Il est un mangeur de verdures ou de millet ou de riz sauvage ou de rognures de cuir ou de mousse ou de son de riz ou de farine de sésame ou d'herbe ou de bouse de vache. Il vit de racines et de fruits de forêt ; il se nourrit de fruits tombés. Il s'habille de chanvre, de tissu de chanvre mélangé, de linceuls, de guenilles, d'écorces d'arbre, de peau d'antilope, de bandes de peau d'antilope, de tissu d'herbe kusa, de tissu d'écorce, de tissu de copeaux de bois, de laine de cheveux, de laine animal, d'ailes de hiboux. Il est quelqu'un qui s'arrache les cheveux et la barbe, poursuivant la pratique de s'arracher les cheveux et la barbe. Il est quelqu'un qui se tient continuellement debout, rejetant les sièges. Il est quelqu'un qui est accroupi continuellement, dévoué à maintenir la position accroupie. Il est quelqu'un qui utilise un matelas de clous; il fait de son lit un matelas de clous. Il continue à poursuivre la pratique de se baigner dans l'eau trois fois par jour y compris le soir. D'une telle variété de façons il continue à poursuivre la pratique de tourmenter et de mortifier le corps. Ceci est la sorte de personne qui se tourmente et suit la pratique de se torturer.


37. « Quelle sorte de personne, maîtres de maison, tourmente les autres et suit la pratique de torturer les autres ? Ici une certaine personne qui est abatteur de moutons, abatteur de cochons, chasseur, trappeur de bêtes sauvages, pêcheur, voleur, bourreau, gardien de prison, ou quelqu'un qui suit toute autre occupation sanguinaire. Ceci est la sorte de personne qui tourmente les autres et suit la pratique de torturer les autres.


38. « Quelle sorte de personne, maîtres de maison, se tourmente et suit la pratique de se torturer, et tourmente aussi les autres et suit la pratique de torturer les autres ? Ici une personne étant un noble roi ou un riche brahmane. Ayant eu un nouveau temple sacrificiel construit à l'est de la ville, et ayant rasé ses cheveux et sa barbe, s'habillant de peaux rugueuses, et graissant son corps avec du ghee et de l'huile, se grattant le dos avec une corne de cerf, il entre dans le temple sacrificiel avec sa reine et son grand prêtre brahmane. Là il s'allonge sur le sol nu parsemé de paille. Le roi vit de lait de la première mamelle d'une vache ayant un veau de même couleur, tandis que la reine vit du lait de la seconde mamelle et que le grand prêtre brahmane vit du lait de la troisième mamelle ; ils jettent dans le feu le lait de la quatrième mamelle, et le veau vit de ce qu'il reste. Ils disent ceci : 'Que tant de taureaux soient abattus en sacrifice, que tant de bœufs soient abattus en sacrifice, que tant de génisses soient abattues en sacrifice, que tant de chèvres soient abattues en sacrifice, que tant de moutons soient abattus en sacrifice, que tant d'arbres soient abattus pour les poteaux sacrificiels, que tant d'herbe soit coupée pour l'herbe sacrificielle.' Et alors ses esclaves, messagers, et serviteurs font les préparations, pleurant avec le visage plein de larmes, poussés par la menace de châtiments et par la peur. Ceci est la sorte de personne qui se tourmente et suit la pratique de torturer les autres, et qui tourmente les autres et suit la pratique de torturer les autres.


39. « Quelle sorte de personne, maîtres de maison, ne se tourmente pas et ne suit pas la pratique de se torturer, et ne tourmente pas les autres et ne suit pas la pratique de torturer les autres – celui qui, puisqu'il ne tourmente ni lui-même ni les autres, est ici et maintenant sans faim, éteint, et refroidi, et demeure dans l'expérience de la félicité, étant lui-même devenu un saint ?


40. « Ici, maîtres de maison, un Tathāgata apparaît dans le monde, accompli, pleinement éveillé, parfait en vraie connaissance et en conduite, sublime, connaisseur des mondes, incomparable meneur des personnes à dompter, enseignant des dieux et des humains, éveillé, béni. Il décrit ce monde avec ses dieux, ses Māras, et ses Brahmās, cette génération avec ses reclus et brahmanes, ses princes et ses gens, qu'il a lui-même réalisé avec une connaissance directe. Il enseigne le Dhamma qui est bon au début, bon au milieu, et bon à la fin, de signification et formulation justes, et il révèle une sainte vie qui est complètement parfaite et pure.


41. « Un maître de maison ou un fils de maître de maison ou quelqu'un né dans quelque autre famille entend ce Dhamma. En entendant le Dhamma il obtient la foi dans le Tathāgata. Possédant cette foi, il considère ainsi : 'La vie de maître de maison est chargée et poussiéreuse ; la vie passée au-delà est à l'air libre. Il n'est pas facile, lorsque l'on vit dans une maison, de suivre la sainte vie absolument parfaite et pure comme un coquille polie. Supposons que je rase mes cheveux et ma barbe, mette la robe jaune, et aille de la vie de foyer vers la vie sans foyer.' Par la suite, abandonnant une petite ou grande fortune, abandonnant un petit ou grand cercle de relatifs, il rase ses cheveux et sa barbe, met la robe jaune, et va de la vie de foyer vers la vie sans foyer.


42. « Étant ainsi parti et possédant l'entraînement et la façon de vivre du bhikkhu, arrêtant de tuer des êtres vivants, il s'abstient de tuer des êtres vivants; avec les bâtons et les armes laissées de côté, avec douceur et gentillesse, il reste compatissant envers tous les êtres vivants. Arrêtant de prendre ce qui n'est pas donné, il s'abstient de prendre ce qui n'est pas donné; prenant seulement ce qui est donné, aspirant seulement à ce qui est donné, en ne volant pas il demeure dans la pureté. Abandonnant le non-célibat, il observe le célibat, vivant à l'écart, s'abstenant de la pratique vulgaire de la relation sexuelle.
« Abandonnant la parole fausse, il s'abstient de la parole fausse ; il dit la vérité, adhère à la vérité, est digne de confiance et fiable, n'est pas un trompeur du monde. Abandonnant la parole malveillante, il s'abstient de parole malveillante ; il ne répète pas autre part ce qu'il a entendu ici afin de diviser ces personnes-ci de celles-là, et il ne répète pas non plus à ces personnes-là ce qu'il a entendu autre part afin de diviser ces personnes-là de celles-ci ; ainsi il est quelqu'un qui réunit ceux qui sont divisés, un créateur d'amitié, qui se réjouit des ententes, un prononceur de mots qui créent l'entente. Abandonnant la parole dure, il s'abstient de parole dure ; il prononce des mots doux, plaisants à l'oreille, aimables, qui vont au cœur, sont polis, désirés par beaucoup et agréables à beaucoup. Abandonnant le bavardage, il s'abstient du bavardage ; il parle au bon moment, dit ce qui est un fait, parle de ce qui est bon, parle du Dhamma et de la Discipline ; au bon moment il dit des mots qui sont dignes d'être souvenus, raisonnables, modérés, et bénéfiques.
« Il s'abstient de faire du mal aux graines et aux plantes. Il mange seulement un repas par jour, s'abstenant de manger la nuit et en dehors du temps approprié. Il s'abstient de danser, de chanter, de musique, et de représentations théâtrales. Il s'abstient de porter des guirlandes, de se parer de parfum, et de s'embellir avec des onguents. Il s'abstient de lits hauts et larges. Il s'abstient d'accepter de l'or et de l'argent. Il s'abstient d'accepter des grains crus. Il s'abstient d'accepter de la viande crue. Il s'abstient d'accepter des femmes et des jeunes filles. Il s'abstient d'accepter des esclaves hommes et femmes. Il s'abstient d'accepter des chèvres et des moutons. Il s'abstient d'accepter des volailles et des cochons. Il s'abstient d'accepter des éléphants, des bovins, des chevaux, et des juments. Il s'abstient d'accepter des champs et des terres. Il s'abstient de faire des commissions et de porter des messages. Il s'abstient d'acheter et de vendre. Il s'abstient des faux poids, des faux métaux, et des mesures fausses. Il s'abstient d'accepter des pots-de-vin, de la duperie, de l'escroquerie, et de la tromperie. Il s'abstient de blesser, de tuer, de lier, de brigander, de piller, et de l'usage de violence.


43. « Il est satisfait des robes pour protéger son corps et de la nourriture d'aumône pour entretenir son estomac, et partout où il va, il part en prenant seulement cela avec lui. Juste comme un oiseau qui partout où il va, vole avec ses ailes comme seule charge, de même le bhikkhu est satisfait des robes pour protéger son corps et de la nourriture d'aumône pour entretenir son estomac, et partout où il va, il part en prenant seulement cela avec lui. Possédant cet agrégat de la noble vertu, il expérimente en lui un bonheur qui est irréprochable.


44. « En voyant une forme avec l’œil, il ne s'accroche pas à ses signes et caractéristiques. Puisque, s'il laisse la faculté de l’œil sans surveillance, les états mauvais et malsains de convoitise et de peine peuvent l'envahir, il pratique le chemin de sa restreinte, il surveille la faculté de l’œil, il entreprend la restreinte de la faculté de l’œil. En entendant un son avec l'oreille, il ne s'accroche pas à ses signes et caractéristiques. Puisque, s'il laisse la faculté de l'oreille sans surveillance, les états mauvais et malsains de convoitise et de peine peuvent l'envahir, il pratique le chemin de sa restreinte, il surveille la faculté de l'oreille, il entreprend la restreinte de la faculté de l'oreille. En sentant une odeur avec le nez, il ne s'accroche pas à ses signes et caractéristiques. Puisque, s'il laisse la faculté du nez sans surveillance, les états mauvais et malsains de convoitise et de peine peuvent l'envahir, il pratique le chemin de sa restreinte, il surveille la faculté du nez, il entreprend la restreinte de la faculté du nez. En goûtant une saveur avec la langue, il ne s'accroche pas à ses signes et caractéristiques. Puisque, s'il laisse la faculté de la langue sans surveillance, les états mauvais et malsains de convoitise et de peine peuvent l'envahir, il pratique le chemin de sa restreinte, il surveille la faculté de la langue, il entreprend la restreinte de la faculté de la langue. En touchant un tangible avec le corps, il ne s'accroche pas à ses signes et caractéristiques. Puisque, s'il laisse la faculté du corps sans surveillance, les états mauvais et malsains de convoitise et de peine peuvent l'envahir, il pratique le chemin de sa restreinte, il surveille la faculté du corps, il entreprend la restreinte de la faculté du corps. En connaissant un objet de l'esprit avec l'esprit, il ne s'accroche pas à ses signes et caractéristiques. Puisque, s'il laisse la faculté de l'esprit sans surveillance, les états mauvais et malsains de convoitise et de peine peuvent l'envahir, il pratique le chemin de sa restreinte, il surveille la faculté de l'esprit, il entreprend la restreinte de la faculté de l'esprit. Possédant cette noble restreinte dans les facultés, il expérimente en lui un bonheur qui est sans taches.


45. « Il devient quelqu'un qui agit en pleine conscience lorsqu'il va et vient ; qui agit en pleine conscience lorsqu'il regarde devant ou derrière ; qui agit en pleine conscience lorsqu'il plie ou étend ses membres ; qui agit en pleine conscience lorsqu'il met sa robe et porte sa robe extérieure et son bol ; qui agit en pleine conscience lorsqu'il mange, boit, mâche la nourriture, et la savoure ; qui agit en pleine conscience lorsqu'il défèque et urine ; qui agit en pleine conscience lorsqu'il marche, se tient debout, est assis, s'endort, se réveille, parle ou reste silencieux.


46. « Possédant cet agrégat de la noble vertu, et cette noble restreinte des facultés, et possédant cette noble pleine conscience et pleine attention, il a recours à un refuge isolé : la forêt, le pied d'un arbre, une montagne, un ravin, une cave à flanc de coteau, un fourré de bosquet, un espace ouvert, un tas de paille.


47. « En revenant de sa tournée d'aumônes, après son repas il s'assoit, croisant ses jambes, tenant son corps droit, et établissant la pleine conscience devant lui. Abandonnant la convoitise pour le monde, il demeure avec un esprit libre de convoitise ; il purifie son esprit de la convoitise. Abandonnant l'aversion et la haine, il demeure avec un esprit libre d'aversion, compassionné pour le bien-être de tous les êtres vivants ; il purifie son esprit de l'aversion et de la haine. Abandonnant la paresse et la torpeur, il demeure libre de la paresse et de la torpeur, percevant de lumière, pleinement conscient et pleinement attentif ; il purifie son esprit de la paresse et de la torpeur. Abandonnant l'agitation et le remords, il demeure non-agité avec un esprit intérieurement paisible ; il purifie son esprit de l'agitation et du remords. Abandonnant le doute, il demeure ayant été au-delà du doute, non perplexe au sujet des états sains ; il purifie son esprit du doute.


48. « Ayant ainsi abandonné ces cinq entraves, imperfections de l'esprit qui affaiblissent la sagesse, tout à fait retiré des plaisirs sensuels, retiré des états malsains, il entre et reste dans le premier jhāna, qui est accompagné d'une pensée appliquée et soutenue, avec un ravissement et un plaisir nés de la solitude.


49. « De plus, avec la tranquillisation de la pensée appliquée et soutenue, un bhikkhu entre et reste dans le deuxième jhāna, qui a la confiance et l'unité de l'esprit sans la pensée appliquée et soutenue, avec un ravissement et un plaisir nés de la concentration.


50. « De plus, avec l'évanouissement du ravissement, un bhikkhu reste en équanimité, et attentionné et pleinement conscient, ressentant toujours des plaisirs avec le corps, il entre et reste dans le troisième jhāna, à propos duquel les nobles déclarent : 'Il a une demeure agréable, celui qui est en équanimité et en pleine conscience.'


51. « De plus, avec l'abandon du plaisir et de la douleur, et avec la disparition antérieure de la joie et de la peine, un bhikkhu entre et reste dans le quatrième jhāna, qui n'a ni douleur ni plaisir et a la pureté de la pleine conscience par l'équanimité.


52. «Lorsque son esprit concentré est ainsi purifié, clair, sans tache, débarrassé de ses imperfections, malléable, flexible, stable, et ayant atteint l'imperturbabilité, il le dirige vers la connaissance du souvenir des vies passées. Il se souvient de ses multiples vies passées, c'est à dire une naissance, deux naissances, trois naissances, quatre naissances, cinq naissances, dix naissances, vingt naissances, trente naissances, quarante naissances, cinquante naissances, cent naissances, mille naissances, cent mille naissances, de nombreux éons de contraction de l'univers, de nombreux éons d'expansion de l'univers, de nombreux éons de contraction et d'expansion de l'univers : 'Ici j'avais tel nom, j'étais de telle famille, avec telle apparence, telle était ma nourriture, telle était mon expérience du plaisir et de la douleur, telle était ma durée de vie ; et mourant ici, je suis réapparu là.' Ainsi se souvient-il de ses multiples vies passées avec leurs aspects et détails.


53. «Lorsque son esprit concentré est ainsi purifié, clair, sans tache, débarrassé de ses imperfections, malléable, flexible, stable, et ayant atteint l'imperturbabilité, il le dirige vers la connaissance de la mort et de la réapparition des êtres. Avec l’œil divin, qui est purifié et surpasse celui de l'humain, il voit les êtres mourant et réapparaissant, inférieurs et supérieurs, beaux et laids, heureux et malheureux. Il comprend que le passage des êtres dépend de leurs actions ainsi : 'Ces êtres qui ont adopté une mauvaise conduite du corps, de la parole et de l'esprit, outrageux envers les nobles, de vues fausses, donnant effet à leurs vues fausses dans leurs actes, à la dissolution du corps, après la mort, sont réapparus dans des états de privation, dans une mauvaise destination, en perdition, et même en enfer; mais ces êtres qui ont adopté une bonne conduite du corps, de la parole et de l'esprit, non outrageux envers les nobles, de vue juste, donnant effet à leur vue juste dans leurs actes, à la dissolution du corps, après la mort, sont réapparus dans une bonne destination, même dans le monde céleste.' Ainsi avec l’œil divin, qui est purifié et surpasse celui de l'humain, il voit les êtres mourant et réapparaissant, inférieurs et supérieurs, beaux et laids, heureux et malheureux, et il comprend comment le passage des êtres dépend de leurs actions.


54. «Lorsque son esprit concentré est ainsi purifié, clair, sans tache, débarrassé de ses imperfections, malléable, flexible, stable, et ayant atteint l'imperturbabilité, il le dirige vers la connaissance de la destruction des souillures. Il connaît directement comme il en est vraiment : 'Ceci est la souffrance' ; il connaît directement comme il en est vraiment : 'Ceci est l'origine de la souffrance' ; il connaît directement comme il en est vraiment : 'Ceci est la cessation de la souffrance' ; il connaît directement comme il en est vraiment : 'Ceci est le chemin menant à la cessation de la souffrance' ; il connaît directement comme il en est vraiment : 'Ceci sont les souillures' ; il connaît directement comme il en est vraiment : 'Ceci est l'origine des souillures' ; il connaît directement comme il en est vraiment : 'Ceci est la cessation des souillures' ; il connaît directement comme il en est vraiment : 'Ceci est le chemin menant à la cessation des souillures.'


55. « Lorsqu'il connaît et voit ceci, son esprit est libéré de la souillure du désir sensuel, de la souillure de l'être, de la souillure de l'ignorance. Lorsqu'il est libéré vient la connaissance : 'Il est libéré.' Il comprend : 'La naissance est détruite, la sainte vie a été vécue, ce qui devait être fait a été fait, il n'y a plus de venue dans aucun état d'être.'


56. « Ceci, maîtres de maison, est la sorte de personne qui ne se tourmente pas et ne suit pas la pratique de se torturer, et qui ne tourmente pas les autres et ne suit la pratique de torturer les autres – celui qui, puisqu'il ne tourmente ni lui-même ni les autres, est ici et maintenant sans faim, éteint, et refroidi, et demeure dans l'expérience de la félicité, étant lui-même devenu un saint. »


57. Quand ceci fut dit, les brahmanes maîtres de maison de Sālā dirent au Bienheureux : « Merveilleux, Maître Gotama! Merveilleux, Maître Gotama! Maître Gotama a rendu le Dhamma clair de nombreuses façons, comme s'il redressait ce qui a été renversé, révélait ce qui était caché, montrait le chemin à celui qui s'était perdu, ou tenait une lampe dans les ténèbres pour ceux qui ont la vue pour voir les formes. Nous prenons refuge dans Maître Gotama, et dans le Dhamma et dans la Sangha des bhikkhus. À partir d'aujourd'hui, puisse Maître Gotama nous accepter comme disciples laïques qui ont pris refuge en lui pour la vie. »


Vous êtes libres de copier, distribuer et transmettre ce texte sous les conditions suivantes : qu'il soit exclusivement utilisé à but non commercial, qu'il ne soit pas modifié sans permission, que les redistributions se fassent sous les mêmes conditions d'utilisations, et que soit inclus ceci :

Traduit par Pháp Thân, d'après 'The middle lenght discourses of the Buddha : a new translation of the Majjhima Nikāya / original translation by Bhikkhu Ñānamoli ; translation edited and revised by Bhikkhu Bodhi' avec l'aimable permission de Wisdom Publications et Bhikkhu Bodhi.