La pensée essentialiste et sa critique dans l'histoire du bouddhisme
Thupten Jinpa

Mind And Life XXVI – Esprit, cerveau et matière

Monastère Drepung, à Mundgod, en Inde

18 Janvier 2013 - Après-midi du deuxième jour


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Votre Sainteté, je vais faire cet après-midi une courte présentation pour montrer des similitudes entre la pensée bouddhiste et les deux merveilleuses présentations que nous avons entendues de notre collègue scientifique Arthur et philosophe des sciences Michel. Bien sûr, je ne peux pas rendre justice à plus de deux mille cinq cent ans d'histoire de très sérieuse pensée bouddhiste dans ce domaine, mais en même temps, j'ai pensé que je pouvais donner un petit aperçu des sortes de questions que le bouddhisme pense comme être, vous savez, une sorte de lutte. Ces sortes de pensées des penseurs bouddhistes ont eu lieu assez tôt, à un stade très précoce. Avant de commencer, une des choses que je voulais souligner est qu'en écoutant les présentations de Michel et Arthur sur la mécanique quantique la théorie de la relativité, nous voyons le défi qui est posé par ces nouvelles physiques, et ce défi est posé à nos conceptions mêmes de ce qui constitue la matière, de notre concept même de ce qu'est une matière, ou ce qui n'est pas la matière, ce qui est tellement dominé par notre langage de tous les jours d'objets, de choses, de propriétés et d'attributs, et les paradoxes que cela entraîne. Sa Sainteté a partagé avec nous, ‒ et c'est quelque chose qui a été pensé avec beaucoup de précision dans le monde bouddhiste ‒ qu'il y a quatre écoles principales qui sont apparues et qui ont été catégorisées, et à l'exception de l'école Madhyamaka, qui est l'école du Milieu, la plupart des autres écoles bouddhistes ont vraiment senti le besoin, afin d'avoir une vue du monde cohérente à la fois de la matière et de l'esprit, d'avoir une sorte d'approche réductionniste pour réduire du niveau macroscopique de l'expérience de tous les jours : on le diviser, regarde ses éléments constituants, et descend à un autre niveau, le divise, descend à un autre niveau, le divise, et donc l'ultime que l'on obtient est une sorte de point de départ. C'est un peu comme Descartes essayait de faire, c'était un fondationnaliste. Mais le Madhyamaka a indiqué que cette sorte de projet est en fait inutile. Donc vous pouvez voir que les tensions dont nous sommes témoins dans le monde de physique moderne sont des tensions qui ont été ressenties dans le monde bouddhiste assez tôt.


Première théorie bouddhiste de l'atome

La plupart de ces théories de matière et de conscience ont vraiment commencé à émerger dans les textes anciens de l'Abhidarma, et en ce qui concerne la date, il y a des différents parmi les érudits modernes, mais le plus ancien que nous connaissons est l'Abhidharma Vinaya, qui est attribué aux environs du premier siècle avant notre ère, et c'est le texte où nous commençons à vraiment voir explicitement les termes 'atome' et 'particule'. Donc comme je l'ai dit avant, c'est une approche réductionniste, c'est une recherche de constituants ultimes de la réalité, vous savez, du niveau grossier descendant vers de plus petits et plus petits et plus petits niveaux de réalité. Une taxonomie pluraliste d'entités réelles a ainsi été créée, et cela a conduit à une théorie atomiste de la matière, dont les éléments constituants sont des sortes de particules simples indivisibles sans parties, et ils ont établi une liste de huit éléments constituants : quatre grands éléments et quatre éléments dérivatifs. Ces éléments dérivatifs incluent quelques une des propriétés qui pourraient être considérées du point de vue de la pensée occidentale comme des propriétés secondaires de la liste de Galilée, comme le toucher, les odeurs, et ainsi de suite Et dans la liste des particules élémentaires, ils ont fait une distinction entre ce qui est vraiment un élément constituant ultime, que j'ai traduit en ne trouvant pas de meilleurs mots comme particule élémentaire, l'unité la plus petite, et l'atome qui est pensé comme un composé d'au moins huit de ces plus petites unités, et la molécule qui est composée de sept de ces atomes. Ce sont les sortes d'unités qu'ils ont développées. Et il y avait des théories très sophistiquées, très complexes, expliquant comment les agrégations prenaient place, comment elles devenaient de plus en plus grandes et grandes et grandes. C'est une explication très complexe. Mais le point principal est que ces particules élémentaires sont des indivisibles ultimes, et que c'est vraiment la fin, donc que vous ne pouvez pas aller plus loin. Et une autre question était de savoir comment ces atomes, qui sont constitués de huit de ces particules élémentaires, se reliaient les uns aux autres. On les pensait comme ne se touchant pas les uns les autres, mais comme étant tenus ensemble par l'air. Donc c'est, en termes très très rudimentaires, le résumé de la première théorie bouddhiste Abhidharma de l'atome.


La révision Sautrantika

Nous allons voir une approche plus sophistiquée de celle-ci, avec ce que nous pourrions appeler la révision Sautrantika. Sautrantika est une autre école qui maintient une approche réductionniste, mais qui rejette une pluralité d'entités, et ils ont défini la réalité en terme d'efficacité causale. Ils sont parvenus à une taxonomie plus simple, avec trois classes de phénomènes : la matière, le mental, et leurs attributs. Et ils ont développé une idée de degrés de réalités, et ainsi ils ont fait une distinction entre réalité substantielle et réalité en nom et concept seulement, donc une réalité qui est construite. Donc une réalité substantielle est constituée d'entités qui sont des identités, qui ne nécessite pas la conceptualisation de quelque chose d'autre. Et il y a la réalité de nom et concept seulement, comme la notion de 'personne' : la notion de personne fait partie de la deuxième catégorie, parce qu'afin d'avoir une notion de personne, on présuppose une notion d'esprit et de bases qui ne sont pas une personne. Alors, ils ont aussi maintenu les éléments ultimes irréductibles : les particules indivisibles sans parties, et le temps indivisible. Donc la matière était constituée ultimement de particules indivisibles, et en ce qui concerne la conscience et les processus mentaux, ils étaient divisés à partir du niveau grossier de l'expérience consciente en niveaux plus subtils où l'on divisait la durée du temps, pour finalement identifier un point de temps indivisible. Donc, vous pouvez voir la sophistication de la pensée derrière tout cela. Et pour l'école Sautrantika, les atomes ne se touchaient pas les uns les autres, mais en même temps ils disaient qu'il n'y avait pas d'espace entre eux. C'était ce qu'ils affirmaient. Maintenant, ici, vous pouvez voir que c'est une école bouddhiste essentialisme, et bien que leur approche soit réductionniste, il y a une chose que je dois clarifier ici : quand je parle ici d'école bouddhiste réductionniste, aucune des écoles bouddhistes ne peut être caractérisée comme le réductionniste dans la science occidentale, où même le mental est réduit au physique. Aucune école bouddhiste n'a jamais fait cela. En dehors de cela, des écoles bouddhistes avaient un processus réductionniste pour le monde mental, et un processus réductionniste pour le monde physique, mais le mental n'a jamais été réduit au physique, c'est un point important à souligner. Mais sinon, l'approche est réductionniste.


Critique des particules indivisibles

Et très vite, ces sortes de théories, ces façons de regarder la matière devinrent très très influentes et se sont très largement diffusées, mais les critiques de ces sortes d'approche émergèrent assez tôt. Nagarjuna était le fondateur de l'école Madhyamaka, l'école du milieu, au deuxième siècle de notre ère. Aryadeva était son étudiant direct, et était lui aussi un grand philosophe et penseur, en plus d'être un célèbre étudiant de Nagarjuna. Et je vais vous donner quelques exemples des critiques qui étaient adressées contre cette idée de théorie atomique. La plupart de ces penseurs ne s'embarrassaient pas vraiment des détails spécifiques de la théorie de l'agrégation de la matière, des atomes et ainsi de suite, mais ils critiquaient plutôt la conclusion finale, qui est de postuler des entités indivisibles ultimes réelles.


1- Argument de l'incohérence

Donc un de ces arguments est l'argument de l'incohérence : en résumé, il soutient que l'idée de particules indivisibles sans parties n'a aucun sens, est incohérente, parce qu'une particule est une partie de la matière, et la matière présuppose quelque sorte de location dans l'espace ‒ bien que ce matin Arthur a dit que vous pouvez avoir deux choses au même endroit. Et tout ce qui occupe l'espace entraîne, au moins au niveau conceptuel, différentes dimensions spatiales. Et tout ce qui a une dimension spatiale ne peut pas être un élément simple indivisible. Donc l'idée est qu'afin qu'un élément puisse être conçu comme matière, il doit y avoir une sorte de location, et s'il a une location, alors il a une dimension spatiale, et s'il a une dimension spatiale, alors il a différentes dimensions, alors l'idée qu'il y a un élément simple indivisible n'a simplement aucun sens.


2- Argument de l'agencement causal

Aryadeva a aussi exposé un autre argument, l'argument de l'agencement causal. De nouveau, il soutient que si cette idée d'élément simple indivisible dans une particule avait un sens, alors vous ne pourriez pas le prendre en compte pour l'agrégation, parce qu'il n'y aurait pas d'agencement causal qui pourrait y être attribué. Donc l'argument était ce qui suit : si ces prétendues particules élémentaires étaient des ultimes indivisibles sans dimension, il n'y aurait pas d'activité causale du tout, ce qui rendrait impossible l'agrégation de particules pour former des objets matériels. Donc un argument est pour le point de vue causal, l'autre est pour l'incohérence. Et il y a de nombreux autres arguments qui critiquent le point de vue fondamental de cette approche réductionniste.


Critique Madhyamaka de l'essentialisme

Maintenant, le Madhyamaka, auquel on se réfère si souvent, est une école importante, particulièrement pour la tradition tibétaine, où elle est l'école la plus influente. L'école Madhyamaka, comme je l'ai dit avant, ne prend pas vraiment en compte les détails spécifiques de la théorie atomique, mais plutôt examine les prémisses fondamentales sous-jacentes au projet tout entier. Et ils arguent que le projet des bouddhistes essentialistes et réductionnistes est de rechercher un élément simple, final, irréductible, une brique constituante ultime, et qu'une fois que vous l'avez trouvé, vous commencez à construire une structure, une image du monde. Donc c'était, en quelque sorte, un des principaux diagnostiques. Une autre chose qu'ils ont soulignée est que souvent cette sorte de projet va main dans la main avec le domaine épistémologique du projet fondationnaliste qui est de chercher à fonder la connaissance sur une sorte de perception indubitable de fait réel dans le monde. Donc on pourrait dire que c'est une sorte de projet cartésien, il y a des similarités avec ce projet. Donc il y a une sorte d'essai réductionniste, similaire à une approche épistémologique fondationnaliste : c'est un projet de rechercher une description ultime de la réalité, une sorte de description finale de la réalité. Et la critique du Madhyamaka sur ce projet tout entier est vraiment concentrée sur le questionnement de l'assomption-clé sous-jacente de tout ceci, qui est de croire à quelque sorte d'essence, ou d'existence intrinsèque. Il y a quelque sorte d'existence inhérente objective, et c'est en vertu de cette essence que les choses sont pensées comme non seulement possédant cette existence, mais aussi leur identité et leurs propriétés. Les « Stances fondamentales du chemin du milieu », le Madhyamakakarika, de Nagarjuna, est constitué de vingt-sept chapitres, et chaque chapitre analyse une catégorie, comme le temps, les personnes, l'agencement, l'action, et ainsi de suite, et critique les assomptions sous-jacentes à quelque sorte de propriété intrinsèque, de réalité intrinsèque. Maintenant, la question est : « Ok, alors le Madhyamaka a en bref souligné que ce projet n'est pas vraiment utile, il est critiqué, mais que propose-t-il à la place ? On ne peut pas simplement le critiquer et laisser cela comme ça. »


La théorie des deux vérités

Et leur proposition est proposée dans le cadre de la théorie des deux vérités. C'est dans le Madhyamaka que la théorie des deux vérités est vraiment utilisée. On pourrait presque dire que la théorie des deux vérités a été développée dans l'Inde classique pour vraiment refléter la différence entre la façon dont nous percevons les choses et la façon dont les choses existent vraiment : pour exister cette disparité, cette théorie émergea. Donc c'est dans la pensée Madhyamaka que la pleine force et le potentiel de la théorie des deux vérités ont été vraiment utilisés. Michel a donné l'exemple de Dôgen et s'est aussi référé au terme Tathatā, ainsité.


1. Vérité ultime

Donc, fondamentalement, ce que les Madhyamaka soutiennent est qu'il n'est vraiment pas possible de développer une description ultime, finale, compréhensive de la réalité, qui soit vraiment ultimement vraie, parce toutes les catégories et dichotomie s'effondrent vraiment quand vous en venez au niveau ultime. Même la causalité s'effondre au niveau ultime, et ainsi la vérité ultime est au-delà du niveau de l'élaboration conceptuelle. Donc bien que l'on puisse en parler, on ne peux jamais vraiment la décrire exactement comme elle est. C'est là où toutes les proliférations verbales prennent vraiment fin, et c'est le fameux silence des nobles. Ainsi il est référé comme vacuité et ainsité, et quelquefois comme la fin de la réalité, ou la limite de la réalité.


2. Vérité conventionnelle / relative

Donc de l'autre côté il y a la vérité conventionnelle, ou relative, et c'est ici que l'on peut utiliser toutes les conventions. Toutes les catégories de cause et effet, sujet et objet, identité et différence, deviennent significatives dans ce niveau conventionnel, relatif, de réalité. C'est à ce niveau conventionnel que notre système descriptif est une part constitutive de la réalité, et ainsi parler de la réalité indépendamment de nos descriptions est essentiellement dénué de sens, parce que, vous savez, comme Sa Sainteté l'a remarqué plus tôt, beaucoup de nos propriétés sont vraiment créées par l'esprit humain pour donner un sens à notre expérience du monde. Donc ce sont des attributs que nous expérimentons et que nous percevons, mais en fait ce sont des parts constitutives de la réalité du monde où nous vivons, créées par nous-même. Donc c'est une sorte de compréhension de la réalité, de notre relation au réel, bien plus sophistiquée. Donc, qui est réel et ce qui ne l'est pas est vraiment défini par leur efficacité transactionnelle et Sa Sainteté a déjà donné ses critères : ce devrait être quelque chose qui est fondé par une convention, une convention consensuelle, et cela ne devrait pas être contredit par une autre cognition valide. Et dans un certain sens, ce n'est pas vraiment dissimilaire de ce dont vous (Michel Bitbol) parliez, cette attitude instrumentale de la théorie quantique. Et dans ce système descriptif, dans le cadre de la vérité conventionnelle, il n'y a pas d'entité ultime réelle irréductible, simple, indépendante, parce que ces sortes de concepts émergent seulement comme un résultat d'une recherche de quelque chose de final, donc ces sortes de concepts n'ont aucune place dans ce cadre, et ainsi, tout est compris comme étant complètement contingent et complexe. Et c'est là où les textes de Nagarjuna, particulièrement les stances fondamentales du chemin du milieu, sont très puissante, car Nagarjuna, afin d'établir la vacuité, expliqua que tout concept est un concept composé, un concept contingent. Vous savez, normalement, nous avons tendance à penser que les effets dépendent de la cause, et non l'inverse, mais il démontre que le concept même de quelque chose comme cause présuppose déjà une compréhension de sa relation avec un effet. Donc si vous suivez son raisonnement, vous trouvez qu'il n'y a pas un seul concept qui puisse être un concept discret, simple : ils sont présupposés. C'est un peu similaire avec ce que Wittgenstein a dit a propos du contexte de tous les présupposés, du contexte du langage. Et à la fin de son texte, Nagarjuna a parlé de ce qui est là, et il a commencé à décrire ce qui est là dans le langage de l'origine en dépendance, pratitya-samutpada, l'apparition en dépendance ou l'origine en dépendance. Donc dans un sens vous ne pouvez pas vraiment dénouer la réalité, l'identité des choses indépendamment des autres choses avec lesquelles elles sont reliées. C'est donc assez similaire à la notion quantique d'enchevêtrement, vous savez, c'est une sorte de toile d'origine en dépendance. Donc ainsi, non seulement en respect de leur existence, mais aussi en regard de leur identité même, les choses sont contingentes et relationnelles, et comme dans le cas de la physique moderne, c'est un concept très difficile à manier. En fait, dans le commentaire de Chandrakirti d'un des chapitres du texte de Nagarjuna, il est même suggéré que nous puissions complètement refondre le langage des objets en termes de langage de relations, et il donne quelques exemples de termes relationnels que nous utilisons dans notre expérience ordinaire, comme long, et court, conducteur, et cuisinier : ce sont tous des termes qui sont très relatifs et indiquent immédiatement leur relativité. Par exemple, le terme 'président' est relatif à une fonction particulière, le terme 'cuisinier' est relatif à une profession particulière, le terme 'conducteur' est relatif à une action particulière, et de la même façon, Chandrakirti, avec son interprétation de Nagarjuna, semble suggérer qu'en fait nous puissions refondre le langage d'objets en langage de relations, et que ce sont les relations qui sont une façon plus utile de regarder le monde. Pour être honnête, je trouve moi-même que cette suggestion est très difficile à saisir, bien que je pense qu'il y a quelque chose là-dedans. Mais je ne peux pas en même temps imaginer qu'un tout nouveau langage soit développé où nous soyons débarrassés des objets du langage, mais où nous parlerions seulement en termes de relations.


Donc, en d'autres termes, ce que les philosophes Madhyamaka disent est que le réductionnisme comme méthode n'est pas vraiment un problème ici, tant que cela n'empêche pas la relationnalité des choses. Donc on peut encore validement faire cette sorte de réduction du macroscopique vers les plus petites unités et ainsi de suite, mais le réductionniste motivé par une quête essentialiste pour des entités objectives indépendantes n'est vraiment pas utile et finalement, tous ces efforts ne servent à rien. Et dans le cadre de la vérité conventionnelle, oui, nos descriptions peuvent être affinées, et on peut aussi parler de descriptions correctes et incorrectes, parce que la vérité conventionnelle est un cadre dans lequel les lois de la logique opèrent, ce n'est pas purement une vue suggestive où nous n'avons aucune sorte de critère objectif d'évaluation. Mais ces critères d'évaluation viennent vraiment du fait qu'ils sont contingents à notre cadre conventionnel qui présuppose une convention consensuelle, et qui inclut les lois de la logique et de la causalité.


Donc j'espère avoir rendu quelque justice à toute l'histoire de la pensée bouddhiste, et vous pouvez voir en résumé, à la fin de tout ceci, une tension : d'un côté si le réductionnisme en tant que méthode est valide, on s'attend à aller du niveau grossier de l'expérience de tous les jours à un niveau de plus en plus fin, où nous pourrions même trouver finalement quelque chose qui est ultime. Mais en même temps, si on finit par postuler des entités ultimes réelles indivisibles, alors cela ouvre tout un ensemble de questions concernant la compréhension de leurs propriétés et la nature relationnelle de toutes les choses qui sont faites des ces supposées particules indivisibles.


Traduit de l'anglais par Pháp Thân, avec l'aimable autorisation du Mind and Life Institute, tous droits réservés à Thupten Jinpa et Mind & Life Institute.